A Bridge Too Far
Collector's Edition
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Richard Attenborough
Année: 1977
Classification: 14A
Durée: 176 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
7 janvier 2006

Vous le savez, j'adore les films de guerre, spécialement ceux de la Seconde Guerre mondiale. J'aime l'époque à la fois folle et sérieuse, la volonté de tous et chacun à faire sa part pour les Alliés contre les forces du mal... une qualité qui ne ferait sûrement pas surface parmi nous dans l'éventualité d'un autre conflit mondial, dans notre ère passablement nombriliste. Les meilleurs films ont été faits durant ou dans la décennie qui a suivi la fin du conflit., quelques exceptions récentes font partie de la liste. En 1977, le réalisateur Richard Attenborough nous a offert film dont le réalisme est à son plus haut point. Non pas un film sur une des missions à succès tel que l'on a l'habitude de voir, mais sur une des plus désastreuse qu'il est possible d'organiser. Plus l'histoire avançait, plus je me disais que ça n'avait tout simplement pas d'allure de faire des erreurs comme ça. C'est définitivement un film que vous quitte sur un choc assez amer. Cela en fait un film anti-guerre qui nous décrit la guerre elle-même dans sa plus grande défaite, ce que la plupart des films de guerre ne font pas.

Tout le film tourne autour des plans "Market" et "Garden" du maréchal Montgomery, peu de temps après le débarquement de Normandie. La première partie, "Market", consistait à envoyer trente mille soldats britanniques, américains et polonais en parachute derrière les lignes ennemies pour capturer et protéger huit ponts qui séparaient les rivières entre la Hollande et l'Allemagne, dans un corridor de 128 kilomètres (80 miles) de Eindhoven à Arnhem, plus au nord. "Garden" prévoyait à son tour envoyer plusieurs divisions d'infanterie rejoindre les parachutistes. Le plan est simple, mais l'organisation a été mal gérée. D'abord, on n'a pas tenu compte de l'intelligence hollandaise qui rapportait une position solide des Allemands (qu'une seule photo confirmait) et ensuite, certaines personnes au contrôle sur le terrain ne voulaient pas déloger du plan tel que prévu, malgré les embûches (qui ont fait passé la mission de trois jours à neuf jours). De leur côté, on considérait qu'aucune nouvelle des parachutistes ne signifiait aucun problème, alors que de l'autre côté, on leur avait fourni des radios qui ne fonctionnaient pas. Cela donna droit à des situations suffisantes à faire échouer la mission. Certaines de ces situations étaient comiques (moins pour ceux à qui cela arrivait) comme de parachuter des vivres aux mains des Allemands qui avaient pris du terrain sur le camp initial des combattants. La malchance planait tout simplement au-dessus d'eux. Vers le milieu de la fin du film, je me demandais continuellement "Mais pourquoi personne n'adresse les problèmes, spécialement ceux de communication?". Le film ne fait que nous dire ce qui est allé mal, mais jamais pourquoi... Question de ne pas trop créer de controverse en pointant du quelqu'un du doigt?

Le réalisme du film est sans pareil. Le saut en parachute était tout à fait excitant, de même que tous les combats. J'ai vu de vraies photos de la bataille d'Arnhem et je dois vous dire que les détails sont très respectés. Nous pourrions presque appeler cette production un documentaire si ce n'était du mélodrame mettant la faute de la défaite que sur le personnage du lieutenant-général Browning (joué par Dirk Bogarde - "il est parti avec trente milles hommes et est revenu qu'avec deux"). Les situations et les champs de bataille sont recréés tel que nous oublions l'immense liste d'acteurs de renom que pour se concentrer sur l'histoire elle-même, une adaptation du livre de Cornelius Ryan par William Goldman. Nous sommes très choyés dans ce film du côté des acteurs. Nous n'avons qu'à nommer Elliott Gould, Dirk Bogarde, James Caan, Michael Caine, Sean Connery, Edward Fox, Gene Hackman, Anthony Hopkins, Ryan O'Neal et Robert Redford pour vous montrer combien de budget a été investi par le producteur Joseph E. Levine pour en faire son dernier gros film de sa carrière (les recettes du film ont amplement remboursé les 26 millions de dollars US requis pour le tournage). Il ne faut pas oublier Laurence Olivier et Liv Ullmann qui jouent à merveille deux Hollandais dont la maison est utilisée comme base pour les soldats alliés sur le bord du pont d'Arnhem ainsi que Hardy Kruger et Maximilian Schell qui jouent aussi bien dans leur rôle d'Allemands.

Cette nouvelle édition Sony / MGM de "A Bridge Too Far" est de loin beaucoup mieux que l'édition précédente mise en marché en 1998 (qui ne contenait qu'une bande-annonce et une courte revuette). Cette édition de deux DVD (une édition qui est disponible en Europe depuis mai 2004) débute avec une piste de commentaires de William Goldman, le scénariste du film, Jon Burlingame, journaliste musical pour la publication Variety et plusieurs artisans-clés du tournage. Il y a quelques intervenants qui semblent avoir été enregistrés ensemble, mais la plupart sont séparés et n'offrent donc aucune interactivité. Généralement, ce n'est pas très excitant comme piste de commentaires, mais quelques anecdotes ici et là devraient plaire à tous. Il y a aussi une piste de commentaires textuels, compilée par Bruce Scivally, bien plus intéressante qui apparaissent comme des bulles avec plein d'informations qui vont ravir les fans de films de guerre comme moi, dont des informations sur la situation de ce temps-là.

Le second disque un documentaire de Kevin Burn du nom "A Bridge Too Far: Heroes from the Sky" qui parle de la production du film et nous compare souvent des images de newsreels de la vraie situation avec celles du film; très impressionnant. Plusieurs artisans du film et quelques vétérans viennent nous expliquer les images que l'on nous montre et les quelques déformations (très peu nombreuses) de l'histoire. Une revuette, "A Distant Battle: Memories of Operation Market Garden", vient compléter la section réelle de l'histoire avec des anecdotes des vétérans qui ont participé à l'opération, certains comiques, d'autres déchirantes. Le documentaire débute même avec un mot de Montgomery citant ce que l'opération Market Garden aurait eu besoin malgré ses erreurs. "Richard Attenborough: A Filmmaker Remembers" parle du tournage du film et surtout de Joseph E. Levine. Cet interview était beaucoup plus intéressant que je m'y attendais. Le second disque est conclu par une galerie de photos divisée en dix sections des cinéastes à la publicité. Il n'y a pas beaucoup de photos, mais il y a des textes explicatifs pour celles-ci qui les rendent très intéressantes. Il y a aussi quelques bandes-annonces.

Je n'ai pas la version précédente de ce film pour comparer la qualité audiovisuelle, mais datant de 1998, je suis prêt à parier qu'elle montre beaucoup d'artéfacts de compression. Cette édition n'est pas parfaite non plus, mais pas du côté de la compression numérique. L'image est un peu lissée par endroits et nous retrouvons des grafignes ici et là. De plus, le grain du film ressort constamment, surtout dans les séquences nocturnes. Plus que votre moniteur est grand, plus cela vous dérangera. Le film comporte une nouvelle piste sonore en Dolby Digital 5.1 (également offerte en français!) qui est claire et précise, sans toutefois me faire bouger sur mon siège à savoir d'où le son vient. Il y a que principalement la musique qui est émise des haut-parleurs arrière. Le menu du DVD principal contient quelques transitions animées, mais le second DVD est plutôt statique.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments7
Vidéo7
Audio6