American Heroes Collection
In Harm's Way / Hell is for Heroes / The Bidges At Toko-Ri
Paramount Home Entertainment

Réalisateurs: Otto Preminger / Don Siegel / Mark Robson
Année: 1965 / 1962 / 1955
Classification: PG / PG / G
Durée: 167 / 89 / 103 minutes
Ratio: 2.35:1 / 1.85:1 / 1.37:1
Anamorphique: Oui / Oui / Non
Langue: Anglais (DD51, DD20) / Anglais (Mono), Français (Mono) / Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (1 DVD-9 + 2 DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
18 juin 2006

Les coffrets rassemblant des films de sujets communs sont intéressants, mais souvent il arrive des cas comme celui-ci: il contient un film que j'avais déjà dans ma collection, un que je voulais acheter et un dont je n'ai jamais entendu parler. Deux nouveautés sur trois pour moi, c'est tout de même un bon coup (de plus je vais être gentil et offrir le DVD en double à mon père - hihi). Sous le thème "héros américains", le coffret contient les films "The Bridges at Toko-Ri", "Hell is For Heroes" et "In Harm's Way", dans une belle pochette cartonnée dépliable.

"In Harm's Way" semble au départ un autre film sur l'attaque de Pearl Harbor, mais change rapidement de ton pour devenir un film romantico-militaire si l'on peut dire. Basé sur le roman de James Bassett, nous suivons dans le film une partie de la carrière de l'officier naval Rockwell Torrey (John Wayne) qui vient d'être réprimandé après l'attaque de Pearl Harbor pour avoir perdu son navire en exécutant une manœuvre non recommandée. On lui laisse cependant une seconde chance en lui assignant le grade de contre-amiral et lui confiant une mission contre les Japonais. La mission, quoique fictive dans le film, représente certainement la tâche que les amiraux avaient à conduire à cette époque. La mission n'est pas la seule chose qu'il a en tête. Il y a d'abord cette infirmière du nom de Maggie Haynes (Patricia Neal) avec laquelle il a une relation amoureuse et ensuite son fils qu'il n'a pas vu depuis 18 ans, Jere Torrey (Brandon de Wilde), lui aussi dans la marine, avec qui il aura d'abord bien des frictions, mais au fil du temps une relation plus proche de père-fils. J'ai été très surpris dans le film d'avoir aussi affaire à une histoire de viol à travers cela.

"In Harm's Way" ne déçoit pas du côté technique. Son image semble sans faille, et la cinématographie noir et blanc de Loyal Griggs mérite amplement sa nomination aux Oscars. Je dois avouer aussi avoir été surpris de voir les crédits du film à la toute fin, ce qui n'est pas habituel des films hollywoodiens de l'époque (et quels crédits bien présentés). Les maquettes de bateau utilisées dans les combats navals sont peu réalistes et facilement détectables, du fait premier que leur coque sort beaucoup trop de l'eau, mais leurs tirs de canons sont réels à s'y méprendre. La piste sonore offerte offre un bon transfert, mais je n'ai pas remarqué la musique de Jerry Goldsmith que juste à la fin (durant les crédits), tellement l'histoire m'avait captivé. Les dialogues sont bien balancés, toujours audibles, même lorsque créés dans des porte-voix. Comme suppléments, il y a d'abord une revuette originale d'époque sur la production du film, mais plusieurs scènes de celle-ci semblent avoir été actées pour l'occasion. Des bandes-annonces complètent la liste.

