Black Swarm
Anchor Bay Entertainment

Réalisateur: David Winning
Année: 2007
Classification: 14A
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 013132494999

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jérémy Hervieux
16 mai 2012

J'avais entendu beaucoup de bien au sujet de "Black Swarm". On m'avait dit que la performance de Natalie Portman y était tout simplement époustouflante. Attendez, vous avez dit "Black Swarm"? Un film d'abeilles tueuses tourné entièrement dans les environs de Montréal? Non, je ne connais pas, désolé. Mais vous venez vraiment de piquer mon attention, sans mauvais jeu de mots!

Comme tout bon film d'horreur à l'ancienne, "Black Swarm" débute dans un petit village sans histoire où tout le monde se connaît. Les habitants vivent dans la quiétude jusqu'au jour où débarquent une colonie d'abeilles anormalement grosses, dont le venin à la faculté de transformer la victime...en zombie.

La première chose que les gens remarqueront en écoutant "Black Swarm", ce sont les effets spéciaux de qualité très moyenne: on ressent le travail par ordinateur à plein nez. Cependant, il faut comprendre que le film a été tourné directement pour la télévision (c'est-à-dire avec un budget très modeste) et qu'il est sorti en 2007: en cinq ans, le monde des effets spéciaux a eu le temps de s'améliorer grandement, alors pour l'époque, ce n'est pas si mal. On retiendra plutôt la qualité des maquillages, qui sont assez crédibles pour être dégoûtants.

Parmi les autres points positifs, on retrouve le générique, qui combine infographie dynamique avec des images de véritables abeilles, qui s'agitent de façon terrifiante dans leur ruche. Étonnamment, pour un film de ce genre, le jeu d'acteur est également très respectable. Même si on retient la performance de l'acteur montréalais Sebastien Roberts, le film repose entièrement sur les épaules du vénérable Robert Englund, icône du cinéma d'horreur que l'on reconnaît pour avoir incarné le célèbre Freddy Krueger. Sarah Allen, que l'on pourrait voir comme la Emma Stone canadienne, est également très crédible dans le rôle de la policière, intégrant dans son jeu un mélange convaincant de brutalité et de vulnérabilité.

La pochette, très violente et graphique, risque de rebuter bien des gens, mais les amateurs d'horreur apprécieront l'audace. Le menu principal est statique, épuré, et n'offre que deux options: choisir sa scène ou commencer le film. La présence de sous-titres aurait été appréciée. Aucun supplément n'est disponible.

D'un point de vue technique, le film satisfait. L'éclairage en extérieur est parfois assez mauvais, et le petit budget se fait sentir, mais l'image reste toujours claire. On apprécie la variété des couleurs et des décors. Les effets sonores sont plutôt répétitifs (des bourdonnements d'abeilles à profusion) mais bien intégrés dans la trame sonore. La musique ne brille pas par son originalité (quelques accords au piano et au violon en boucle), mais ajoute un petit quelque chose de grandiose au tout.

Il est évident que "Black Swarm" ne passera pas à l'histoire, du simple fait qu'il s'agit d'un film qui parle d'insectes génétiquement modifiés. Cependant, malgré l'aspect cocasse du synopsis, on apprécie le sérieux du scénario, de la réalisation et de la performance des acteurs. Je peux affirmer avec confiance que "Black Swarm" est le Citizen Kane du film d'abeilles tueuses.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio7