Alfred Hitchcock: The Signature Collection
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Réalisateur: Alfred Hitchcock
Année: 1940-1959
Nombre de disques: 10 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
3 novembre 2004

Alfred Joseph Hitchcock est sans aucun doute mon réalisateur préféré. Il réussit à tout coup à me surprendre et à m'émerveiller par ses films. Sa spécialité est l'erreur sur la personne et ce n'est pas un hasard que la plupart de ses films traitent de ce sujet. Il est le maître du suspense, nous laissant littéralement pendus à ses moindres mouvements de caméra. Ses scènes de meurtre étaient filmées comme des scènes d'amour et vice-versa. Hitchcock vivait à une époque où la violence graphique n'était pas tolérée par les censeurs, mais la magie de ses films se trouve justement parmi le mystère des paroles sous-entendues et des scènes où nous voyons la réaction de ceux qui voient la scène de violence.

Il est connu pour faire des caméos dans ses films et c'est pour moi un jeu de le trouver, ce qui est difficile quelques fois! Surveillez-le au début des films, avant que le thème du film s'enclenche. De par son profil, nous le reconnaissons aussi bien que les acteurs qu'il dirige. Il est aussi connu par son choix d'héroïnes, la plupart du temps des blondes séduisantes qui semblent respectables, mais qui réagissent de façon beaucoup plus animale, voire criminelle, dans certaines situations.

Ce grand réalisateur a été nominé aux Oscars six fois comme meilleur de sa classe, le plus grand nombre à ce jour, sans toutefois remporter de prix. Avec près de 70 films à son actif, Hitchcock a travaillé pour plusieurs studios, dont Warner. Cette nouvelle collection DVD renferme les films qu'Hitchcock a tournés avec les studios Warner (Foreign Correspondant, Suspicion, Ms & Mrs Smith, Stage Fright, Stranger on a Train, I Confess, Dial M for Murder, The Wrong Man et North By Northwest), tel que Universal l'avait fait avec leurs collections il y a quelques années. Sous la bannière "The Signature Collection", je m'attendais à peu près au même traitement qu'avec le coffret de Carey Grant sorti au début de l'année pour ce qu'il s'agit du matériel supplémentaire. Je savais que Stranger on a Train et North By Northwest contenaient leur part de suppléments, mais je fus agréablement surpris que chacun des DVD de cette collection contenait au moins un nouveau documentaire, avec des interviews avec le réalisateur Peter Bogdanovich, la fille d'Hitchcock Patricia Hitchcock O'Connell, l'historien Robert Osborne, l'auteur du livre Hitchcock At Work Bill Krohn, les artisans encore vivants et quelques critiques et réalisateurs d'aujourd'hui. Voici donc la description de ces films et de leur contenu supplémentaire:


Foreign Correspondant
Année: 1940
Classification: PG
Durée: 120 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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Le film "Foreign Correspondant" nous amène à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les nouvelles venant d'Europe sont plutôt fades pour monsieur Powers (Harry Davenport), éditeur d'un grand journal new-yorkais qui sait qu'une guerre est imminente. Ses correspondants étrangers ne font que lui remettre des nouvelles inutiles. Il décide donc d'envoyer John Jones (Joel McCrea), un journaliste qui a le don de se mêler dans le trouble. Il croit que cet homme pourrait mettre la main sur des informations avec une perspective unique. Il l'assigne à trouver des informations à propos d'un traité secret entre deux pays européens et un certain diplomate du nom de Van Meer (Albert Bassermann). Tout ne va pas comme prévu, même que Van Meer se fait tuer devant ses propres yeux. Il pourchasse le tueur et tombe sur une bande d'espions qu'il espionne à son tour. Personne ne le croit lorsqu'il raconte son histoire, mais les espions sont à ses trousses pour le tuer. Seule Carol Fisher (Laraine Day) prend la chance de le croire (avec tout de même un doute), mais lors que Stephen Fisher (Herbert Marshall), le père de Carol, est suspecté d'être à la tête des espions, l'histoire prend une toute autre allure. Scott ffolliott (George Sanders) vient en aide de John, mais de quel côté se trouve-t-il au juste.

