28 Days Later
Widescreen Special Edition
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Danny Boyle
Année: 2002
Classification: 18A
Durée: 113 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Espagnol (DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 32
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
22 octobre 2003

Danny Boyle a toujours réalisé des films différents et surprenants. Avec "28 Days Later", Boyle signe un film tout simplement génial et pas très loin de notre réalité.

Des recherches sont réalisées sur des primates afin de trouver un remède efficace contre un virus qui donne à celui qui est atteint une envie incontrôlable de détruire tout être vivant sur Terre. Un groupe d'activistes pour les droits des animaux libèrent les cages des gorilles sous les yeux impuissants des scientifiques. En moins de temps qu'il n'en faut, l'épidémie se propage à travers l'Angleterre au grand complet en moins de 28 jours. Les victimes de ce virus ressemblent à des zombies, mais se déplacent rapidement et sont extrêmement dangereux parce qu'ils portent avec eux une rage destructrice. Jim se réveille d'un coma dans un hôpital de Londres 28 jours après le début de l'épidémie. Personne n'est là pour prendre sa tension ou même pour prendre soin de lui. Les rues de la ville sont désertes et portent un souvenir apocalyptique des évènements survenus plus tôt. Jim va demander de l'aide à l'église et c'est à ce moment qu'il fait la malheureuse rencontre des fidèles contaminés prêts à ne faire qu'une bouchée de lui. Heureusement, deux survivants qui se cachaient dans le coin peuvent le sauver et lui expliquent ce qui s'est produit durant son long coma. À partir de ce moment, Jim partira à la recherche des autres survivants à travers la ville de Londres.

L'idée de base du film "28 Days Later" fait énormément peur parce qu'elle est près de notre réalité. Avec les épidémies du SRAS, de la vache folle et du virus du Nil, le risque d'une fin apocalyptique due à un virus est un scénario des plus plausible. À titre de comparaison avec les films d'horreur des années 80 et 90 qui redonnaient la vie aux morts-vivants, la prémisse de l'histoire reposait en gros sur les armes chimiques et le nucléaire pour expliquer la sortie des morts de leurs tombes. Danny Boyle signe, avec "28 Days Later", l'œuvre la plus sombre de sa carrière, mais il pousse encore une fois son ingéniosité encore plus loin. Pour le film, Boyle a décidé de tourner en numérique pour réduire le budget, mais aussi pour donner un réalisme impressionnant. La scène du réveil de Jim dans un Londres désert deviendra certes une référence, d'autant plus qu'on avait véritablement retenu le trafic londonien durant 3 matinées pour tourner. Certaines scènes foutent vraiment la trouille parce que Boyle réussit à nous faire ressentir l'éternelle crainte des personnages grâce à certaines images qui ont été filmées d'un angle personnel au spectateur. La musique est brillamment utilisée et donne vraiment l'impression qu'elle s'est construite en même temps que l'ambiance du film. Les amateurs d'horreurs et de sensations fortes seront servis à souhait, car les scènes de "sang" et de "gore" peuvent admirablement rivaliser avec celles faites par le maître des effets spéciaux d'horreur Tom Savini (trilogie de Night Of The Living Dead). À chacun de ses films, Boyle réussit toujours à dénicher des nouveaux visages d'acteurs qui connaissent une brillante carrière par la suite. On n'a qu'à penser à Ewan McGregor dans Trainspotting et Virginie Ledoyen dans The Beach et dans "28 Days Later", c'est probablement la brillante performance de l'acteur irlandais Cillian Murphy (Jim) qui s'ajoutera à la lignée des acteurs dont la carrière fut lancée grâce au flair de Danny Boyle.

Avec des recettes approchant les 50 millions de dollars, "28 Days Later" a été une agréable surprise au box-office. La compagnie Fox SearchLight visait les 30 millions de dollars pour atteindre leur seuil de rentabilité, ce qui a largement été atteint. D'ailleurs, Boyle a grandement apprécié que la compagnie lui donne une grande liberté pour faire son film et probablement que cela s'est poursuivi lorsqu'il est venu le temps de travailler sur le DVD, car il est personnel, complet et extrêmement intéressant. Pour remercier les cinéphiles qui étaient venus en grand nombre voir le film dans les premières semaines, la Fox Searchlight avait décidé d'offrir le visionnement d'une fin alternative que l'on retrouve sur le DVD accompagnée d'une autre qui est complètement différente. Les scènes retranchées sont commentées et certaines d'entre elles, comme la scène du métro qui servait d'hôpital pour les blessés, auraient eu facilement leur place sans apporter une longueur susceptible d'ennuyer le spectateur. Le documentaire sur la production est d'un intérêt et d'une pertinence déconcertante. J'ai rarement vu un documentaire aussi captivant pour un film. Le documentaire commence avec un rassemblement d'opinions sur la possible propagation d'un virus semblable à celui du film à l'échelle planétaire. Les acteurs et artisans du film ainsi que des chercheurs émettent leurs points de vue sur le sujet et ensuite Boyle nous donne accès au plateau de tournage de son œuvre. J'ai trouvé aussi originale l'idée de Boyle de commenter les deux galeries de photos prises lors du tournage.

Le menu se mêle aussi très bien avec la thématique du film présentant une image prise d'une rue déserte de Londres mixée avec quelques bruits étranges. Pour ce qui est du côté technique, il y a eu un véritable travail de précision pour ce qui est des pistes sonores. En plus d'être d'une excellente qualité, les pistes mettent en valeur l'œuvre de Boyle par leur capacité à rendre audibles certains bruits ou grincements qui contribuent à l'ambiance du film. La technologie du numérique n'étant pas tout à fait à point pour les caméras, le DVD montre malheureusement plus facilement les lacunes (petits points blancs) qui passaient beaucoup mieux au grand écran, mais on ne peut pas blâmer les artisans de ce DVD pour les imprécisions de cette technologie.

"28 Days Later" est une œuvre que tout amateur de films d'horreur doit se procurer. Il se pourrait bien que ce film devienne une référence dans un futur rapproché et même un classique dans un avenir lointain.


Cotes

Film9
Menu8
Suppléments10
Vidéo7
Audio9