Beach Red
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Cornel Wilde
Année: 1967
Classification: 18A
Durée: 104 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
4 mai 2005

Cornel Wilde est avant tout un acteur, mais avec la mise en route de sa propre maison de production en 1955, il devenait à la fois, producteur, réalisateur et acteur dans ses propres films, habituellement en vedette avec sa propre femme, Jean Wallace. Ses films sont caractérisés par leur dureté, dont son plus populaire Naked Prey et aussi "Beach Red", basé sur un roman de Peter Bowman qui lance un regard sur le côté horrible de la vie militaire.

Durant la Seconde Guerre mondiale, peu de temps après Guadalcanal et Bougainville, les troupes américaines envahissent une île du Pacifique maintenue par les Japonais alors que ceux-ci préparent une contre-attaque. Le film démarre avec une invasion digne de celle du film Saving Private Ryan, mais toutefois moins marquante. Moins marquante, peut-être, mais dans un contexte d'époque où la plupart des films de guerre étaient romancés pour mieux faire avaler la pilule aux spectateurs, nous pouvons la qualifier de pure et dure. Cette séquence s'étant sur un peu plus de quarante minutes, soit pas loin de la moitié du film lui-même avant qu'un réel dialogue s'installe en peu de mots, des mots du fond du cœur de chaque personne tels qu'ils le diraient à un ami. Quelques fois, nous avons l'impression que c'est à nous qu'ils parlent de la laideur de cette guerre.

Wilde utilise une technique assez intéressante de flashbacks sur des photos en couleurs surréelles qui a pour but de briser les barrières entre les deux camps ennemis, montrant qu'ils ne sont que des hommes qui n'ont réellement envie que de retourner chez eux, peu importe ce qu'ils disent à voix haute. Au début, je trouvais cet effet bizarre et un peu fatigant, mais plus le film avance, plus nous comprenons sa raison d'être. De plus, Wilde ne s'attarde pas à expliquer les sentiments des soldats avec des pensées philosophiques telles que nous retrouvons dans certains films. Seulement un regard ou une expression de quelques secondes suffit à transpercer le spectateur de la réelle panique intérieure de ces hommes, éliminant tout d'un coup les stéréotypes habituels des films de guerre. Que ce soit par les yeux du sadique sergent Honeywell (Rip Torn), du calme avocat devenu capitaine (Cornel Wilde), d'un analphabète ou même du fils d'un ministre, la brutalité du combat est la même pour tous. Il n'y a que le caméraman de newsreels qui semble ne pas être affecté (un peu fou aussi)!

L'image du film est stable et contient très peu d'artéfacts et de saleté. Le seul élément qui m'a vraiment achalé du côté vidéo est le format non-anamorphique. Même les insertions de séquences d'archives mal colorées au travers du film ne m'ont pas autant dérangé. La piste sonore monophonique est quant à elle très impressionnante, nous mettant littéralement dans le feu de l'action. J'ai peine à imaginer ce que leur ingénieur sonore (James Chapman) aurait pu faire avec la technologie d'aujourd'hui! Comme supplément, il n'y a que la bande-annonce du film. Le menu du DVD est quant à lui bien représentatif du film dans son design.


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments1
Vidéo7
Audio8