Battlestar Galactica [Blu-ray]
The Remastered Collection
Universal Studios Home Entertainement

Créateur: Glen A. Larson
Année: 1978–1980
Classification: PG
Durée: 1641 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 8 (BD-50)
Code barres (CUP): 025192275814

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
11 juin 2015

Avec le succès majeur que connut la série "remâchée" Battlestar Galactica il y a quelques années, il est plutôt étonnant qu'on ait attendu tout se temps pour sortir l'original en Blu-ray. Il est vrai que l'intégrale de la série des années 70-80 était déjà disponible en DVD et à petit prix, mais compte tenu de l'engouement de certains pour la haute définition, ce retard est un peu décevant.

Mais qu'à cela ne tienne. L'important étant que le coffret soit enfin disponible. Et en bonus on a même inséré la deuxième série de la franchise, "Galactica 1980". Pour les profanes, il faut savoir que "Battlestar Galactica" ne dura qu'une seule saison de 24 épisodes en 1978-79 avant que le réseau ABC ne décide de l'annuler compte tenu des coûts de production prohibitifs. On tenta d'apaiser l'auditoire en colère avec une pseudo-suite à petit budget située sur Terre, le "Galactica 1980" en question, où seul Adama (Lorne Greene) et deux autres personnages (Boomer et Boxey) reprenaient du service. Mais la pauvreté des scénarios, le manque évident de budget et l'absence de la plupart des personnages principaux voua cette tentative à l'échec et cette deuxième saison ne dura que 10 épisodes.

Assez parlé du piètre "Galactica 1980", parlons plutôt de son merveilleux prédécesseur, "Battlestar Galactica". Donc, vingt-quatre épisodes avec Dirk Benedict (connu par la suite pour son rôle similaire dans The A-Team) dans le rôle de Starbuck le pilote intrépide et tombeur de ces dames, Richard Hatch dans celui d'Apollo, le fils sérieux et digne du leader des rescapés, le Commandant Adama (Lorne Greene). On retrouve aussi Boomer, Colonel Tigh, Cassiopea et Athena. Le méchant, Balthar, l'humain ayant trahi les siens à la cause des robots Cylons, est joué par le Canadien John Colicos.

Ceux et celles qui ne connaissent que la série de 2003 reconnaîtront les noms des principaux protagonistes avec quelques variantes comme la couleur de la peau (Boomer et Tigh, deux Afro-Américains dans la série originale sont devenus respectivement une femme asiatique et un homme caucasien - ce qui me fait constater le peu de place laissée aux acteurs afro-américains dans le remake), le rôle joué (Balthar et certains Cylons tiennent un rôle plus ambigu dans la nouvelle version) ou le sexe du personnage (Starbuck et Boomer entre autres sont devenues des personnages féminins). Sinon, la prémisse est la même. Dans une galaxie lointaine, douze colonies humaines sont totalement détruites par une race de robots belliqueux appelés Cylons suite à la traîtrise d'un humain nommé Balthar. Les quelques milliers de survivants embarquent dans une flottille de vaisseaux de fortune sous la protection du dernier croiseur militaire le Battlestar Galactica et tenteront de trouver un nouveau monde où vivre tout en évitant les Cylons.

Bien que cette première série soit de loin moins complexe que celle des années 2000, les bases et la recette pour en faire un succès sont tout de même présentes. Les scénarios ont beau être moins alambiqués et les personnages moins étoffés (pas de classe de Cylons à l'apparence humaine par exemple) il n'en reste pas moins que les histoires sont efficaces, le suspense maintenu et les interactions entre les protagonistes intéressantes. Oui nous sommes à la fin des années 70 avec son mélange de machisme et de féminisme, oui les coupes de cheveux sont horribles et les vêtements sordides, mais c'est largement compensé par des effets spéciaux splendides pour l'époque, une direction artistique impeccable (les Vipers et les vaisseaux cylons sont superbes) et même une belle brochette de personnages et d'acteurs assez doués. Donc, pour ceux et celles qui comme moi ont grandi avec l'originale et ont tout de même été séduits par la nouvelle version, ce coffret est un impératif. Pour les plus jeunes qui ont commencé avec la série du 21e siècle, il faudrait voir un épisode ou deux avant pour savoir si ça vous plaît. Mais je dirais somme toute que le prix correct du coffret devrait vous faciliter la décision.

Les tenants du format 16:9 auront de quoi se mettre sous la dent puisqu'Universal a choisi d'offrir le coffret de la série originale et sa suite boiteuse, "Galactica 1980", en version recadrée en plus du format original de 4:3. Chacun pourra donc choisir sa préférence avant d'acheter le coffret, car les deux formats sont vendus séparément. Personnellement, je trouve que recadrer une série 4:3 en 16:9 pour maximiser l'espace disponible sur l'écran en éliminant les barres noires sur les côtés équivaut au problème initial inverse qu'on retrouvait lorsque les films tournés en 16:9 (ou 2.35:1) étaient recadrés pour remplir nos télés 'carrées' et ainsi éliminer les barres noires horizontales. C'est-à-dire que dans les deux cas, bien que Monsieur et Madame Toutlemonde aient l'impression d'en avoir plus pour leur argent, c'est exactement l'inverse qui se produit. L'image 'maximisée pour remplir l'écran' est effectivement découpée dans l'image originale pour nous offrir le cadre le plus pertinent qui remplira tout l'espace. Mais puisqu'ici on a choisi d'offrir les deux formats, chacun y trouvera son compte.

Au niveau de la qualité vidéo, les détails précis et les contours nets de la haute définition sont impressionnants même si le support original était moins performant. Les merveilleuses couleurs sombres et les contrastes des splendides décors, naturels ou non, sont aussi détaillés qu'on puisse le souhaiter. Beaucoup de soin a été mis dans l'apparence de l'image en maximisant le potentiel du disque Blu-ray. Pour l'audio, le son est très clair et possède une belle complexité avec une bande Dolby 5:1 ajoutant toute une dimension à l'ambiance générale. En supplément on retrouve une revuette sur le tournage de la série, une entrevue avec le créateur Glen A. Larson, des scènes retranchées, une revuette sur le travail de restauration, une sur la musique et un commentaire audio pour l'épisode pilote.


Cotes

Film8
Présentation9
Suppléments8
Vidéo9
Audio9