The Andy Griffith Show
The Complete Seventh Season
Paramount Home Entertainment

Créateur: Sheldon Leonard
Année: 1966-67
Classification: G
Durée: 764 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 5 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
15 octobre 2006

À l'instar de séries télévisées telles que The Brady Bunch, le public s'approprie (souvent de façon maladroite et excessive) une certaine parenté avec les personnages d'une émission qui revient année après année, et dans laquelle on assiste, telle une vraie famille, au vieillissement des acteurs. C'est encore plus saisissant, comme je l'ai déjà dit, lorsqu'il s'agit de jeunes acteurs qui débutent à un âge plutôt bas et qui sont toujours là après sept ou huit ans. Puisque nous sommes avec "The Andy Griffith Show", vous avez certainement deviné que je veux parler de Ron Howard, qui est apparu, si vous suivez mes critiques de cette autre anthologie télévisuelle, à l'âge de six ans dans la première saison de la série, en 1960, alors que nous allons cette fois-ci découvrir la septième saison, alors que notre petit bonhomme atteint l'âge très respectable (selon lui principalement) de treize ans.

C'est avec une certaine régularité que nous retrouvons trente épisodes pour composer cette septième et avant-dernière saison. Ils ont été diffusés sur le réseau américain CBS de septembre 1966 à avril 1967 et ce sont les épisodes portant les numéros de 190 à 219. C'est la deuxième saison à être diffusée en couleurs. Alors si l'ambiance de la ville vous stresse un peu trop ces temps-ci, voici un excellent remède d'en sortir l'espace d'un moment : allons retrouver le shérif Andy Taylor (Andy Griffith), son fils Opie (Ron Howard) et la "gouvernante" Aunt Bee (Frances Bavier) dans le sympathique petit village de Mayberry, quelque part où il fait, en général, bon vivre (et même s'il s'agit d'une ville fictive, il est aujourd'hui presque certain que ses auteurs ont largement puisé leur inspiration dans la ville de Mount Airy, en Caroline du Nord).

Pour débuter cette nouvelle année, un premier épisode dont le titre peut prêter à confusion, "Opie's Girlfriend", raconte bien la rencontre entre Opie et une jeune fille de son âge, mais même à treize ans, un garçon a sa fierté. Au fil des épisodes, les histoires ne se ressemblent pas. La délicieuse Aunt Bee sera à l'honneur plusieurs fois au cours de cette saison, ce qui lui vaudra d'ailleurs un Emmy pour son rôle cette année-là. Elle va même affronter Andy en se présentant au conseil municipal et choisira de se lancer en affaires en ouvrant un restaurant chinois. De son côté, Andy aura à résoudre autant de problèmes municipaux que familiaux. Il sera même la victime d'un enlèvement par deux voleurs de banque et devra aussi choisir entre sauver la chorale du "barbier" en laissant chanter un voleur de poulets. Même s'il n'est plus l'adjoint d'Andy, on retrouve ce cher Barney Fife (Don Knotts) lors de deux épisodes de cette saison : dans le premier, c'est Andy qui lui rend visite à Raleigh et qui découvre que la situation de Barney n'est pas aussi belle que le prétend ce dernier. Il décide de l'aider. Dans l'épisode suivant, "Barney Comes to Mayberry", l'ancien adjoint revient à Mayberry en même temps qu'une star du cinéma qui y tourne un film. Les photos des deux ensemble dans les journaux de Raleigh vont créer toute une sensation locale.

Regardez bien l'épisode "Opie Finds a Baby" pour apercevoir un acteur débutant (quoique The Little Shop of Horror remontait déjà à plus de six ans) et qui reviendra d'ailleurs dans un autre épisode de la huitième saison (avec un autre rôle), j'ai nommé Jack Nicholson. Dans le même ordre d'idée, c'est le personnage de Joe, l'assistant-imprimeur du dernier épisode de la saison, "Goober's Contest" qu'il faut surveiller, puisqu'il s'agit d'un tout jeune Rob Reiner, futur réalisateur à succès. On le retrouvera plusieurs fois dans la série "parallèle" qui sera présentée sur CBS, Gomer Pyle, U.S.M.C. à partir du personnage de Gomer Pyle, le frère de Goober, qui apparaît dans "The Andy Griffith Show" dans les saisons trois à cinq, avant de s'enrôler dans l'armée (ce qui est d'ailleurs le sujet de la série).

N'ayez aucune crainte, car le coffret de cette septième saison s'enlignera parfaitement avec les précédents. Les trente épisodes sont divisés sur cinq disques et trois boîtiers minces (deux doubles et un simple). Les jaquettes sont toujours parfaitement illustrées, surtout à l'intérieur, avec un thème de cuisine cette fois-ci. Les disques possèdent des sérigraphies de fruits ou de biscuits et une fois retirés, on découvre en dessous, imprimée, la liste des épisodes ainsi qu'un résumé et leur date de diffusion. Si les saisons en noir et blanc présentaient une relative belle image, celles en couleurs ne sont pas plus mauvaises, au contraire. À part un petit côté légèrement pâle, ces couleurs rehaussent sensiblement la qualité des images. La piste sonore anglaise mono reste elle aussi parfaitement précise et claire à comprendre. Il n'y a pas de sous-titres, seulement pour malentendants. Les pages de menu sont très simples, statiques et muettes. Et il n'a pas de suppléments non plus, même pas de clips publicitaires comme ce fut le cas dans de précédentes saisons.

Malgré les années et le côté absolument rétro de certaines situations (il serait bien différent de nos jours de concevoir une relation "amicale" telle celle d'Andy et Helen de la manière dont elle se déroule dans la série, c'est-à-dire assez prude), "The Andy Griffith Show" est une série qui continue d'être diffusée régulièrement depuis 40 ans et qui s'approprie régulièrement de nouveaux admirateurs, plus jeunes, qui découvrent les qualités presque médicinales de cette série. Même si le personnage de Barney n'est plus dans la série, ceux de Otis (Hal Smith) et Goober (George Lindsey) prennent la relève pour ce qui est des comiques de l'histoire. Sur une autre note, il faut annoncer que c'est la dernière saison du barbier Floyd Lawson (Howard McNear) qui a subi une attaque cardiaque durant cette saison. Il ne pouvait plus bouger de façon normale par la suite. Certaines scènes ont donc été tournées en fonction de son handicap, car il voulait continuer de travailler malgré tout.

Une avant-dernière saison qui ne perd pas son souffle, même après plus de 200 épisodes. La vivacité des principaux personnages et l'évolution de celui du jeune Opie rendent les histoires intéressantes et donnent parfois envie de vouloir les revivre, tant notre monde moderne est attaqué de toutes parts de sujets graves, tristes et manquant cruellement d'humanité. Après tout, on peut rêver. Pour terminer, je préciserais que la huitième et dernière saison sera disponible en décembre prochain.


Cotes

Film8
Présentation2
Suppléments-
Vidéo7
Audio7