Bad Dreams
Anchor Bay Entertainment

Réalisateur: Andrew Fleming
Année: 1988
Classification: 18A
Durée: 84 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
9 mai 2006 2006

Les gourous de secte ont toujours fait peur chez un être mentalement équilibré, car ils peuvent facilement entraîner les plus faibles dans des projets auxquels ils pourraient y laisser leur vie. Anchor Bay ressort ce mois-ci un "Bad Dreams" qui a quelques similitudes avec la réalité...

Harris voulait emmener avec lui ses fidèles sur le chemin de l'amour."Engagez-vous qu'ils disaient!". Un soir, alors qu'il est en réunion avec tous ses disciples, une jeune adolescente, Cynthia décide de se joindre à la "grande famille" dans l'espoir de trouver des réponses à ses interrogations. Aspergée d'essence par Harris, la maison prit rapidement en feu et les flammes n'épargnèrent personne excepté Cynthia. La seule survivante de ce crime ne se réveillera qu'une dizaine d'années plus tard d'un long coma... À son réveil, elle est soupçonnée non seulement de meurtre, mais elle fait des cauchemars sur Harris qui tente de revenir dans le monde des vivants...

Avec une pochette aussi suggestive, on ne pouvait résister. "Bad Dreams" remplit certaines appréhensions tandis qu'il laisse le spectateur sur son appétit pour certaines autres. D'abord, le scénario, original, mais écrit d'une simplicité énergisante nous emmène rapidement au cœur d'une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'à la toute fin. Les effets spéciaux sont quand même bien étoffés surtout lorsqu'on présente Harris sous ses plus mauvais traits. Par contre, on peut souligner le manque d'effort de l'actrice principale (Jennifer Rubin) qui nous fait ressentir parfois trop la technique durant certaines scènes. "Bad Dreams" se débrouille tout de même très bien côté contenu, mais n'est pas montré à son plein potentiel, car le visuel est beaucoup moins raffiné, renferme quelques grains qui sautillent sur la pellicule et manque d'agressivité dans les couleurs. La piste sonore manque aussi de profondeur et contient beaucoup trop d'impuretés pour pouvoir se faire apprécier efficacement.

Côté bonis, on nous donne l'impression d'avoir droit à une section riche en suppléments, mais ce n'est malheureusement pas le cas. Sans être toutefois décevante, cette partie contient trois revuettes dont une sur la production, une sur les effets spéciaux et une qui focus sur le plateau de tournage. Ces ajouts sont pertinents, mais beaucoup trop courts (en moyenne 3-4 minutes pour chacun), ce qui nous donne l'impression qu'on n'apprend rien d'intéressant, d'autant plus qu'on revient sur la même scène pour deux des documentaires. La fin alternative, qui dure près de neuf minutes, est hallucinante et carrément impressionnante. Elle change carrément la façon de voir le film. Pour terminer, on y retrouve une piste de commentaires faite par le réalisateur, bavard et passionné qui nous fait comprendre mieux certaines idées de son film.

Sans être révolutionnaire, "Bad Dreams" est efficace et nous rappelle la force des gourous de secte qui peuvent toujours sévir en tout temps...


Cotes

Film7
Présentation9
Suppléments6
Vidéo5
Audio5