Ce film de 64 ans m'a impressionné par la grandeur de ses plateaux de tournage et ses effets visuels qui peuvent compétitionner facilement avec ceux d'aujourd'hui, dont l'amerrissage désastreux d'un avion et de belles maquettes d'un réalisme intéressant, plaisant à regarder. La caméra de Hitchcock capture parfaitement le caractère incertain de John lorsqu'il fait face à toute la situation, que ce soit dans un moulin à vent ou sur le toit de l'Hôtel Europa. Une inspiration pour le cinéma qui a suivi ce film. Il est un des plus grands chef-d'œuvres du réalisateur de cette époque, mais reste pourtant inconnu aux yeux du public moderne. Il a été tourné une semaine après la sortie de Rebecca en salle.

Le menu du DVD est en couleurs, contrairement au film. Il est simple et statique. La source de l'image du film n'est pas parfaite. Les noirs, surtout au moment des fondus, sont criblés de lignes allant dans multiples directions, de l'usure, mais pas de déchirure. L'audio sonne un tout petit peu cannette, mais l'âge du film en est pour cause. Avec plus de 60 ans d'usure et aucune restauration spéciale de faite, je trouve que nous avons ici un bien beau produit. Pour bien balancer l'ensemble, il y a une bande-annonce et un documentaire de Laurent Bouzereau qui est aussi approfondi que possible étant donné que la plupart des artisans du film sont décédés. On y parle des meilleures lignes de dialogues, des effets spéciaux et des liens étranges avec North By Northwest.

Cotes

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Suspicion
Année: 1941
Classification: PG
Durée: 99 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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L'histoire de "Suspicion" commence avec la rencontre de Lina McLaidlaw (Joan Fontaine - gagnante d'un Oscar pour ce rôle) avec le charmeur Johnnie Aysgarth (Cary Grant) et tombe amoureuse de lui sur un coup de tête et le marie assez rapidement. Ils font le tour de l'Europe durant la lune de miel et c'est la joie! Lors de leur retour à la maison, Lina découvre que Johnnie n'a pas un sou, qu'il est un maniaque du jeu, principalement les courses de chevaux, et qu'il est endetté jusqu'aux oreilles. Elle en apprend encore plus sur son cas de son partenaire Gordon Cochrane 'Beaky' Thwaite (Nigel Bruce - connu pour avoir souvent joué le rôle du 'docteur Watson'), dont sa facilité d'inventer une histoire qui couvre les faits. Chaque fois qu'un malheur arrive, il a toujours la raison pour retenir Lina près de lui, même lorsqu'elle décide de la quitter. Mais c'est lorsque Beaky meurt mystérieusement durant un voyage avec Johnnie que Lina suspecte ce dernier d'être un meurtrier. Maintenant qu'elle en sait trop, elle croit être la prochaine victime, surtout après qu'elle ait découvert qu'il est intéressé par son assurance-vie à elle.

Du début à la fin, nous ne savons presque rien sur Aysgarth et cela nous met en garde contre celui-ci autant que Lina. Même à la fin, nous ne savons absolument rien. Est-ce vrai, est-ce encore des mensonges. Mais pouvons-nous vraiment prendre Cary Grant pour un tueur!? Il est tellement charmant! Les agissements d'enfant irresponsable d'Aysgarth sont souvent pardonnés par Lina, mais c'est un peu cette irresponsabilité qui lui fait peur et qui nous met sur nos gardes tout le long du film, surtout lorsqu'il s'informe sur les poisons auprès d'une auteure de livres de meurtres et mystères.

L'image de ce long-métrage est exemplaire pour un film de cette époque. Aucun artéfact dérangeant n'est visible tout le long de la présentation, preuve d'une bonne conservation des éléments du film durant toutes ces années. La piste sonore est claire sans rien de plus. Tout comme les autres DVD de cette collection, nous avons une bande-annonce et un documentaire produit par Bouzereau qui nous explique le film de son début dans le roman Before the facts jusqu'à cette fin qui n'est pas assez claire à mon goût. J'ai bien aimé le passage qui nous montre la version colorée du film, qui ne ressort pas aussi bien que la version originale noir et blanc, mais qui à l'époque a attiré une audience qui n'appréciait guère les films en noir et blanc.

