Albator 78: Le corsaire de l'espace
Nouvelle édition remastérisée
Imavision Distribution / Toei Animation

Réalisateur: Rintaro
Année: 1978
Classification: G (QC)
Durée: 960 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 7 (DVD-9)
Code barres (CUP): 069458224338

Ce DVD est disponible chez: Imavision Amazon.ca

Selon Martin Albert
12 décembre 2010

"Albator, le corsaire de l'espace" est une des premières animations japonaises à atteindre le Québec. Créée par Leiji Matsumoto à la fin des années 70 alors que Star Wars avait engendré une vague de série se déroulant dans l'espace ("Capitaine Flam", "Ulysse 31" et autres), la série met en situation une Terre qui a perdu son âme, où les gens ne voient pas plus loin que leur nez. À travers cela se tient Albator qui aime tout de même cette planète et est déterminé à la protéger pour les générations futures auxquelles il y a énormément confiance. Cette confiance vient de la charmante fille de son ami Toshiro, Stellie, qui a un sens moral disproportionné pour son âge. Mais les gens redoutent d'un homme avec des idéaux comme Albator et font de lui un hors-la-loi. Il nous raconte en introduction de la série "Qu'en l'an de grâce 2980, les Terriens nagent dans l'opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les ressources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple qui est asservi. Comme il ne réfléchit plus, il se croit heureux".

Il voyage dans les mers du ciel à bord de l'Arcadia avec un équipage qui partage ses convictions, tout aussi diversifiée que lui, tous des libres penseurs, tous ayant droit à leur opinion, chacun prêt à s'entraider lorsqu'un d'entre eux a des problèmes. Il y a Alfred, l'officier chargé de l'armurerie (passionné des modèles réduits), Nausicaä est l'officier responsable de la navigation (amoureuse secrètement du capitaine), Clio l'extra-terrestre (la dévouée confidente du capitaine), le Docteur Zéro (le médecin de bord toujours saoul), Mazu, la cuisinière du bord (toujours fâchée après le Docteur Zéro) et bien d'autres. Nouvellement à bord, Ramis se pose des questions sur son Capitaine, ne sachant rien sur lui. Les membres de l'équipage lui donnent des informations au compte-goutte, assez pour que le téléspectateur reste aussi dans l'intrigue. Et cette intrigue ne tourne pas uniquement autour d'Albatar, mais aussi autour de l'importance du père de Stellie. Créateur de l'Atlantis, il a demandé à Albator que Stellie soit élevée sur Terre (voir épisode 31). Elle est en pension dans une école où la directrice lui fait subir bien des tracas. Albator n'a pas le droit de mettre les pieds sur Terre et un seul homme semble immunisé à l'avilissement gouvernemental pour l'en empêcher, le commandant Vilak, un militaire, qui ne reculera devant rien pour l'éliminer (lui aussi a sa propre histoire que nous allons découvrir peu à peu). Albator est toujours prêt à le déjouer pour revoir Stellie. Vilak tentera de le capturer en lui faisant subir les sables chauds d'Égypte et le froid glacial du pôle Nord.

Sur un autre plan, on nous introduit les méchantes de service, les Sylvidres, des plantes humanoïdes qui se préparent à conquérir la Terre. Le professeur Valente, le père de Ramis, fut l'un des seuls humains à être convaincu de l'imminence d'une invasion planétaire par des créatures extra-terrestres, mais il se fait tuer par des Sylvidres comme tous les scientifiques qui ont approché de cette conclusion pour éliminer tout espoir de résistance. Après un cinquième des épisodes, on nous fait comprendre que tous les artéfacts anciens (les pyramides par exemple) ont été laissés en place par les Sylvidres comme quelques autres légendes comme les sirènes. Il faut vraiment mettre notre cerveau au repos rendu là! Il y a des militaires et des civils à travers les Sylvidres et certains ne sont pas si d'accord avec la reine Sylvidra. Il y aura des défections! Albator mènera un grand combat à l'armada des Sylvidre et comme dernier recours, la reine capturera Stellie, mais elle ne sait pas à quel point cette petite fille est la force du corsaire. Au bout de tout, Albator aura un autre service de l'éternelle ingratitude humaine.

Maintenant, avec mes yeux d'adulte, je vois plein de défauts dans l'animation de 42 ces épisodes de près d'une demi-heure chacun. Pas les artéfacts venant du négatif (ils étaient déjà là quand j'étais jeune), mais les erreurs comme le vent dans l'espace et autre gugusse comme cela. Mais le plaisir est toujours là. Un DVD n'attendait pas l'autre pour ce visionnement! Il y a cependant beaucoup de longueurs qui rendent l'écoute pénible, mais celle-ci servent habituellement dans la série à nous mettre dans l'état d'esprit d'un personnage. Un des points forts souvent oubliés d'Albator, c'est son intéressante musique électronique composée par l'auteur japonais Shunsuke Kikuchi, qui crée des vers d'oreille. Il faut dire que lorsque j'étais petit, j'avais le disque 45 tours avec le thème de la série et la pièce musicale de la bataille d'Albator qui jouait pas mal. Il y a aussi à travers les épisodes le thème de Stellie qui est "joué à l'ocarina" (et qui sonne pas mal le synthétiseur qui joue faux).

L'image offerte sur ce DVD, selon l'emballage, a été complètement remastérisée. Mais la première séquence est remplie d'un épouvantable blocage... Ouf! Ce n'était que la séquence-titre qui avait le problème (dans tous les épisodes). Provient-elle du précédent coffret maintenant discontinué? L'audiovisuel qui suit est amplement satisfaisant lorsque nous prenons en considération de l'âge du matériel qui n'a sûrement pas reçu un entreposage digne d'un grand classique du cinéma (quoique ce n'est pas toujours le cas pour eux non plus). Rapidement, nous sommes placées devant une image qui est d'une qualité aussi bonne que dans mon souvenir de jeunesse, mêmes problèmes d'animation et de son que retrouvés à origine lors de sa télédiffusion. Je suis satisfait du travail de révision audiovisuelle d'Imavision sur ce coffret. Les suppléments du coffret précédent (galerie d'images, interview avec le compositeur du thème musical francophone, biographies et mini CD de Yelo Molo) ne sont plus là, mais nous retrouvons une version japonaise de trois des épisodes (1, 19 et 42) sur leur propre DVD. Il y a une introduction différente sur ces épisodes qui n'a pas été victime du blocage. En fait, j'ai trouvé l'image plus foncée, plus saturée, ce qui donne un look assez différent de ce que l'on a connu.

En attendant une sortie de Goldorak (un jour après les poursuites en justice - où en est-ce rendu?), "Albator" est ce qui me ramène le plus près de mes souvenirs d'enfants, bien avant les Transformers et les G.I. Joe. Il est incroyable comment je me souvenais encore de la majorité de l'imagerie et des scénarios de cette série après toutes ces années. Un voyage dans le temps assuré, notre propre passé et le futur amené par cette science-fiction animée.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments4
Vidéo7
Audio7