5 Souls
Anchor Bay Entertainment

Réalisateur: Brett Donowho
Année: 2011
Classification: 14A
Durée: 128 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 013132608853

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Patrick Robert
20 octobre 2013

Noah, un architecte véreux qui n'hésite pas à tourner les coins ronds afin d'augmenter la marge de profit de sa compagnie, se fait administrer une panoplie de vaccins au bureau du médecin, lorsque l'un des édifices qu'il a conçus s'effondre en plein centre-ville de Dallas, tuant plusieurs personnes. Il a tout juste le temps de voir la nouvelle à la télévision avant qu'une réaction allergique ne le plonge dans le coma. À son réveil, un homme menaçant l'attend à son chevet. Ce dernier se présente comme le collecteur des âmes, venu chercher la sienne. L'envoyé d'outre-tombe lui propose alors un pacte: s'il accepte de tuer cinq personnes en échange de son salut, il pourra quitter les limbes et reprendre son existence. Poussé par l'envie de vivre, Noah commence à exécuter des victimes innocentes qui se trouvent à l'hôpital, tandis qu'un ex-policier dont la jeune fille est décédée dans la catastrophe mène l'enquête en parallèle, cherchant à prouver la négligence criminelle des constructeurs du bâtiment.

Si vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblerait le film "Une pure formalité" réalisé par un cinéaste n'ayant pas le talent de Giuseppe Tornatore, la réponse est "5 Souls". Ce conte moral qui transforme un lieu familier en purgatoire n'offre rien de bien original, même s'il dénonce au passage la cupidité des corporations. La réalisation de Brett Donowho s'avère techniquement adéquate, quoique peu inspirée, et ce dernier a recours à des cadrages vus mille fois ailleurs. L'arrivée d'une voiture sera filmée au niveau du sol par exemple, montrant les pieds de la personne en descendant, une prise de vue archi-classique. Dans l'ensemble, la production prend des allures de téléfilm, et le montage compte surtout des plans de têtes parlantes.

"5 Souls" voudrait tremper dans le mysticisme, mais le résultat est une œuvre lente et prévisible, qui n'est ni un drame philosophique ni un film d'horreur, bien qu'il emprunte à ces deux styles. À l'image de la réalisation, la direction d'acteurs sent la besogne davantage que l'inspiration. À aucun moment, on ne s'identifie à ces personnages, qui relèvent tous du cliché. Steve Bacic ("A Hunting At Silver Falls") est sans doute le comédien démontrant le plus de naturel à l'écran, en dépit de son rôle stéréotypé d'ancien flic déchu qui poursuit l'enquête avec acharnement pour des raisons personnelles. Le collecteur des âmes, interprété par Steven Schub, tire assez bien son épingle du jeu. Pour le reste, le niveau de jeu des acteurs est passable, sans plus.

Si la qualité de l'image est acceptable pour un DVD, ne vous attendez pas à être ébloui par la direction photo ou par la cinématographie. C'est le genre de film qu'il ne vaut pas vraiment la peine de se procurer en haute définition, de toute façon. Plusieurs scènes tournées dans les corridors et chambres de l'hôpital affichent des couleurs ternes manquant de lustre, ce qui est dû à un travail d'éclairage inefficace sur le plateau plutôt qu'au transfert de la pellicule. On ne retrouve aucune forme de matériel supplémentaire sur le disque, à moins de considérer la bande-annonce officielle comme un extra. Il n'y a pas de sous-titres non plus, ce qui aurait été apprécié, étant donné les nombreuses répliques chuchotées ou mal articulées par les comédiens.

"5 Souls" est un film techniquement correct, mais tellement ordinaire qu'il frôle la banalité. Malgré son titre, le long-métrage de Brett Donowho manque un peu trop d'âme pour qu'on puisse en recommander le visionnement.


Cotes

Film4
Présentation6
Suppléments1
Vidéo6
Audio7