Cotes

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Ms & Mrs Smith
Année: 1941
Classification: PG
Durée: 95 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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"Mr. & Mrs. Smith" était un film vraiment pénible à voir, au début intéressant, mais plus le temps avançait, plus j'avais le goût de voir la fin pour tout simplement en finir. Il ne ressemble pas vraiment au travail habituel d'Hitchcock (où est le mystère?). Le suspense est au minimum et tourne souvent à la comédie légère, mais avec succès, car j'ai bien ri. C'est l'histoire d'Ann (Carole Lombard) et David (Robert Montgomery) qui ont des règles pour que leur mariage fonctionne mieux comme par exemple de ne pas sortir de la chambre à coucher tant que leurs petites disputes ne soient pas réglées et de dire la vérité sur toutes questions posées. Après trois jours dans la chambre à coucher pour régler leur dernière dispute, Ann demande à David si c'était à refaire s'il la marierait de nouveau. Il répond honnêtement que non! Mais voilà que cette question théorique survient dans la réalité alors que leur mariage est annulé par une formalité administrative. Alors que David voulait seulement passer une nuit avec sa "maîtresse" Ann (ils ne sont pas techniquement mariés je vous rappelle), elle n'accepte pas se faire traiter de la sorte. Pour le faire fâcher, elle part avec le meilleur ami de Davis, Jeff Custer (Gene Raymond) qui l'a toujours aimée en secret.

La qualité audiovisuelle de ce film ressemble à celle de Suspicion, claire sans artéfacts, très bien conservée. Le menu du DVD n'est pas très intéressant visuellement, malgré l'effort qui semble y avoir été mis. Le documentaire, qui suit la bande-annonce du film, nous parle d'abord des choix de Hitchcock qui ont fait de ce film le moins conventionnel de toutes ses productions, avant tout un hommage à Carol Lombard, mais sans dire le but ultime du réalisateur avec cette "comédie romantique".

Cotes

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Stage Fright
Année: 1950
Classification: 14A
Durée: 110 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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Que feriez-vous si un de vos proches, un ami, une personne qui a la clef de votre cœur était accusé de meurtre? Il vous dit que ce n'est pas lui et vous le croyez sur parole. C'est ce qui arrive à Eve Gill (Jane Wyman) lorsque son ami Jonathan Cooper (Richard Todd) est accusé du meurtre du mari de la grande actrice Charlotte Inwood (Marlene Dietrich). Pour protéger Jonathan, Eve fait affaire avec son père, le commodore Gill (Alastair Sim), qui le cache chez lui sans toutefois accepter son histoire telle quelle. Actrice de profession, Eve se transforme en détective, se mettant ami avec le détective Wilfred Smith pour en savoir plus et en prenant la place de Nellie Goode (Kay Walsh), la servante de Charlotte, pour être plus près de cette dernière. Nellie est celle qui dit à la police avoir vu Jonathan sur les lieux du crime, mais elle devine qu'Eve cache le tueur et lui fait du gros chantage, ce qui complexifie la vie déjà compliquée de notre petite Eve qui ne sait plus quoi faire pour sauver la peau de son aimé... qui commence à trouver notre monsieur Smith de son goût.

La fille d'Hitchcock, Patricia, apparaît dans ce film dans un rôle tellement secondaire, que je ne l'ai même pas aperçue à la première écoute. Marlene Dietrich a un rôle principal, mais pourtant avec peu de temps à l'écran. Son jeu ne m'a pas du tout plu. Alastair Sim, voleur de scène, a la meilleure présence dans tout le film, devenant facilement mon personnage préféré du film. Malgré les grandes tournures romancées de ces phrases, c'est lorsqu'il ne dit rien que ses regards questionneurs parlent pour ajouter à l'intrigue. Une intrigue dont je n'ai pas vu vraiment venir, mais qui pourtant est dite dès le début du film. Le film traîne en longueur et semble tourner en rond. Je commençais sérieusement à m'ennuyer au centre de l'histoire, mais bien sûr je suis resté jusqu'à la fin pour voir le dénouement.

