The Bank
Microfilms Inc

Réalisateur: Robert Connolly
Année: 2001
Classification: 14A
Durée: 103 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Alexandre Martin
11 avril 2004

Sans réellement être un film indépendant, "The Bank" n'a toutefois pas bénéficié d'une sortie cinématographique commerciale en Amérique du Nord. Néanmoins, le film a remporté de nombreux prix en son pays de production, l'Australie, en plus de récolter non moins de neuf nominations aux "Australian Film Awards". En plus de ce succès critique, la distribution des rôles est aussi intéressante, les acteurs principaux ayant tous deux participé à de grosses productions américaines. Ces deux facteurs à eux seuls devraient permettre une meilleure visibilité à ce film lors de sa sortie DVD.

"The Bank" est l'histoire de Jim Doyle (David Wenham), un brillant mathématicien à deux doigts de mettre au point un modèle mathématique capable de prédire avec précision le comportement du marché boursier. L'ultime but de ses recherches est de prévoir les crashs boursiers, et ainsi mieux préparer la population et en amortir les conséquences. Pour bien mener à terme son projet, il soumet son idée à Simon O'Reilly (Anthony LaPaglia), le P.D.G. d'une des plus grandes banques d'Australie, qui l'embauche aussitôt. Évidemment, Jim devra revoir ses priorités éthiques puisque Simon a une tout autre idée d'utilisation pour le modèle de Jim...

Bien que le film ne soit pas révolutionnaire dans sa forme, il n'en demeure pas moins excellent au niveau du scénario et de la réalisation. Les deux histoires présentées sont bien intégrées, ne laissant en rien présager le déroulement final et commun du film. Au niveau visuel, il n'y a rien d'exceptionnel: les seuls artifices présents étant les plans du superordinateur et deux coups de feu. Le film ne comporte aucun autre effets spéciaux: comme quoi la qualité d'un film ne repose pas uniquement sur des scènes tape-à-l'oeil.

Pour ce qui est de l'image, il est important d'indiquer que le transfert n'a pas été réalisé par Microfilms, mais est celui de l'édition DVD faite par New Yorker. Ainsi, l'image présentée n'est pas d'une qualité extraordinaire; on observe régulièrement du blocage au niveau des noirs, du fourmillement en arrière-plan ainsi qu'une très forte accentuation des contours. Comme le film est tourné souvent dans des endroits sombres et que les personnages sont en costumes foncés, les problèmes sont très présents.

La qualité sonore est par contre beaucoup plus appréciable. On note une bonne dose de basses fréquences, d'une façon subtile et efficace. Les scènes d'action sont aussi rendues avec justesse. La même observation peut être faite au niveau de l'ambiophonie. Les intermèdes animés sont, de ce point de vue, assez percutants, de même que les scènes du plancher de la bourse. La superbe musique d'Alan John est aussi bien représentée. D'ailleurs, il est important de souligner le travail du compositeur dont la musique se démarque, surtout en comparaison avec les trames sonores fades, simplistes et monotones auxquelles on nous a habitués dans la plupart des films. Un seul défaut à la piste; par endroits, elle ne semble pas synchronisée à l'image (peut-être est-ce en fait la faute au transfert vidéo...).

Comme supplément, on retrouve pour commencer un commentaire du réalisateur. Même s'il est très technique, il n'en demeure pas moins toujours intéressant. On y apprend beaucoup de petits détails sur la production et le scénario. Il nous indique aussi qu'il devrait y avoir sur ce DVD un de ses courts métrages, mais il n'y est pas. Peut-être que ce commentaire est celui qui a été fait pour la version américaine du film. On nous propose ensuite, sous la forme de scénarimages commentés, le début planifié du film qui n'a pas été tourné. Finalement, sont aussi incluses la bande-annonce originale et la biographie des artistes et artisans. Le menu principal du DVD est de toute beauté, nous présentant des fractales animées, sous la musique du film. Le seul petit défaut est que l'écriture choisie pour les boutons est un peu trop petite, et les boutons se perdent rapidement dans l'animation.

Bref, Microfilms nous présente une bonne édition pour un film somme toute méconnu, mais qui s'inscrit dans la lignée des films indépendants comme Happiness et Pi.


Cotes

Film8
Menu8
Suppléments5
Vidéo5
Audio9