The Founder
Entract Films / Remstar / Elevation Pictures

Réalisateur: John Lee Hancock
Année: 2016
Classification: PG
Durée: 115 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20) Français (DD51, DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 191329008119

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
19 avril 2017

Michael Keaton est excellent dans "The Founder", un biopic conventionnel sur l'homme qui a popularisé les McDonald's.

En 1954 aux États-Unis, un audacieux vendeur (Michael Keaton) convainc deux frères qui ont un certain succès avec leur commerce de restauration rapide d'implanter des franchises partout dans le pays.

Cette histoire d'ambition et de persévérance sur le plus important restaurant de la planète méritait d'être racontée. Mais peut-être pas sous la plume de Robert Siegel et avec la mise en scène de John Lee Hancock. Cela donne un film aussi plat qu'une boulette, terriblement sage et sans réel souci cinématographique. On rêve de voir ce que le duo Aaron Sorkin et David Fincher aurait donné parce que "The Founder" possède de la graine du grandiose The Social Network. C'est une partie importante de l'Histoire qui est racontée, ce capitalisme sauvage alors que notre antihéros est prêt à toutes les bassesses et les trahisons pour arriver à ses fins. En fin manipulateur, Michael Keaton trouve un rôle en or et il offre toute une performance. Les projecteurs sont toujours sur lui et il finit par faire de l'ombre à tout son entourage, dont la sous-employée Laura Dern qui incarne son épouse délaissée.

La musique de Carter Burwell est assez sympathique à entendre. Les pistes efficaces et dynamiques font ressortir des enceintes des bruits de voitures, de radio et d'orages. Les voix sont audibles et s'il n'y a aucun sous-titre, le doublage francophone s'avère plutôt potable. Les images claires sont portées par une palette de couleurs amples, un bon niveau de détails, des teintes élégantes et des contrastes qui auraient pu être plus nuancés.

Cette édition comprend un DVD et une copie numérique (pour l’écosystème d’Apple). La pochette superpose les couleurs et le logo de McDonald's au protagoniste. Le menu principal du disque offre un montage de scènes et une mélodie gentillette. Les quatre documentaires qui se trouvent dans les suppléments (sur l'histoire, la vedette, l'ensemble...) sont beaucoup trop courts pour qu’on y apprenne quelque chose de valable.

Il faut prendre des risques pour décrocher le gros lot. Cette maxime répétée dans "The Founder" ne trouve pas écho derrière la caméra, alors que son traitement académique et sans relief empêche le récit de marquer les esprits. Reste un Michael Keaton en pleine forme, qui sauve presque le long-métrage de l'anonymat.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments2
Vidéo7
Audio7