The Andy Griffith Show
The Complete Fourth Season / The Complete Fifth Season / The Complete Sixth Season
Paramount Home Entertainment

Créateur: Sheldon Leonard
Année: 1963-64 / 1964-65 / 1965-66
Classification:
Durée: 811 / 814 / 767 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 5 (DVD-9) chacun

Le coffret DVD saison 4 est disponible chez: Amazon.ca
Le coffret DVD saison 5 est disponible chez: Amazon.ca
Le coffret DVD saison 6 est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
9 mai 2006 2006

C'est sur une note malheureusement triste que débute cette critique des saisons quatre, cinq et six du célèbre "Andy Griffith Show" avec le décès d'un des acteurs de seconds rôles le plus célèbre d'Hollywood, Don Knotts. Celui qui a été durant cinq saisons régulières le fidèle Barney Fife, aux côtés d'Andy Griffith, aura fait une dernière apparition dans la série télévisée Las Vegas en 2005 (où il interprétait son propre rôle) et avait fait entendre sa voix pour la dernière fois à travers le personnage du maire Turkey Lurkey dans le dessin animé Chicken Little. Personnage qui ne manquait pas d'expressions, Don Knotts a longtemps été un des acteurs fétiches des productions Disney dans les années 60 et 70 en plus d'être Ralph Furley dans Three's Company ainsi qu'un personnage récurent de la série Matlock. On pourra malgré tout l'entendre au cours des prochains mois car il a prêté sa voix à deux personnages de dessins animés à sortir plus tard en 2006: Air Buddies et Hermie & Friends: To Share or Not To Share. Pour les amateurs d'anecdotes, sachez qu'il est décédé le même jour que Dennis Weaver (McCloud, dont la disparition a été moins médiatisée malheureusement) et qu'ils avaient le même âge, à quelques semaines près. Il avait 81 ans.

Les amateurs apprécient certainement le bon travail de Paramount qui nous permet de compléter rapidement de nombreuses séries télévisées en format DVD. Citons par exemple MacGyver, I Love Lucy et bien entendu la série qui nous concerne, "The Andy Griffith Show". Avec les saisons quatre, cinq et six, nous faisons un grand pas dans la collection, mais aussi dans l'histoire. Nous avons regroupé ces trois coffrets pour ne pas être trop redondants dans nos propos et surtout pour utiliser le fait, très intéressant, que la livrée de chaque saison est techniquement identique, seuls les graphismes changent. En passant, si vous découvrez cette série avec cette critique, sachez qu'il existe un ensemble des six premières saisons disponible à un prix plutôt avantageux (si on considère l'achat séparé des six coffrets). Mais on peut se demander pourquoi ne pas avoir attendu la fin de la série, dans deux saisons, pour offrir ce coffret.

Respectivement, les 32 épisodes de la quatrième saison ont été initialement diffusés sur CBS de septembre 1963 à mai 1964, les 32 de la cinquième saison de septembre 1964 à mai 1965 et les 30 de la sixième saison de septembre 1965 à avril 1966. Cette dernière marque aussi les débuts de diffusion en couleurs. Le défilement de ces années nous annonce que le petit Opie (Ron Howard) atteint désormais l'âge vénérable de 10 ans, c'est-à-dire qu'il est prêt à affronter les aventures les plus audacieuses (on peut facilement faire la comparaison entre le Opie du générique, qui va à la pêche, et celui qui apparaît dans les épisodes de ces saisons). Ce sera d'ailleurs le cas, car son personnage interviendra plus souvent au cours des saisons présentées ici, à commencer par le premier épisode de la quatrième saison. Cet épisode, "Opie, The Birdman", est selon bon nombre de téléspectateurs et de critiques, l'un des meilleurs de toute la série et même l'un des dix meilleurs épisodes de toute l'histoire de la télévision. Alors qu'il essaye un lance-pierre, le jeune Opie tue accidentellement un oiseau qui s'avère être une femelle qui a un nid et trois oisillons. Rongé par le remords, Opie décide de s'occuper lui-même des trois petits oiseaux. Finalement, il sera secondé par les autres personnages qui prendront eux aussi ce rôle très au sérieux.

Comme indiqué, on retrouve le personnage de Opie en héros principal plusieurs fois au cours de ces trois saisons, avec par exemple l'épisode "Opie Loves Helen" (saison 5), où il est amoureux de sa professeure ou encore, plus moralisateur, dans "Opie's Job" (saison 6), où alors qu'il doit faire la compétition avec un autre garçon pour devenir coursier, il apprend la véritable raison de son rival d'obtenir le travail. Il y a bien un autre personnage, plus effacé, mais tout aussi attachant et sympathique: Aunt Bee (Frances Bavier) qui nous fera tout un show, c'est le cas de le dire, au cours de la sixième saison avec la mini série dans la série où toute la petite famille va en voyage à Hollywood, le temps de quatre épisodes. Notre brave gouvernante apprendra, elle aussi, que l'argent ne fait pas le bonheur quand elle verra le monde autour d'elle changer après qu'elle eut gagné une belle somme d'argent à un jeu télévisé. Ce ne sera pas le seul pôle d'intérêt d'Aunt Bee dans cette saison puisqu'elle tombera amoureuse d'un politicien à la retraite et permettra, bien malgré elle, l'arrestation de faussaires alors qu'elle pensait avoir trouvé un emploi à temps partiel parfaitement adapté à ses compétences. Et que dire de sa découverte de la conduite automobile dans "Aunt Bee Learns to Drive".

