Against the Ropes
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Charles Dutton
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 110 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
7 juillet 2004

Jackie Kallen (Meg Ryan) est une femme qui n'a pas froid aux yeux. Ayant eu une passion toute particulière pour la boxe depuis sa tendre enfance, son rêve était de se faire un nom dans le milieu. Mais, dans un monde réservé strictement à la virilité des gros muscles, y a-t-il de la place pour une femme? Pas vraiment, sauf pour jouer les "groupies" ou bien pour faire la "pitoune" qui attire les regards de tous les hommes venus assister aux combats. Jackie ne l'entend toutefois pas de cette oreille. Ayant un poste de secrétaire au Colisée de Cleveland, elle a ses entrées dans les coulisses de ce sport qu'elle adore, ce qui la pousse à rencontrer les grands patrons autant que les boxeurs. C'est ainsi qu'un soir, l'un des plus grands gérants, Sam LaRocca (Tony Shalhoub, qui s'est fait connaître pour l'interprétation du personnage principal dans la série télévisée Monk), la met au défi de prendre en main la carrière d'un de ses boxeurs en lui vendant son contrat pour un ridicule dollar. C'est en se rendant rencontrer son nouveau client qu'elle peut admirer les qualités de combat d'un autre homme, encore inconnu dans le milieu, mais qui sera sa clé pour devenir la première et la plus grande gérante féminine dans le monde de la boxe.

Paramount n'est pas reconnu pour créer des menus très élaborés. C'est pourquoi, encore une fois, nous nous retrouvons avec une copie de la photo illustrant la pochette du DVD, sans animation, ni musique. En plus des bandes-annonces (celle de The Spongebob Squarepants Movie est à voir: je l'ai trouvé très originale et bien pensée!), nous n'avons droit qu'à deux suppléments. Considérant cependant que ceux-ci sont très complets, il aurait été inutile d'en ajouter. D'abord, il y a le documentaire sur la production du film, intitulé "A Ringside Seat". Ce documentaire consiste en une série d'entrevues avec la distribution ainsi que l'équipe de production du film en plus de la véritable Jackie Kallen, qui nous racontent l'adaptation de la vie de cette dernière au grand écran. Nous y apprenons entre autres que madame Kallen a étroitement travaillé avec l'auteure du scénario, ce qui fait que le film ressemble parfaitement à ce qu'elle désirait. En ce qui concerne les acteurs, ils nous décrivent ce qui les a intéressés à travailler sur ce projet, en plus de partager certaines anecdotes de tournage. Le deuxième documentaire est concentré sur la vraie Jackie Kallen. Encore une fois, des entrevues avec plusieurs membres de l'équipe s'enchaînent, nous donnant leurs impressions sur cette femme et comparant le personnage fictif avec la réalité. En ce qui concerne Jackie, elle nous donne les points de référence de sa vie, ceux qui ont fait l'objet du film en plus d'autres plus effacés, comme l'origine de son intérêt pour la boxe ou bien son ascension très difficile pour atteindre son rêve.

Ces deux documentaires sont relativement semblables, puisqu'ils ont tous les deux pour même sujet cette femme qui ne s'est pas laissé marcher sur les pieds. La seule différence réside, je crois, dans le fait que le premier est vraiment concentré sur le tournage et la création du film, alors que l'autre est concentré sur la vraie vie de Jackie Kallen, dont un minime extrait est présenté dans la production. J'ai cependant trouvé quelque chose de bizarre: dans ces deux documentaires, les personnes qui en font partie présentent Jackie comme une femme extraordinaire, sympathique, admirable, et tout ce que vous voudrez. Dans le film, cependant, elle nous est présentée comme une véritable égocentrique qui vole carrément la vedette à son client afin de se faire, à elle, la plus grande publicité qui soit. Tous les honneurs doivent lui être imputés, alors que Luther Shaw est totalement effacé dans l'ombre de sa gérante. Bien sûr, dans le film, elle finit par se rendre compte de son attitude mesquine et se décide à changer, mais j'ai été surprise qu'un trait de caractère qui est démontré dans les trois quarts du film ne soit jamais mentionné dans les documentaires.

Le côté technique est très appréciable. La qualité sonore est parfaitement orchestrée. Lorsqu'il y a de la musique ou bien des bruits de fond importants (comme les cris de la foule durant un combat), le son ressort dans tous les haut-parleurs de manière à ce que nous puissions ne rien manquer de l'ambiance et des dialogues. De même, les bruits de coups de poing retentissent assez clairement, ce qui nous donne quasiment l'impression que nous sommes sur les lieux. De l'image, je n'ai rien à dire. Aucun artéfact n'est visible, tout est beau et clair. Le seul jeu d'image présent est que dans la plupart des scènes, l'arrière-plan est totalement flou, pour mettre l'emphase sur l'action principale. Ainsi, ce que nous devons voir est parfaitement clair, alors que les détails plus ou moins cohérents sont mis dans l'ombre. Cet effet voulu nous permet d'éviter de porter attention à de petits éléments insignifiants pour nous concentrer seulement sur ce qui se déroule.

Si vous vous attendiez à ce qu'"Against The Ropes" soit un film d'action continuellement représentant des combats de boxe, vous serez déçus. Les scènes de combat sont plutôt secondaires, en ce que l'histoire est basée sur l'évolution de la carrière de Jackie Kallen en tant que gérante de boxeurs. D'ailleurs, même son client, interprété par Omar Epps, a un rôle quelque peu effacé. Nous voyons davantage Jackie négocier avec Sam LaRocca, s'occuper de publicité ou bien tenter de lutter contre les préjugés sexistes du milieu qu'assister à l'entraînement de son sportif, lui prodiguer des conseils ou bien l'assister dans sa préparation de combat. Meg Ryan, en sa qualité de Jackie Kallen, est la véritable vedette du film, le monde de la boxe et tout ce qui l'entoure n'étant qu'une toile de fond pour nous montrer la force de caractère de cette femme. Bref, il s'agit plus d'un drame, assez bon, mais trop plat et manquant de rebondissements.


Cotes

Film7
Menu1
Suppléments7
Vidéo8
Audio8