Buried Alive
Dimension Extreme
Alliance / Weinstein Company

Réalisateur: Robert Kurtzman
Année: 2006
Classification: NR
Durée: 94 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
11 décembre 2008

Robert Kurtzman a écrit le scénario de From Dusk Till Dawn. Avant cela, il était maquilleur pour la KNB, responsable de certains des meilleurs effets sur pellicule. Aujourd'hui, ayant quitté ses potes, il s'est taillé une place de réalisateur (le premier Wishmaster (il y en a quatre), c'était lui). Il nous arrive avec ce "Buried Alive", qui ne rime à rien et peine à trouver un semblant d'équilibre tant les ressemblances avec tout ce qui a déjà été fait 1000 fois sont visibles.

Un groupe de jeunes en manque de sexe, de drogue et de sensations nulles décident de passer la fin de semaine dans une maison isolée (jusque-là, déjà vu). Un des personnages avoue avoir des visions, pour lesquelles il s'est fait recommander un médicament (foutaises, bien entendu): il voit une silhouette de vielle défraîchie (rien d'anormal, ils vont tous se faire zigouiller par elle). Une fois là-bas, c'est un déferlement d'hormones qui a lieu, un festival de chair quand les corps se rencontrent (tout va bien jusqu'ici?) et qu'intervient un vieil homme (Oh là... un nouveau personnage! Le budget grimpe de plus belle puisque c'est Tobin Bell de Saw). Il rapplique ses vannes à deux sous et averti les jeunes d'une ancienne malédiction (on fait dans l'inconnu). Sans l'écouter, ils font la fête, baisent tout ce qui porte une jupe et sont surpris quand, à vingt minutes de la fin (ils auraient dû voir venir), l'apparition procède au carnage régulier des survivants, afin de n'en laisser aucun (la pochette européenne dicte même qui va périr en dernier).

De toute évidence, ce qui intéresse Kurtzman est de partir une franchise. Et ce n'est pas avec ce "Buried Alive" qu'il le pourra puisque l'on perd rapidement l'intérêt. Le rythme trop lent du film, l'exposition inutile de personnages unidimensionnels (normal, c'est Dimension), les dialogues foireux, la musique (elle est sortie d'un porno ou quoi?), etc. tout est mis en œuvre pour que l'entreprise ne réussisse pas. Il y a cependant une bonne dose d'érotisme féminin, ce qui n'est pas négligeable, mais peu utile à ce qu'un film devienne regardable. Les acteurs offrent des moues sans les croire, la caméra filme mollement sans savoir où placer son objectif. C'est comme d'assister à une leçon de "ce qu'il ne faut pas faire" puisque, malgré l'absence de tout supplément, on peut voir aisément les scènes ratées, les scènes coupées, les longueurs, etc., c'est bien simple, le film est un supplément en lui-même. Côté maquillage, on ne fait pas dans le Shakespeare non plus, car les effets gore paraissent cheaps et très "13 ans et plus", ce qui est gênant pour un supposé non-classé. La "sorcière" (c'est quoi au juste?) ou la miss vengeance bien représentée sur la pochette n'apparaît que parcimonieusement, ses carnages réglés par un budget en apparence trop mince pour un étalement plus important. Seule scène à conserver: celle dans laquelle le nerd de service se fait tuer, littéralement tranché en deux dont la première moitié retombe d'une voiture... à pouffer de rire. Si le métrage avait conservé ce ton, la perte de temps n'aurait pas été aussi inconsidérée et même jugée drôle. Tout ressemble à ce que vous auriez déjà vu avant ou après, resservi bien froid même pas réchauffé dans votre assiette, et on voudrait nous faire croire que cette ignominie pelliculée se nomme film?

L'image est bien. Le transfert en tant que tel ne pose aucun problème, mais le traitement de l'image ne recèle tout simplement aucune tension ou talent quelconque, ce qui empêche beaucoup d'apprécier l'ensemble. Les couleurs sont corrigées à l'avenant, au service d'une palette bien trop large pour un film qui devrait n'en garder que quelques-unes afin de profiter de l'élément visuel minimaliste. Le son, quant à lui est très bien. Les petits craquements de plancher, ouvertures grinçantes de portes chères au genre sont présents, mais entourent maladroitement le spectateur tant on a l'impression que les effets sonores ont été trouvés au passage dans une bibliothèque sonore. Les menus sont fixes et sans musique, excepté pour la page principale reprenant quelques longueurs de la musique. Le menu est à l'image de la pochette: mal foutu et peu engageant.

Lors d'une soirée d'Halloween, un petit conseil: si l'on vous donne à choisir entre ceci ou reluquer les déguisements aussi peu originaux soient-ils, sachez tirer le mieux d'une interaction un tant soit peu sociale. Le film peut pourrir et vos amis méritent mieux que ça.


Cotes

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