Le transfert de l'image n'est pas sans faille. Il y a beaucoup de grafignes, spécialement à la fin du film où nous pouvons voir des barres verticales noires pour finir avec une belle grafigne (presqu'une déchirure) en plein centre de film pour plusieurs minutes. Aussi, une scène de la fin a été ralentie probablement parce qu'il n'y avait pas assez de bonnes images dans cette séquence (une même séquence qui bat des records quantité de grafignes). Le son suit l'état de la bande. Le menu du DVD contient des images colorées qui sont teintées de mauve, moyennement intéressant à l'œil. Une bande-annonce et un documentaire complètent la liste des suppléments de ce disque. Le court documentaire parle en particulier de Marlene Dietrich et du flashback mensonge du film qu'Hitchcock considérait sa seconde plus grande erreur dans sa carrière.

Cotes

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Stranger on a Train: Two-Disc Special Edition
Année: 1951
Classification: PG
Durée: 101 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

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"Stranger on a Train" est l'histoire d'un célèbre joueur de tennis du nom de Guy Haines (Farley Granger) qui rencontre un fan inquisiteur nommé Bruno Anthony (Robert Walker) à qui il répond parce qu'il ne semble pas vouloir lâcher prise. Il se dit probablement qu'il ne le verra plus lorsqu'il quittera le train. Mais ce Bruno en sait beaucoup sur la vie de notre joueur de tennis, dont sa romance avec la dame de haute société Anne Morton (Ruth Roman) et du fait que sa femme (Kasey Rogers), une courailleuse, veut un divorce. Bruno propose à Guy de la tuer, question d'économiser sur les frais reliés au divorce, et en échange Guy devra tuer le père de Bruno. Guy refuse, mais Bruno est ferme. Quelques jours plus tard, Guy découvre que Bruno a agi. Même si ça l'arrange dans ses plans, il ne tient pas du tout à faire sa part du marché qu'il n'a jamais voulu au départ. Devant la défaite, Bruno décide donc de revenir sur le lieu du crime et mettre à la disposition des policiers quelques indices pour identifier Guy comme le perpétreur du crime.

Le film est un petit bijou de chasse chat-souris qui nous tient sur nos gardes, souvent oublié par les fans dans leurs listes des meilleurs films d'Hitchcock. La simple conversation dans le train entre deux purs étrangers nous fait rapidement demander ce que nous ferions dans une même situation. Je dois vous dire que les bras m'en tomberaient. Après cette conversation, le film ne nous laisse pas beaucoup de temps pour respirer, et ne nous lâche qu'au tout dernier tour de manège (littéralement!). La fille d'Hitchcock, Patricia, apparaît dans ce film dans le rôle de Barbara, la sœur d'Anne, celle qui rendra fou le tueur par sa ressemblance avec la victime.

Cette édition de deux DVD contient d'abord la version finale telle que lancée à l'origine et aussi une édition "preview" retrouvée en 1991 et projetée au grand public en 1996 qui ne contient que quelques scènes allongées (dont la conversation dans le train) et quelques ajustements pour les censeurs. Cette seconde version se retrouva sur DVD en 1997, mais sept ans plus tard avec une nette amélioration du côté visuel. Quoique le film paraisse très bien, il montre un peu son âge avec quelques marques et points blancs. Côté sonore, on nous offre une bonne piste monophonique de laquelle je n'ai vraiment rien à dire de spécial mise à part sa clarté. Sur le premier disque de l'ensemble, Peter Bogdanovich nous offre une piste de commentaires avec des collègues et la famille d'Hitchcock avec un extrait d'une interview faite du réalisateur de son vivant. Ce qui est dit ici, est répété presque totalement dans les documentaires qui se retrouvent sur le second DVD. Une bande-annonce complète la liste de suppléments du premier disque. Le second comprend plusieurs documentaires à commencer par "Strangers on a Train: A Hitchcock Classic" avec les mêmes intervenants retrouvés sur les autres DVD qui discutent du livre de Patricia Highsmith et de l'adaptation à sa façon du sujet par Hitchcock. Trois petits documentaires suivent celui-là. Tout d'abord dans "Strangers on a Train: The Victim's P.O.V.", Laura Elliott (de son vrai nom Kasey Rogers) nous parle de sa carrière et de sa participation dans le film dans le rôle de Miriam. La fille et les petites-filles du réalisateur commentent dans la pièce "The Hitchcocks on Hitch" la vie du maître du suspense à la maison. Le dernier de ces courts documentaires, "Strangers on a Train: An Appreciation", met en vedette M. Night Shyamalan qui parle du film de long en large. Pour finir, il y a une séquence muette sur le plateau du film sous le nom "Alfred Hitchcock's Historical Meeting", mais sans le son, je ne peux vraiment savoir ce qu'il se passe puisque je ne reconnais pas les gens autour d'Hitchcock.

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I Confess
Année: 1953
Classification: PG
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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Ce film n'est pas le meilleur d'Hitchcock, mais il a la particularité d'avoir été tourné au Québec, et ce, bien avant que ce soit une mode hollywoodienne de venir tourner dans notre coin de pays. Le réalisateur a choisi l'endroit parce que c'était le seul endroit en Amérique du Nord où les prêtres portaient encore la soutane, un point important dans le film. Nous pouvons apercevoir au début et à la fin du film le Château Frontenac et facilement reconnaître des points de vue de la ville de Québec comme le traversier de Lévis et l'Assemblée Nationale.

L'histoire tourne autour de Michael Logan (Montgomery Clift), un prêtre catholique qui est faussement accusé du meurtre de l'avocat Vilette (Ovila Légaré), mais qui ne peut se défendre. Le vrai meurtrier de Vilette, Otto Keller (O.E. Hasse), est venu se confesser au père Logan qui ne peut rien dire, car il est lié par le secret de la confession. Toutes les preuves pointent vers le père Logan qui était vers lui, à commencer par deux petites filles qui ont vu un homme habillé en curé passer dans la rue et une histoire sans compromis entre Ruth Grandfort (Anne Baxter), la femme du ministre Pierre Grandfort, et lui qui avait été viré en scandale et en chantage par Villette. L'investigation de l'inspecteur Larrue (Karl Malden) n'est qu'une recherche de preuve pour caler encore plus notre curé. Aujourd'hui avec l'ADN et tout le tralala, son accusation aurait été nulle dès les premiers instants.

L'image me semblait un peu foncée dans quelques scènes extérieures, mais généralement bien belle partout ailleurs. Aucun artefact provenant du négatif n'est visible, mais un peu d'accentuation de contours est présente dans la compression, fait étrange, car les autres films de cette collection n'en présente pas autant. Est-ce un ancien transfert? Le menu de ce DVD a les allures d'affiches promotionnelles de l'époque. Comme suppléments, nous retrouvons tout d'abord la bande-annonce du film et un newsreel du gala de première canadienne du film, en plein tempête de neige! Anne Baxter, en petite robe sans épaule, devait avoir "frette"! Le documentaire parle amplement du personnage de Montgomery Clift et de son dilemme moral, presque comme si cela était un problème.

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Dial M for Murder
Année: 1954
Classification:
Durée: 105 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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C'était la première fois que je visionnais "Dial M for Murder" et je suis tout simplement resté avec accroché sur une sensation "wow" à la fin du film. Cette histoire de détective nous tient intéressés du début à la fin comme seul Hitchcock peut le faire. Adapté de la pièce du même nom de Frederick Knott, le film met en vedette Ray Milland qui joue le rôle de Tony Wendice, un mari qui veut se débarrasser de sa femme Margot (Grace Kelly) parce qu'elle est amoureuse d'un autre homme, Mark Halliday (Robert Cummings). Il a préparé son plan depuis un an, surveillant de près un homme (Anthony Dawson) qu'il a connu au collège dont le passé est très louche. Il lui fait assez de chantage pour qu'il accepte de tuer sa femme. Le soir du meurtre, Tony n'avait pas compté sur le fait que Margot se défende et tue l'homme en question. Les policiers trouvent des indices, que Tony a placés ici et là, qui rendent Margot coupable du meurtre et lui sentence la peine de mort. Mark, un auteur de romans policiers, essaie de trouver une solution avec Tony pour sortir Margot de sa peine, alors que l'inspecteur Hubbard (John Williams) a un tout autre suspect en tête, mais sans avoir assez de preuves.

