[*REC]²
Entertainment One / Les Films Séville Pictures

Réalisateurs: Jaume Balagueró, Paco Plaza
Année: 2009
Classification: 18A
Durée: 75 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Espagnol (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212001666

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
13 septembre 2011

Les suites sont rarement à la hauteur de l'original. "[*REC]²" fait figure d'exception en utilisant tout ce qui a fait la force du premier opus pour l'amener encore plus loin. La nouveauté n'est peut-être plus de la partie, mais l'histoire propose des rebondissements diablement surprenants.

L'action débute quelques minutes à peine après les évènements du précédent récit. Un appartement est mis en quarantaine, sa population semble atteint de la rage. Une équipe de pompiers qui s'y est engouffrée a disparue, au même titre que la journaliste (Manuela Velasco) qui l'accompagnait. Une brigade d'intervention dirigée par le docteur Owen (Jonathan Mellor) pénètre dans le bâtiment afin de faire toute la lumière sur la situation...

À sa sortie en 2007, le long-métrage espagnol [*REC] a amené une fraîcheur certaine aux films de zombies. Reprenant une technique popularisée par Blair Witch Project de caméra à l'épaule, l'effort tenait en haleine tout en provoquant une bonne frousse. Il en est tout autant de cette suite directe qui est toujours réalisée avec doigté par Jaume Balaguero et Paco Plaza.

Au fil et à mesure que l'ouvrage progresse, le suspense horrifique à l'interprétation toujours dans la note évolue, autant dans sa façon de raconter la progression des personnages (il y a cette fois plus d'une caméra qui propose des plans subjectifs associés aux jeux vidéos) que de développer l'intrigue. Ce qui s'avérait un simple essai sur la survie se transforme rapidement en un combat entre le Bien et le Mal qui met à rude épreuve la foi et la religion. Le démon se terre au sein de chaque être humain et il n'attend que le bon moment pour se réveiller.

L'absence presque totale de musique - sauf celle qui apparaît directement à l'écran - amène une atmosphère de suffocation. Surtout devant autant de cris et de grognements. Les pistes sonores espagnoles et francophones en Dolby Digital 5.1 maximisent les bruits divers (d'hélicoptères, de balles, de sirènes, etc.) pour créer une ambiance stridente. Les dialogues sont très compréhensibles, le doublage demeure plus que potable et il y a de très beaux sous-titres blancs en anglais. Les images sont volontairement ponctuées de grain. Les différents éclairages font varier la qualité, mais généralement le tout se regarde aisément. Les couleurs sont sombres, les teintes enveloppantes et la nuance des contrastes permettent de s'engouffrer dans le noir à ses risques et périls.

La pochette noire est macabre, montrant un œil rouge s'échapper d'une forme qui n'est peut-être pas humaine. Le menu principal ressemble à une caméra oubliée, alors qu'un homme filme un escalier qui n'est pas nécessairement désert. Le climat de tension donne rapidement la chair de poule. Très décevants, les suppléments comprennent quelques inutiles séquences allongées et de courtes scènes supprimées qui ne servent à rien.

Aux antipodes du récent Contagion de Steven Soderbergh qui porte sur épidémie qui transforme les gens, "[*REC]²" joue la carte du film de zombies à fond tout en ne lésinant pas sur les surprises. Parfois les revirements de situations versent dans la facilité, mais dans l'ensemble le tout est suffisamment efficace et bien effectué pour piquer la curiosité. En attendant deux autres suites qui devront voir le jour dans les prochaines années.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments2
Vidéo7
Audio8