"Hell is For Heroes" est l'histoire d'un peloton de soldats américains durant la Seconde Guerre mondiale en 1944. Alors qu'ils sont prêts à retourner à la maison, aux États-Unis, on leur donne une toute dernière mission au front. Ils doivent protéger une section de la ligne de Siegfried, un barrage anti-tank, soi-disant impénétrable, qu'avec quelques hommes, trop peu pour la distance à protéger. Les personnages en cause sont principalement John Reese (Steve McQueen), un héros de la guerre qui a été dégradé pour mauvaise conduite qui est à un cheveu de tirer sur ses propres supérieurs ou toutes autres personnes qui le contrarient, le soldat J.J. Corby qui vend de tout, même des stylos (encre en sus!), le caporal Henshaw (James Coburn), mécanicien et penseur, le soldat James E. Driscoll (Bob Newhart), un dactylographe pour l'armée qui s'était perdu, le soldat Kolinsky (Mike Kellin), un polonais engagé et Homer (Nick Adams), un jeune polonais qui s'est enfui d'un camp de concentration allemand. Ils ne sont pas beaucoup, mais font assez de bruit pour convaincre les Allemands du contraire. Un soir, lors de l'absence prolongée de ses supérieurs, Reese organise l'attaque d'un emplacement de tir abrité allemand, mais le résultat ne sera pas celui escompté.

La scène de l'attaque de Reese est le moment le plus intéressant du film qui dans son ensemble est relativement ennuyeux. Les dialogues longs et incomplets meublent la première partie du film au travers de l'immense haine de Reese vis à vis n'importe qui et la déception des soldats de ne pas retourner à la maison. Le film montre des signes d'une très bas budget de réalisation, mais l'usage qu'en fait le réalisateur Don Siegel est sans contredit intéressant.. Le transfert vidéo noir et blanc est bien réussi pour ce DVD, spécialement que presque la totalité du film est dans la pénombre et tout est détaillé, sans blocage numérique. La piste sonore ne m'a guerre impressionné, tout comme les suppléments qui ne comptent qu'une bande-annonce.

Le dernier film du lot est "The Bridges at Toko-Ri", basé sur le roman de James Michener, raconte l'histoire du lieutenant Harry Brubaker (William Holden) de la réserve navale américaine, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. La guerre de Corée bat son plein et il est appelé ("volontairement") à piloter un avion. Sa femme Nancy (Grace Kelly) ne comprend pas pourquoi il risque sa vie alors qu'il a déjà donné de son courage à son pays durant la guerre précédente. Suite à un écrasement dans la mer du Japon, le contre-amiral George Tennant (Fredric March) décide de lui donner quelques jours de congé à Tokyo avec sa femme et ses enfants. Elle profite de l'occasion pour le convaincre de quitter, mais il se sent obligé de terminer une mission qu'on lui avait suggérée, sans se questionner, mais sachant bien les risques.

La première partie du film met en situation le risque de la guerre et la relation de Brubaker avec sa femme, mais c'est la seconde partie du film qui intéressera les amateurs de films de guerre. Ce qui est vraiment excitant, ce sont les scènes d'avion réalistes, figurant un entrelacement de vraies séquences d'aviation et de maquettes géantes très bien construites. La participation de la marine aide grandement au réalisme du film, ce qui inclut dix-neuf navires que nous pouvons voir sur le transfert le film. Malheureusement, la qualité audiovisuelle est ordinaire, et n'impressionnera personne. Parmi les trois films à l'affiche dans cette collection, c'est techniquement le moins intéressant. C'est un vieux transfert qui contient des "cigarette burns" et des couleurs mal balancées, surtout durant les transitions d'une scène à l'autre. Comme supplément, il n'y a que la bande-annonce du film.

Voilà donc trois films que nous pouvons apprécier de différentes façons, à un prix très intéressant (comparativement aux prix individuels - ces films sont disponibles tels quels séparément). In "Harm's Ways" est vraiment le meilleur du lot, malheureusement le seul offert sans piste francophone. La pochette qui contient les films est intéressante par son utilisation des couvertures pour offrir un synopsis et les attributs des films, mais pour ceux qui hésitent en magasin, ces informations ne se retrouvent nullement sur le fourreau qui recouvre le tout.


Cotes

Film8/5/5
Présentation6
Suppléments4/1/1
Vidéo8/7/5
Audio7/6/6