Un film très très très intéressant qui a eu beaucoup de remake (dont A Perfect Murder avec Gwyneth Paltrow et Michael Douglas) qui n'ont jamais atteint la qualité du second film couleur d'Hitchcock. Robert Cummings nous fait presque croire à son histoire et ne fronce pas un sourcil lorsqu'on le met sur la liste des suspects. Il a réponse à tout. Grace Kelly, dans sa première apparition de trois dans un film d'Hitchcock, tente d'ajouter de la vie (et le mort!) dans l'histoire avec son sentiment d'innocence, d'incompréhension de la situation, mais sa froideur dans ce rôle bloque sa crédibilité à l'occasion. John Williams est le parfait inspecteur du Scotland Yard avec un flair pour les indices, un rôle très bien écrit et très bien interprété. Il est de loin le personnage le plus sympathique du film, même si son rôle est accusateur. Nous nous surprenons à prendre parti pour les mauvaises personnes alors qu'Hitchcock joue avec notre cerveau! Tous les dialogues sont intelligents et utiles dans le suspense, aucun remplissage. La majorité des scènes du film sont tournées dans un seul endroit, l'appartement des Wendice, ce qui rend le suspense plus intrigant. Nous savons où les choses se cachent, un peu comme dans le film Rope du réalisateur.

Le menu du DVD nous montre simplement une image semblable à celle de la couverture. La qualité de l'image, tournée en "WarnerColor", sort très bien à l'écran, avec le style de saturation chaude de l'époque. Les scènes extérieures sont un peu plus granuleuses et la plupart semblent être des séquences sur "bluescreen". Si nous regardons bien, certaines scènes montrent un petit halo autour de certains personnages ou objets. Cela s'explique par le fait que le film était originalement tourné en 3D (une mode à cette époque) et probablement que le travail pour nous fournir un film à plat a résulté en ce problème qui ne gêne en rien le visionnement du film. Je n'ai remarqué cela qu'à mon troisième visionnement! Les pistes sonores sont excellentes, malgré leur nature monophonique. Laurent Bouzereau nous offre un documentaire qui cite des tas de faits divers et de paroles d'Hitchcock. Le réalisateur M. Night Shyamalan vient ajouter aux commentaires des intervenants en parlant de l'étroitesse du plateau. Cela est suivi par une bande-annonce et un documentaire nommé "3D: A Brief History" dans lequel on nous explique la raison de l'arrivée de cette technologie dans les salles de cinéma et son utilisation non conventionnelle dans "Dial M for Murder".

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The Wrong Man
Année: 1956
Classification: 14A
Durée: 105 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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"The Wrong Man" se veut en quelque sorte un documentaire sur l'arrestation du mauvais suspect par la police des années 50. Sans les techniques d'enquête d'aujourd'hui, les policiers ne pouvaient se fier qu'à la parole des témoins, souvent assez pour pulvériser un homme innocent (Henry Fonda) dans une panique intérieure épouvantable. "Vous n'avez rien à craindre si vous êtes innocent" lui disait-on, pourtant en l'accusant de tous les crimes, prouvant qu'un innocent a tout à perdre en étant arrêté! Il était prêt à aider à l'enquête, à condition qu'on avertisse sa femme de son absence, ce qu'il aurait pu facilement faire en quelques secondes si on lui avait permis. Mais voilà que TOUS les témoins le pointent du doigt et les procédures judiciaires s'enclenchent, avec tous les problèmes associés à cela. Ce film résume les meilleurs films d'Hitchcock, où un homme innocent est pointé par tous, mais cette fois-ci, il ne se sauve pas et subit son sort, toujours en clamant son innocence.

