Alone in the Dark
Director's Cut
Alliance Atlantis

Réalisateur: Uwe Boll
Année: 2005
Classification: 18A
Durée: 100 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DTSES61, DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
4 juin 2008

Après une pléthore d'adaptations de jeux en film, Uwe Boll récidive d'un montage du réalisateur avec son film le plus raté à ce jour. Les raisons? Tara Reid, les producteurs, les effets spéciaux un peu foireux, Tara Reid, un script qui va dans tous les sens, Tara Reid et j'en passe. Ai-je mentionné Tara Reid? Cette version propose un film plus axé sur l'action, mais est-il meilleur? Il vous faudra vous rendre jusqu'à la fin de cette critique pour le découvrir...

Edward Carnby (Christian Slater) est un enquêteur privé spécialisé dans le paranormal. Ses dossiers le mènent souvent aux quatre coins du monde alors qu'il cherche l'occulte et la vérité sur ses propres origines. Son ex-petite amie (Tara Reid) et archéologue se retrouve impliquée dans l'affaire et le directeur (Stephen Dorff) d'une organisation surveillant Carnby de près est à deux doigts de mettre la main sur sa cible. Une suite de péripéties mènera le groupe aux portes de la noirceur, là où résident les réponses pour Carnby, et peut-être le glas pour l'humanité.

Ce montage passe à la moulinette la plupart des scènes de Tara Reid (ouf!) et offre davantage de moments de gore, d'action et quelques courtes scènes ajoutant peu sinon rien à l'histoire. Un prologue à la Star Wars en lettres blanches sur fond noir annonce ce que le spectateur s'apprête à voir (Uwe Boll le mentionne dans ses commentaires, d'ailleurs). La cinématographie à l'avenant combinée aux "money shots" terminent de reléguer ce film aux oubliettes. Christian Slater offre une performance énergique, mais perdue, Tara Reid offre... quelque chose. En réalité, le seul à bien tirer son épingle du jeu est Stephen Dorff. Augmenté de 4 minutes, il est plutôt difficile de discerner les scènes ajoutées du montage existant. La seule constance demeure un remontage aléatoire, mais un peu plus salvateur que la version d'origine. Tout n'est donc pas perdu. Le rythme du film est un peu plus axé vers l'action, plus sombre et plus lourd.

Les suppléments ne sont pas légion et reprennent certains présentés dans l'édition précédente. Tout d'abord une nouvelle piste de commentaires par Uwe Boll (il ne ferme pas son cellulaire... professionnel?), nettement plus heureux du montage actuel et offrant des sujets de discussion variés, allant de ceux qui continuent de le critiquer à son mauvais choix d'actrice pour Tara Reid (on est d'accord). Un autre supplément intitulé "Raging Boll: The Stuff Of Legends" parle des problèmes auxquels le réalisateur doit faire face avec l'internet (il est TRÈS détesté si vous voulez savoir). Ce dernier se justifie de façon honnête, mais on peut se demander pourquoi avoir offert une telle revuette sinon pour avertir le spectateur d'une chose: Boll est là pour rester, pour le meilleur, et pour le pire. Les autres suppléments sont directement repris de l'autre DVD: "Into the dark", "Shedding a light" et des storyboards. Peut-être aurait-il été mieux de garder cet espace pour autre chose: des scènes coupées, une revuette plus exhaustive, etc.

La compression est très bonne. Les scènes nouvellement insérées ne jurent pas du tout avec le reste du film. Les couleurs sont bien balancées, les ombres et lumières offrent un beau visuel même si les décors sont souvent (trop) invraisemblables. Le tout se regarde sans plisser les yeux, quoi. Côté sonore, la force est avec nous, jeunes padawans. Chaque murmure, explosion, coup de feu est capté avec férocité pour nous plonger au milieu de l'action, faute de pouvoir livrer un film cohérent. Réussite sur toute la ligne pour les effets sonores. La page principale du menu est animée et les transitions le sont aussi, accompagnées par quelques accords de "Nightwish". Le reste demeure muet et fixe, probablement pour sauver de l'espace pour l'interprétation lumineuse et hautement dramatique de Tara Reid.

Le film le plus raté de Uwe Boll devient, avec ce montage, un film plutôt correct. Il faut laisser votre logique au vestiaire et faire fi des conventions quand vient le temps de regarder un de ses films. Uwe Boll ne fait pas ce type de film parce qu'il y a une recherche profondément humaine à en tirer, mais un divertissement visuel et sonore. Étrangement, il est plus facile de critiquer un de ses films que le dernier Van Damme, qui doit être autant sinon plus raté, ou le plus récent Steven Seagal. Jugez-en par vous-mêmes en regardant cette seconde mouture de "Alone in the Dark" en attendant une seconde version de House of the Dead: The Funny Version... ce n'est pas une blague!


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments6
Vidéo8
Audio9