The 2006 FIFA World Cup Film: The Grand Finale
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Michael Apted
Année: 2006
Classification: G
Durée: 112 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST), Français (DDST), Espagnol (DDST), Portugais (DDST), Thaïlandais (DDST)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Thaïlandais, Chinois, Coréen
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
28 janvier 2007

Le grand Pelé, dans le titre de son autobiographie parue en 1977, l'appelle tout simplement "The beautiful game". Pratiqué sur tous les continents, dans les rues, sur des terrains vagues par des enfants aux pieds nus et par les 250 millions de joueurs enregistrés au sein des différentes fédérations, le soccer est le sport le plus populaire au monde. Aucun autre sport ne déchaîne autant de passions, avec tous les excès que ça implique, que le soccer. En 2003, près de 200 pays commencèrent à compétitionner pour le droit de participer à la Coupe du Monde. En juin 2006, il n'en restait plus que 32, qui allaient s'affronter en Allemagne dans le plus grand événement sportif de la planète.

Réalisé par le cinéaste britannique Michael Apted (l'excellente série UP) en collaboration avec la FIFA, "The 2006 FIFA World Cup Film: The Grand Finale" est le documentaire officiel de la Coupe du Monde 2006. Le film, accompagné par la narration de Pierce Brosnan, débute par une brève introduction pour ensuite nous plonger directement au coeur de l'action du match d'ouverture entre l'Allemagne et le Costa-Rica. Les 20 minutes suivantes sont consacrées à des extraits d'une dizaine de rencontres du premier tour où tous les continents sont représentés. Quelques extraits servent à souligner la finesse du jeu et le travail des arbitres alors qu'un compteur au bas de l'écran augmente au fil des 26 passes consécutives menant à un but de l'Argentine contre la Serbie-Montenegro ou au gré des 16 cartons jaunes et quatre cartons rouges distribués lors de l'affrontement bordélique entre le Portugal et les Pays-Bas. Le réalisateur laisse parler l'image et Brosnan n'intervient que dans les moments clefs, lorsqu'un but est marqué ou pour tracer un bref historique de la participation à la Coupe du Monde de tel ou tel pays. Par la suite, le film s'attarde à deux des quatre quarts de finale (Angleterre - Portugal et Allemagne - Argentine) et, bien entendu, aux deux demi-finales (France - Portugal et Italie - Allemagne) et à la grande finale entre la France et l'Italie, marquée par l'inattendu et inexplicable coup de boule de Zidane, qui s'est terminée aux tirs de pénalité en faveur de la Squadra Azzurra.

Il est évidemment impossible de résumer une compétition qui dure quatre semaines en 112 minutes. Le réalisateur a choisi de se concentrer sur les demi-finales et sur la finale et, puisqu'il évacue complètement la composition des différents groupes et les règles du tournoi, les 30 premières minutes consacrées au premier tour sont presque accessoires et son film s'adresse surtout aux fanatiques de soccer désireux de revisiter ces trois dernières rencontres. Elles nous permettent de voir des séquences inédites, tournées spécifiquement pour le film, qu'on n'a pas déjà vues lors de la diffusion des matches ou dans les bulletins sportifs, mais dont l'impact est diminué puisqu'on connaît déjà les résultats. Et puisque le narrateur n'intervient que très rarement et que personne ne commente l'action, le spectateur est réduit à admirer de belles phases de jeu et de beaux gestes techniques accompagnés par les acclamations de la foule. Le fana de soccer appréciera sûrement, mais le spectateur moyen se lassera rapidement.

Le transfert est bon pour un documentaire tourné dans des conditions difficiles qui privilégie les séquences "balle au pied" aux vues d'ensemble. L'image est claire, mais un peu granuleuse et est parfois un peu floue lors des plans rapprochés. Le rendu des couleurs, des contrastes et le niveau des détails varient au gré de la luminosité présente aux différents moments de la journée dans les différents stades. Côté sonore, l'activité est essentiellement concentrée dans les enceintes avant et les clameurs de la foule se mêlent agréablement à l'action sur le terrain. Un meilleur appui des enceintes arrière aurait cependant offert une expérience plus immersive. Les commentaires épars de Pierce Brosnan sont toujours facilement audibles. La présentation est standard et les menus, de facture minimaliste, sont statiques et sans accompagnement musical. Au rayon des suppléments, le contenu est plutôt maigre. On ne retrouve qu'une série d'entrevues avec différents joueurs (Didier Drogba, Thierry Henry, Michael Ballack, Fabio Cannavaro,etc) et avec Horacio Elizondo, l'arbitre de la finale.

Pour les maniaques de soccer et pour les Italiens qui veulent tirer la pipe de leurs voisins français.


Cotes

Film5
Présentation4
Suppléments2
Vidéo7
Audio7