3rd Rock From The Sun
Season 6
Anchor Bay Entertainment

Créateurs: Bonnie Turner, Terry Turner
Année: 2001
Classification: NR
Durée: 462 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
12 novembre 2006

Après une petite impasse sur les deux saisons précédentes, bien indépendante de notre désir, nous arrivons à temps pour clore cette petite saga délurée qu'est "3rd Rock From The Sun" avec la sixième et dernière saison. Et comme pour toute bonne série qui se doit, nous allons jusqu'au terme avec toujours la même équipe d'acteurs, c'est important (avec de toutes petites exceptions dans les seconds rôles, par exemple l'absence dans cette dernière saison du "Big Giant Head" William Shatner et de la sensuelle Vicky Dubcek (Jan Hooks)), les mêmes décors et surtout une histoire qui finit de façon cohérente (quoique prévisible dans ce cas-ci). Alors, laissez votre raison de côté quelques moments et embarquons dans le vaisseau spatial de la famille Solomon.

Une sixième et dernière saison qui n'a rien à envier aux précédentes, à part peut-être le fait de n'avoir "que" vingt épisodes, soit autant que dans la première saison. Ces vingt épisodes ont été diffusés sur le réseau américain NBC entre octobre 2000 et mai 2001. C'est le 22 mai 2001 que le dernier épisode, double, a été diffusé en une seule fois (au lieu de deux soirs). Cela a été une bien triste soirée, où les rires soutirés par le texte se mêlaient à l'inévitable fin de cette longue aventure burlesque. La série a été arrêtée en raison d'une baisse d'audience. Bien entendu, je vous suggère une rapide lecture (ou relecture) de mes deux précédentes critiques pour replacer les personnages et l'histoire de ce groupe, pour le moins particulier.

La pseudo famille Solomon est toujours à la recherche de nouveaux apprentissages sur Terre, même s'il est clair que désormais, ils aiment ce qui les entoure. Même s'il est officiellement le plus vieux des quatre, son enveloppe terrestre oblige Tommy à suivre son cursus scolaire et à entrer au collège (ce qui aura aussi comme conséquence de voir un peu moins l'acteur au cours de cette saison). Durant son choix, Dick apprendra à ses dépens qu'il n'est peut-être pas le meilleur prof comme il le croit. Et tant qu'à y aller de révélations, quelle déception pour ce dernier, alors que lui et ses trois acolytes s'apprêtent à fêter patriotiquement leur citoyenneté américaine. En effet, Dick découvre qu'il est en fait Canadien! Du côté de Mary Albright, ce n'est pas mieux. Alors qu'elle est invitée à des fouilles organisées par un grand archéologue, Mary avouera dans un moment de relâchement qu'elle n'a jamais rien trouvé lors de fouilles et que tous les artefacts de son bureau ont été achetés sur eBay. Ce ne sera pas le cas de Dick qui mettra une pagaille monstre sur le site au point de s'y faire bannir, ainsi que Mary.

Anchor Bay termine donc une série très appréciée avec un sixième et dernier coffret tout aussi beau que les précédents. Comme chaque saison comporte quatre disques, les six coffrets sont donc identiques (sauf si vous avez eu la chance de pouvoir vous procurer les éditions limitées des premières saisons avec un boîtier "parlant", légèrement plus épais), autant dans leur aspect extérieur (hormis les illustrations) qu'intérieur, utilisant le principe du livre, avec des sections qui se déplient (qui peuvent plaire ou déplaire). Les photos utilisées sont toujours aussi belles et très bien imprimées. Un petit logement dans le premier rabat permet de ranger le petit livre d'accompagnement. L'image proposée, au format plein écran original, est très belle, même si on avait pu s'attendre à légèrement mieux, considérant l'âge récent du produit. La piste anglaise Dolby stéréo est aussi très belle et très compréhensible, avec une musique toujours bien entraînante. Les pages de menus sont animées et sonorisées, mais plus simples que lors des premières saisons.

Comme avec les autres coffrets, les suppléments sont sur les DVD, mais aussi dans le coffret avec un petit livret de 16 pages très instructif. Dans celui de cette dernière saison, on saura par exemple les "choses" (je vais employer ce mot, car il m'est difficile de bien les différencier toutes) que chaque membre voudrait ramener sur sa planète. On saura aussi ce qui est bien (ou bon, comme le fait que la langue humaine n'a pas de poils) ou mal (ou mauvais, comme le fait que les vidéoclubs n'ont jamais le film que vous voulez) sur Terre. Il y a aussi au moins trois belles photos du groupe ainsi que le détail des disques avec un résumé de chaque épisode. Du côté des suppléments sur DVD, ils sont un peu moins consistants que lors des trois premières saisons. Apparemment tourné au moment de la fin du tournage, un petit documentaire où la plupart des personnages de la "famille Solomon" reviennent un peu dans le passé en nous donnant leurs meilleurs souvenirs de la série. Nous avons aussi droit à la fameuse fin différente qui existe, par rapport à celle proposée à l'origine lors de la diffusion. Il s'est avéré que cette deuxième fin fait parfois partie de la série lors des rediffusions, selon le désir du diffuseur. Nous avons aussi droit aux deux très courtes présentations de French Stewart qui ont été diffusées juste avant chacun des deux derniers épisodes, en 2001.

Pour la petite histoire (et pour ceux qui aiment les statistiques, toujours bienvenues à la fin d'une histoire), sachez que trois membres de la famille Solomon sont apparus dans tous les épisodes de la série, à savoir Dick, Sally et Harry. Plus curieux (car ils semblent être plus présents que cela), Tommy et Mary Albright n'apparaissent (respectivement) que dans 50 et 53 épisodes, soit moins que la moitié du total des épisodes, qui est de 138. La plupart des titres des épisodes sont construits à partir du mot "Dick", et, parlant de Dick, son personnage a été classé 24e dans les 25 plus grandes légendes de science-fiction de la télévision. Envie de faire un pèlerinage? Alors, il faudra vous rendre au 417 Pensdale Road, à Rutherford, Ohio. C'est l'adresse des Solomon. Mais je vais vous souhaiter bon courage, car il s'agit d'une adresse de cinéma, dans une ville qui n'existe pas réellement.

Ainsi se termine une de mes séries préférées, qui ne se prend jamais au sérieux et donc qui est absolument nécessaire de nos jours. Les clowneries de John Lithgow, qui ne joue pas la comédie, mais qui la transporte, le côté pince-sans-rire de Jane Curtain et la beauté sculpturale (bizarrement, seulement quand elle porte la robe avec décolleté) de Kristen Johnston, l'allure très extraterrestre de French Stewart dans la plupart des plans et le sérieux très académique de Joseph Gordon-Lewitt, voilà un cocktail parfait pour ne pas tomber dans la morosité. Reste à espérer qu'une chaîne francophone acceptera de nous rediffuser cette série prochainement, en V.O sous-titrée, ce serait parfait. On peut toujours rêver! N'hésitez donc pas à vous procurer ce dernier coffret de "3rd Rock From The Sun" afin de compléter votre collection, ou commencez-la si vous ne l'avez pas encore fait. D'ici là, rendez-vous à Rutherford.


Cotes

Film10
Présentation4
Suppléments4
Vidéo8
Audio8