Comme c'est souvent le cas dans des séries de ce type, chaque personnage se voit attribuer régulièrement des aventures le mettant plus en avant le temps d'un ou plusieurs épisodes. Dans "The Andy Griffith Show", la méthode est bien en place et permet ainsi à chacun de se mettre en valeur. Mais en général, on constatera que chaque personnage apparaît dans pratiquement chaque épisode, ce qui n'est pas toujours le cas. De nos jours, cela permet de limiter les jours de tournage pour un acteur et par la même occasion son chèque de paye. Il faut croire que les préoccupations ne devaient pas être forcément à ce niveau il y a quarante ans.

Ironiquement, si j'ose dire, le personnage de Barney Fife (Don Knotts) quitte la série après la cinquième saison. L'ironie, vous l'aurez compris, est qu'il a aussi quitté ce monde presque en même temps que la cinquième saison apparaissait dans les bacs. Sauf que cette dernière disparition est plus définitive que celle de la série, puisqu'à l'occasion, il reviendra faire une visite à Mayberry (ce qui sera l'occasion de l'annoncer comme un des événements de la saison). C'est pour aller vers d'autres projets que Don Knotts quitte la série à la fin de 1965. Lors de ses apparitions subséquentes, on apprend qu'il a quitté Mayberry pour aller à Raleigh, la capitale de l'état, où il est revenu aux études pour devenir enquêteur. Un de parti, deux qui arrivent. En effet, Helen Crump (Aneta Corsaut), la professeure dont Opie tombe amoureux, devient un personnage récurrent à partir de la cinquième saison, ce qui ne semble pas déplaire à Andy qui en fera pour l'occasion une compagne attitrée. Quant à Jerry Miller (Jerry Van Dyke), il devait à l'origine remplacer Barney Fife. Mais son personnage ne restera pas. Parmi les acteurs de passage au cours de ces trois saisons, notons entre autres Bob Denver, Rance Howard (le père de Ron), Don Rickles, Lee Van Cleef et Pat Hingle.

Vous ne serez pas surpris d'apprendre que ces trois nouveaux coffrets poursuivent adéquatement les précédents. Ils comprennent chacun cinq disques rangés dans trois boîtiers minces, le tout dans un fourreau de carton qui ne manque pas d'illustrations bien choisies. La qualité des images pour les saisons quatre et cinq est identique aux saisons précédentes, d'un noir et blanc très bien défini avec finalement peu de défauts malgré un peu de fourmillements selon les zones. La sixième saison, quant à elle, marque les débuts de la série en couleurs. Le transfert couleur reste très beau, à l'image du transfert noir et blanc. La bande sonore anglaise est en général bien compréhensible, avec malgré tout parfois des sons un peu sourds qui masquent les mots prononcés. Les pages de menus sont par contre toujours dans le même style, fixes et muettes, avec la liste des épisodes et l'option de les voir en une seule fois.

Les suppléments ayant complètement disparus (même les publicités originales que nous trouvions dans les coffrets précédents), on pourra éventuellement se dire que les éditeurs nous donnent quand même à chaque fois un bel ensemble avec des graphismes recherchés et surtout différents d'une saison à l'autre, que ce soit sur le fourreau, les boîtiers et même la sérigraphie des disques. Et malgré le fait que la série soit en noir et blanc (jusqu'à la cinquième saison), la plupart des illustrations proposées sont quant à elles en couleurs. Cachés lorsque les disques sont en place, on découvre, une fois ces derniers enlevés de leur emplacement, un descriptif très complet imprimé sur la face interne de la jaquette avec le titre, un résumé et la date de première diffusion de chaque épisode du disque qui les recouvre. Pas besoin de faire de longues recherches avec cet astucieux supplément imprimé.

Anecdote pour les amateurs de Star Trek: dans l'épisode 28 de la série, Kirk, Spock et McCoy se retrouvent au XXe siècle. À un moment donné, ils marchent dans une rue déserte d'une ville de cette époque. Si on y regarde de plus près, on reconnaît la rue principale de Mayberry (enfin, le décor utilisé pour la rue).

Ces trois nouvelles saisons nous apportent toujours autant de plaisir lors de leur visionnement. La fraîcheur et la candeur des histoires tranchent avec ce que la télévision nous propose de nos jours. Drôle d'évolution. De plus, le passage du noir et blanc à la couleur donne encore plus de vie à l'histoire de cette ville et surtout de son shérif, son fils, la gouvernante, l'adjoint et finalement de tous les habitants de Mayberry. Nous continuerons de regretter l'absence de matériel supplémentaire, surtout avec la disparition récente de Don Knotts qui nous aurait certainement apporté bien des souvenirs et des anecdotes. En tout cas, il ne faut absolument pas se priver de ces petits bonbons de l'histoire de la télévision. "The Andy Griffith Show" n'a pas été l'une des séries les plus populaires pour rien. La posséder au format numérique revient à posséder un petit trésor audiovisuel.


Cotes

Film8
Présentation2
Suppléments-
Vidéo7
Audio7