Bereavement [Blu-ray]
Anchor Bay Entertainment

Réalisateur: Stevan Mena
Année: 2010
Classification: 18A
Durée: 107 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (TrueHD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 013132349695

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Ducharme
6 septembre 2011

En 2005, le film d'horreur Malevolence avait connu un certain succès aux États-Unis, ainsi que dans différents festivals du cinéma fantastique, dû à la qualité de sa réalisation. Tout en reprenant les ingrédients qui avaient fait le succès des productions Friday The 13th et Saw, celui-ci se dénotait par sa violence graphique et aussi par son tueur traumatisé par son enfance. Suite au succès de son premier long métrage, le réalisateur Stevan Mena a voulu approfondir l'univers de son meurtrier Martin Bristoll, en mettant sur pied un second volet. Sous forme d'un retour en arrière, la production "Bereavement" ne fait que suivre la transformation en psychopathe.

Kidnappé à l'âge de six ans par un être malfaisant, le jeune Martin Bristoll se voit obliger par son agresseur, à commettre des gestes de torture envers des femmes sans défense. Tout en luttant, afin de ne pas faire de mal à personne, ce dernier verra dans les yeux de la famille Miller une chance inouïe d'échapper à son enfer. Toutefois, les choses ne seront pas aussi simples puisque le mal se révèle avoir le bras plus long qu'il pourrait l'imaginer.

Doté principalement d'une violence autant graphique que thématique, le long métrage "Bereavement" apparaît comme un film d'horreur très difficile à visionner. Malgré des similitudes apparentes à des productions d'épouvante à succès, cette nouvelle réalisation de Stevan Mena se dénote par son incroyable cruauté qui crée un certain malaise, même chez les plus grands mordus de ce genre. Mettant cette fois-ci des personnages risibles de côté, mais montrent plutôt des héros plus attachants, les spectateurs se voient témoin de la souffrance de protagonistes qu'ils apprennent à aimer dès les premiers instants. Par l'entremise de comédiens talentueux qui réussissent à nous convaincre de l'existence véritable de la famille Miller, ces derniers apportent énormément de véracité aux faits présentés à l'écran. Dans le rôle du père de famille, le comédien Michael Biehn nous offre une performance époustouflante et attendrissante d'un homme qui ne désire que protéger les gens qu'il aime. Malgré son personnage quelque peu effacé, il pousse ses collègues à atteindre un niveau plus élevé que celui dont on retrouve habituellement dans la majorité des films d'horreur. Pourtant, le tout se démontre quelque peu gâché par les scènes mettant en vedette le tueur en série et son jeune apprenti. Étant des personnages très peu développés, ceux-ci se lancent dans des scènes dégoûtantes sans que les spectateurs puissent vraiment comprendre leurs motivations. Du côté de la réalisation, le film "Bereavement" nous étonne par la qualité de la mise en scène. Par son désir de mettre à l'avant l'aspect véridique, autant au niveau des scènes d'horreur que familiales, le réalisateur crée une œuvre qui sait particulièrement bien jouer avec nos émotions.

Au niveau technique, le film "Bereavement" nous propose une excellente qualité visuelle. Composé à première vue d'une très bonne reproduction des détails ainsi que des couleurs, le tout semble dépourvu de défauts. Du côté son, la bande sonore Dolby TrueHD 5.1 se révèle solide et dynamique. Grâce à une reproduction naturelle des dialogues et des sons ambiants, l'ensemble s'avère non seulement bien appuyer l'action présentée à l'écran, mais également rehausser notre sentiment de véracité.

La section des suppléments nous offre une excellente piste de commentaires mettant en vedette le réalisateur Stevan Mena. Ce dernier nous propose une analyse intéressante de son œuvre, par laquelle il nous permet de mieux comprendre les motivations de ses personnages. Malheureusement, notre intérêt perd énormément de vigueur par son documentaire, dans lequel nous visitons l'envers du décor. Par sa pauvreté au niveau informatif, cellenous déçoit par son aspect davantage promotionnel. Le tout se conclut par des scènes intéressantes coupées au montage ainsi que par une galerie de photos.

Sans être mauvaise en soi, la production "Bereavement" est un divertissement difficile à visionner dû à son traitement trop cru. Se démontrant davantage sadique qu'horrifiante, l'écoute de cette dernière pourrait dégoûter même certains amateurs de films d'horreur, tant que la fin est horrible et intense.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments6
Vidéo9
Audio9