Mes nuits feront écho
La Distributrice de films

Réalisateur: Sophie Goyette
Année: 2016
Classification: G (QC)
Durée: 98 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 6
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): Aucun

Ce DVD est disponible chez: La Distributrice de films

Selon Martin Gignac
30 novembre 2017

Trois êtres d'âges et de pays différents envisagent le voyage pour secouer leur existence vacillante.

Il y a dans ce premier long-métrage de Sophie Goyette une idée claire du cinéma. Celle où l'image, le son, le silence et l'émerveillement prennent le dessus sur un schéma narratif classique. Des composantes d'une foudroyante beauté dont l'osmose arrive à créer une riche poésie qui déferle allègrement. Entre le réel et le rêve, la lumière et le clair-obscur, la cinéaste traite de sujets nécessaires - l'art, la mémoire, la fuite, le deuil - sans jamais abandonner ses personnages en cours de la route.

Ils seront d'ailleurs transformés par des périples initiatiques salvateurs qui permettront d'en savoir davantage sur les autres et sur soi. Les fils liant les destins peuvent paraître ténus, c'est pour mieux mettre en évidence cette difficulté à communiquer et à nouer des liens. Pas surprenant alors d'être un peu décontenancé par les niveaux de langages utilisés, qui sembleront précieux et ampoulés pour certaines oreilles. La réalité est légèrement décalée, ce qui finit par créer une musique propre aux âmes où l'aspect sonore est parfois plus important que les mots eux-mêmes.

Baignant dans une douce mélancolie, "Mes nuits feront écho" est propice à l'introspection, à la méditation contemplative qui dissout toutes les frontières. Ce sont les sens qui sont d'abord pris d'assaut, ce qui mérite peut-être un certain temps pour bien trouver ses aises dans cet univers particulier, authentique et éminemment personnel qui finit par toucher et émouvoir. Le ressenti ne tarde cependant pas à arriver et avec lui cette plongée onirique vers le rêve. Celui qui permet d'errer, de voyage et de se retrouver. Et surtout d'envisager le septième art comme un tout, capable de poésie et de beauté, avec cette prise de risques qui fait parfois défaut au Québec. De quoi inscrire le film auprès du "Météore" (mettre un lien vers mon texte) de François Delisle comme l'objet le plus singulier à émaner de la Belle Province ces dernières années.

Les images extrêmement soignées ne manquent pas de détails. La palette de couleurs est précise et la définition de contours toujours juste. Les contrastes tendent toutefois à être un peu sombres. L'immersive piste sonore en Dolby Digital 5.1 met l'emphase sur les mots. Comme les langues changent constamment, il est recommandé d'insérer les visibles sous-titres blancs en anglais ou en français.

La superbe pochette bleue, blanche et verte montre de magnifiques dessins d'arbres, de végétation et d'un visage féminin. Des cartes postales sont insérées dans le boîtier. Le menu principal du disque est tout en simplicité. Des corps errent en pleine nature, ce qui finit par créer un fantastique effet d'hypnose. Une lancinante mélodie complète ce sentiment de calme et de béatitude. Les suppléments comprennent une biographie écrite de la réalisatrice et ses fabuleux courts-métrages La ronde et Le futur proche.

Si le film est destiné en priorité aux institutions (Cegeps, Universités, Bibliothèques), le long-métrage est disponible aux particuliers dans quelques points de vente (boutique du TIFF Lightbox, L'Atelier 10, Port de tête, Centre Phi) ou en contactant directement le distributeur (info@ladistributrice.ca).


Cotes

Film7
Présentation9
Suppléments6
Vidéo8
Audio8