The Intervention
Paramount Home Media Distribution

Réalisateur: Clea DuVall
Année: 2016
Classification: 14A
Durée: 88 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 17
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 032429252043

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
18 novembre 2016

On connaît la rengaine: une bande d'amis se retrouve lors d'un week-end dans une maison en campagne isolée et les retrouvailles donneront lieux à plusieurs remises en question qui chambouleront indubitablement leur existence. La prémisse familière ayant ici comme singularité de pousser toute cette bande à mener l'un des couples du groupe à atteindre la réalisation suivante lors d'une intervention calculée: ils doivent absolument divorcer.

Et, bien sûr, on pourrait s'attendre au pire. Pourtant, à l'aide d'une savoureuse distribution qui mise tout sur ses huit acteurs et personnages, en plus d'une écriture particulièrement fine qui, à défaut de développer plutôt superficiellement ses thématiques et les situations de ses personnages, jongle habilement avec l'humour, on peut dire que pour un premier film, Clea DuVall s'en sort assez bien.

Bon, mis à part un sens du timing plutôt notable, la mise en scène ne casse rien, le montage est souvent fait à l'aveuglette et l'utilisation de la musique est plus souvent douteuse qu'autre chose, mais le film fait constamment sourire et il y a d'intéressantes réflexions ici et là. Certes, Cobie Smulders continue de prouver qu'elle a considérablement de la misère à nuancer son jeu et à se montrer convaincante, mais tous les autres sont particulièrement habiles. La palme revenant toutefois à la performance électrique de la toujours excellente Melanie Lynskey qui s'est d'ailleurs méritée un prix du Jury pour ce film lors du plus récent festival de Sundance.

Visuellement, le film ne cache pas toujours ses aspirations de film indépendant tout comme des contraintes de budget, le côté huis clos et la limitation de lieux et de décors le rappelant souvent. L'éclairage n'est pas toujours au point, surtout lors des scènes intérieures nocturnes. Toutefois, plusieurs plans extérieurs, particulièrement des couchers ou levers de soleil sont tout simplement splendides. Au niveau sonore, si les dialogues sont bien rendus, on regrette qu'il y ait autant de choix musicaux douteux, tout comme de chansons désagréables, incluant la "Fade Out" du générique composée spécialement par les amies de la réalisatrice Tegan And Sara.

Ladite chanson a d'ailleurs droit à un sympathique vidéoclip inclus dans les suppléments, qui s'écouterait décidément mieux avec le son à off, ce, même si sa durée est assez courte. Un segment de quatre minutes de bloopers peut également être découvert, mais il s'avère assez oubliable aussi.

Pour la pochette, difficile de trouver plus convenu et peu attirant comme montage alors qu'on a essayé d'incorporer tous les comédiens d'une façon assez pêle-mêle sur la pochette. Le petit coeur qui remplace le "o" pour le titre du film est également un choix assez discutable, tout comme le coeur en montage photo à l'arrière du boîtier. On a également de la misère à démystifier les nombreux festivals où le film a été sélectionné alors qu'on a seulement foutu les logos en tout petit.

Au final, il ne faut pas se fier à ce que le film semble dégager ou à ses designs. Oui, le film ressemble à tant d'autres, mais il a assez de fraîcheur et de talent pour s'écouter avec plaisir. Mignon et des plus sympathique.


Cotes

Film7
Présentation2
Suppléments2
Vidéo6
Audio6