Love Camp 7 [Blu-ray]
Blue Underground

Réalisateur: Lee Frost (R.L. Frost)
Année: 1969
Classification: NR
Durée: 96 minutes
Ratio: 1.66:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHD10)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Portugais, Français, Allemand, Italien, Danois, Finois, Hollandais, Suédois, Russe, Coréen, Chinois, Japonais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-9)
Code barres (CUP): 827058801294

Ce disque Blu-ray est disponible chez:

Selon Sébastien Cassou
5 février 2017

Après la sortie du premier film d'exploitation des "prisons de femmes" ou "Women in Prison", le mois dernier, le célèbre 99 Women de Jess Franco, Blue Underground récidive ce mois-ci avec le premier film d'exploitation mêlant nazisme et femmes nues. "Love Camp 7", de l'américain Lee Frost est ainsi le premier d'une longue (et triste pour certains) liste de séries B (ou même Z) se déroulant dans un camp de prisonnier(e)s où des femmes sont brutalisées et exhibées par de vils nazis sans scrupules.

Encore interdit dans certains pays (dont l'Angleterre) jusqu'à ce jour, le film de 1969 mettant en vedette Maria Lease et Kathy Williams nous paraît maintenant bien peu choquant. Oui, il reste définitivement de mauvais goût, mais on a vu depuis des choses beaucoup plus traumatisantes. Et encore, faites avec plus de moyens ou de talent.

La prémisse, copiée par la quasi-totalité des films du genre, tient en quelques lignes: pendant la Deuxième Guerre mondiale, des prisonnières dans un camp allemand sont forcées de se prostituer pour le plaisir des officiers et soldats de retour du front pour une permission. Humiliées, violées, parfois tuées, ces femmes souffriront soit jusqu'à la libération, soit s'échapperont.

Dans le cas de "Love Camp 7" on a introduit une petite variante au scénario. En effet, deux des prisonnières sont des soldats britanniques s'étant portées volontaires pour infiltrer le camp et retrouver une scientifique allemande qui y est détenue afin de l'aider à s'échapper. Elles doivent donc subir volontairement les sévices sexuels infligés par le directeur du camp (et accessoirement scénariste du film ... ce qui nous fait nous demander si il ne s'est pas écrit quelques phantasmes qu'il n'osait vivre dans la vraie vie!) jusqu'à ce qu'elles puissent convaincre la scientifique méfiante qu'elles sont bien là pour l'aider. Avec la collaboration d'un des gardes qui trouvent dégradant ce qu'on fait endurer aux prisonnières et avec l'aide d'un réseau de résistance à l'extérieur, les deux agents tenteront de monter une évasion...

À part sa valeur historique, le film "Love Camp 7" ne possède pas des tonnes de qualités. Tourné avec un petit budget dans deux ou trois décors bidons, avec quelques images d'archives ajoutées pour nous montrer les horreurs de la guerre, le long-métrage se concentre sur les scènes de violence, de sexe et de nudité. Malheureusement, ses images tout de même chastes pour le sujet présenté en font une œuvre peu satisfaisante pour les amateurs du genre.

La qualité audiovisuelle du disque est très bonne. On voit bien que le matériel original était de qualité douteuse (film à petit budget), mais on a tout de même su faire ressortir le maximum. Le son paraît un peu distant ou étouffé par moments par contre.

En suppléments, outre une bande-annonce, une galerie photo et le joli livret couleur contenant un survol du genre nazisploitation on a inclus une sorte de documentaire sur le genre , gracieuseté de Grindhouse. Une pseudo-animatrice horriblement tatouée nous montre de longs extraits de nombreux films du genre, d'Ilsa la Louve des SS à Zombie Lake en passant par Salon Kitty et SS Hell Camp. Quelques informations nous sont livrées au passage, mais c'est au final bien plus un ramassis de vieilles bandes-annonces qu'un vrai documentaire sur le sujet.


Cotes

Film6
Présentation8
Suppléments8
Vidéo8
Audio8