Le second thème du film vient gâcher le suspense de cet homme. Sa femme est convaincue que c'est de sa faute ce qui arrive à son mari et en devient folle au point qu'on l'interne. Est-ce que cela était vraiment nécessaire, car ça n'ajoute pas vraiment grand chose au film. Disons que malgré l'intérêt que j'avais à l'histoire, ces moments avec sa femme me faisaient approcher le doigt vers le bouton d'avance rapide de ma télécommande.

Le menu du DVD est original, montrant ses options parmi des découpures de journaux. L'image de la présentation principale est très granuleuse, mais tout de même avec peu d'artefacts. La piste sonore est très bien transférée, jusqu'à chaque petit son bien clairement tout comme la musique de Bernard Herrmann. Le documentaire inclus sur ce disque ne manque pas de citer l'histoire d'Hitchcock qui a été envoyé en prison par son père à l'âge de cinq ans pour lui donner une leçon. On y montre aussi quelques scénarimages et le fait que ces dernières étaient tellement détaillées que le maître du suspense était tanné de l'histoire lors du tournage.

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North By Northwest
Année: 1959
Classification: PG
Durée: 136 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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Je suis en partant un grand fan de Cary Grant et de l'avoir dans un si bon film d'Hitchcock ne peut que faire de moi une personne bien gâtée. L'histoire de ce classique d'Hitchcock nous met en face d'une situation autant classique du maître de l'intrigue: l'erreur sur la personne. Roger Thornhill (Cary Grant), un exécutif dans le domaine de la publicité, se retrouve confondu pour George Kaplan, un espion qui n'existe pas! Une série de mauvaises situations fait en sorte qu'il est poursuivi par deux espions étrangers (Phillip Vandamm (James Mason) et son assistant Leonard (Martin Landau)). Il rencontre Eve Kendall (Eva Marie Saint) en essayant de fuir la police qui ne croyait pas plus à son histoire que les espions, mais la capture de la mystérieuse Eve par nos deux espions changera ses plans de fuite.

Cary Grant aide beaucoup au film à être plaisant avec son style mélodramatique qui nous fait croire aux situations comme étant plus grande que vraies. Les scènes classiques de l'attaque par un avion et la tentative de meurtre sur un des nez du monument du Mont Rushmore resteront gravées dans votre mémoire bien du temps après avoir visionné le film. Et comment ne pas apprécier les scènes à la caméra cachée dans l'édifice des Nations Unies! Hitchcock était autant ratoureux qu'un excellent conteur. Le compositeur Bernard Herrmann signe la délicieuse musique de ce film qui nous rapproche encore plus sur le bord de notre siège.

"North By Nortwest" est le seul film de ce coffret à avoir été restauré et Warner y a fait un sacré travail, même si nous ne prenons pas en compte que ce DVD a déjà quatre ans, et les années font toute une différence dans le monde du DVD (nous avons juste à voir le boîtier "snapper" utilisé - ils auraient pu le remplacer au moins avec un boîtier de plastique comme les autres titres du coffret). Il est intéressant de voir que malgré un effet de posterisation sur les murs et un peu d'accentuation des contours ce film est toujours dans les normes de qualité. La piste sonore sonne exceptionnellement bien pour un film de cet âge surtout lorsque nous pouvons entendre la musique de Bernard Herrmann en Dolby Digital 5.1.

Alors que tous les DVD de cette collection ont un menu statique, celui-ci est animé de photos tirées du film. Côté suppléments, nous retrouvons d'abord le documentaire "Destination Hitchcock: The Making of 'North by Northwest'" qui diffère grandement de ceux des autres DVD puisque qu'ils ont été tournés il y a quatre ans au moins. Nous y sommes gâtés par des entrevues avec Eva Marie Saint, le scénariste Ernest Lehman, l'acteur Martin Landau et Patricia Hitchcock. Ce DVD est le seul autre de ce coffret à porter une piste de commentaires. Il s'agit d'Ernest Lehman qui nous fournit des anecdotes, en étant tout d'abord peu à l'aise de le faire. Ensuite, nous avons une galerie de photos de production, les biographies des artisans, les bandes-annonces. Une piste sonore offrant rien d'autre que la musique de Herrmann complète la liste des suppléments à merveille.

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