The Birder
Anchor Bay

Réalisateur: Ted Bezaire
Année: 2013
Classification: 14A
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 013132631882

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Ducharme
6 juin 2015

Après avoir fait son nom dans le domaine du court métrage avec les excellents "Putting the Edge", "Pria", "Things to do" et "Tommy", le réalisateur Ted Bezaire nous revient avec son premier long métrage "The Birder". Bien qu'il n'ait pas connu le succès escompté en salles canadiennes, cette œuvre saura sans conteste attirer l'attention des amateurs du comédien Tom Cavanagh que l'on a pu voir dans la série The Flash.

Après avoir été laissé par sa femme et perdu la chance de devenir le responsable du centre d'Ornithologie du comté, un professeur timide cherche vengeance auprès de son jeune rival. Avec l'aide du nouveau concierge de l'école où il enseigne, notre héros se plongera dans une aventure aussi absurde qu'inattendue afin de récupérer son estime de soi.

Bien que le film "The Birder" n'est pas la comédie la plus désopilante que tous attendaient, celui-ci demeure des plus sympathiques. À la fois composée de personnages attendrissants ainsi que d'une quête de soi mignonne comme tout, la nouvelle œuvre du réalisateur Ted Bezaire parvient très bien à nous divertir. Même si nous aurions voulu rire davantage, elle n'est pas dénuée de charme pour autant. Au contraire! Grâce à la belle chimie entre les comédiens Tom Cavanagh et Mark Rendall, ceux-ci arrivent à coup sûr à soutenir notre intérêt du début jusqu'à fin. Toutefois, elle démontre néanmoins un problème majeur du côté de la construction des personnages. Il aurait été davantage plus prenant d'établir de manière plus étoffée le bagage psychologique de chacun des protagonistes, afin de mieux saisir leur motivation. Par ce fait, nous comprenons mal les raisons pour lesquelles le héros se lance véritablement en guerre contre le nouveau superviseur du centre d'Ornithologie. Le fait qu'il rêvait de suivre la trace de son père semble trop faible pour motiver une vengeance contre un homme qu'il ne connaît même pas. J'aurais aimé que l'on explore davantage le lien qu'il avait avec son père et avec lequel il partageait son amour pour les oiseaux. De cette façon, on aurait mieux discerné le lien affectif qu'il possédait avec le centre d'Ornithologie. Un lieu qui semble à première vue, considérer comme le dernier lien qu'il l'entretient avec son père décédé. De cette manière, on aurait mieux compris que le héros tente de déposséder son rival afin de maintenir le seul équilibre qu'il avait dans son existence; soit l'amour pour son père. Sous cet aspect l'œuvre aurait été non seulement plus touchante, mais bien plus mémorable. Par contre, celle-ci demeure malgré sa superficialité, tout de même des plus divertissantes. Spécialement grâce à sa distribution talentueuse qui nous sert des personnages marginaux à souhait. Un peu comme le faisait particulièrement bien le film Napoleon Dynamite. Composé également d'une mise en scène solide et d'une création d'un univers marginal fort réussi, "The Birder" dispose d'un charme unique qui sait capter toute notre attention du début jusqu'à la fin.

Au niveau technique, l'image paraît de très bonne qualité. Tout en offrant des couleurs pimpantes ainsi qu'une reproduction adéquate des détails, l'ensemble est démontré avec beaucoup de naturel. Du côté son, la piste sonore procure un soutien approprié aux événements projetés à l'écran. Mis à part quelques exceptions, l'univers de notre amateur d'Ornithologie se voit pourvu d'une belle vitalité sonore.

Malgré ses personnages peu approfondis, le film "The Birder" se révèle comme étant une œuvre plaisante à découvrir, notamment grâce à sa distribution de premier choix et son univers marginal des plus charmants.


Cotes

Film7
Présentation8
Suppléments-
Vidéo9
Audio9