Airwolf
Season Two
Universal Studios Home Video

Créateur: Donald P. Bellisario
Année: 1985-1986
Classification: PG
Durée: 1059 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 5 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
4 février 2007

Près d'un an et demi après la parution de la première saison, Universal nous propose donc de continuer à suivre les aventures de Stringfellow Hawke (Jan-Michael Vincent) et de son hélicoptère très spécial. Comme c'est souvent le cas lorsque nous passons en revue des séries télévisées, je vous propose donc de refaire un petit tour dans ma critique de la première saison pour avoir plus de détails sur l'environnement de cette série, son origine ainsi que son histoire.

Cette deuxième saison de "Airwolf" a été diffusée sur le réseau américain CBS entre septembre 1984 et avril 1985. Elle est plus complète que la première, puisqu'elle ne compte pas moins de 22 épisodes, contre seulement 12 pour la première. Et on ne présente plus son créateur, Donald P. Bellisario, qui a aussi créé ou écrit plusieurs autres séries à succès, telles que Battlestar Galactica (la première vague), Magnum P.I., Quantum Leap, JAG et aussi NCIS.

Après une première saison assez portée sur la testostérone, un nouveau membre se joint à l'équipe, et il est féminin, pour faire un petit équilibre. Elle apparaît dans le premier épisode "Sweet Britches" sous les traits de la policière et pilote d'hélicoptère de la patrouille du Texas Caitlin O'Shannessy (Jean Bruce Scott). On ne saura peut-être jamais si c'est le bel engin volant de Hawke ou le dévouement de son pilote envers les causes perdues qui l'ont convaincue de se joindre à l'équipe. Quoi qu'il en soit, la dynamique s'en trouve un peu modifiée, mais dans le bon sens. Avec dix épisodes de plus cette fois, autant dire que les situations d'interventions de notre super hélicoptère s'en trouvent pas mal diversifiées. N'empêche que la Russie reste un des ennemis de l'époque et nos pauvres habitants de l'Est sont souvent pris à partie. Toujours sous l'égide de Coldsmith "Archangel" Briggs (Alex Cord), Hawke, son ami Santini (Ernest Borgnine) et la petite nouvelle Caitlin vont à nouveau survoler terres et mers pour sauver le monde.

Durant un certain temps, beaucoup de séries télévisées terminaient leur diffusion avec une courte présentation de l'épisode suivant, histoire de fidéliser leur auditoire. Dans ce coffret, cette présentation a été rajoutée au début de l'épisode. Il ne faut donc pas s'étonner d'entendre l'expression "Next". Mais il semble que le processus ait été modifié peu après le début de la saison puisqu'on n'entend pas toujours cette expression et on a l'impression de voir un résumé de l'épisode que l'on va regarder. À propos des histoires, on peut constater quelques différences par rapport à la première saison. Ainsi, on rend moins visite à Hawke au bord de son lac et le "mécène" Archangel est plus présent, voire plus impliqué selon l'histoire. Ainsi, au cours de cette deuxième saison, notre équipe de sauveteurs ailés sera envoyée sur une île où un mystérieux agent chimique décime les employés, le tout surveillé par les Russes, au Mexique pour sauver la nièce de Santini des mains de la mafia locale ou encore en Amérique du Sud alors que Hawke est fait prisonnier en essayant de sauver la vie d'un archéologue américain. On apprendra aussi que Dominic est accusé du meurtre de son ex-femme, tout en apprenant la mort de sa fille, mais qu'il a aussi hérité de plus de 40 millions de dollars du plus riche homme d'Amérique et que l'esclavagisme existe encore de façon barbare dans certains coins. Hawke n'a pas arrêté de rechercher son frère non plus. Il croira ainsi reconnaître sa signature lorsqu'un hélicoptère prototype secret sera volé. Il n'en faudra pas moins pour que l'espoir de le retrouver refasse surface. Sans oublier le retour mystérieux de Moffet (David Hemmings), le savant fou à l'origine du super hélicoptère.

Relative augmentation de contenu oblige, Universal nous propose cette fois-ci les 22 épisodes sur cinq disques regroupés dans trois boîtiers minces. L'intérieur des jaquettes est blanc alors que la liste des épisodes est imprimée au dos avec un résumé. Les boîtiers sont rangés dans un fourreau de carton illustré d'images brillantes sur un fond mat. La qualité de l'image des épisodes est relativement bonne dans l'ensemble. On notera toutefois quelques défauts passagers et parfois des extraits d'archives avec beaucoup de grain et manquant de saturation. De plus, certaines séquences sont un peu trop sombres et on y distingue mal l'action. La piste sonore anglaise est elle aussi assez bonne dans l'ensemble. On perd un peu les dialogues lorsque des bruits sont un peu trop forts, comme les explosions ou les moteurs. Parlant de bruits, on sera toujours un peu surpris par le "cri" du Airwolf dans les airs, ce qui accentue son côté bête d'attaque. La page de menu principal est statique, mais sonorisée. Les pages secondaires sont muettes. Il n'y a pas de suppléments, seulement des bandes-annonces.

Dans le premier épisode de la saison, on notera le retour (il était déjà dans le troisième épisode de la première saison) de James Whitmore Jr. (Black Sheep Squadron), dans un autre rôle, ainsi que Jeff MacKay (aussi dans Black Sheep Squadron et aussi dans Magnum P.I.). Pour le reste, cette seconde saison de "Airwolf" est certainement la meilleure de la série, mais aussi une des meilleures dans le style, transportant son auditoire dans toute la gamme des émotions, avec une place plus importante au suspens et à l'action, pour notre plus grand plaisir, bien entendu.

Vingt ans plus tard, nous serons un peu tolérants pour les petites erreurs de tournage, les bruits bizarres rajoutés et les effets pas toujours impeccables, car il s'agit pour les amateurs d'aéronautique et plus spécialement de l'une des rares séries télévisées à nous en donner autant. Les batailles entre hélicoptères, à la manière de poursuites automobiles sur l'autoroute, étaient et restent encore difficiles à trouver dans une série. Et quand on a jusqu'à trois ou quatre sortes d'appareils dans un seul épisode, des explosions et de la bagarre, on est bien contents et on laisse de côté les précisions techniques et les erreurs dans l'image. C'est ainsi qu'il faut voir "Airwolf" aujourd'hui, une série qui a su garder un esprit de divertissement qui ne s'enlise pas dans les détails. Des fois, ça suffit!


Cotes

Film8
Présentation3
Suppléments-
Vidéo7
Audio7