Battlestar Galactica
Season 2.0
Universal Studios Home Video

Créateur: Glen A. Larson
Année: 2005
Classification: 14A
Durée: 438 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
14 mai 2006

Attention: si vous avez décidé de regarder la série "Battlestar Galactica" actuellement diffusée en français sur le Canal Z, au Québec, des éléments de l'histoire, non encore mis en ondes, pourraient être divulgués dans cette critique.

Universal nous propose de poursuivre la passionnante, mais ô combien éprouvante, aventure d'un groupe d'humains à la recherche d'une terre promise, mais poursuivis dans l'espace par des robots qui veulent les exterminer. Mais le plus triste, c'est que ces robots ont été créés par les humains eux-mêmes. Quel triste retour de reconnaissance! (je vous propose de revenir faire un tour à ma critique de la première saison pour connaître tous les détails). Après une première saison comportant de nombreuses scènes époustouflantes, d'importants revirements de situation nous ont démontré que les Cylons ne sont uniquement des robots de fer, mais peuvent désormais prendre l'apparence humaine et être par conséquent n'importe quel membre d'équipage du vaisseau Galactica ou un des 50 000 passagers de la flotte. Les efforts de la présidente ne servent à rien et elle est mise aux arrêts. Mais la crainte atteint son paroxysme quand un des pilotes de chasseur, la jeune Boomer, tire à bout portant plusieurs coups de feu sur le Commandeur Adama.

À noter que le coffret dont il est ici question porte la mention "Season 2.0". Il n'est pas fait mention de "saison complète" puisque ce n'est pas le cas. Tout comme lors de sa diffusion au petit écran, séparée en deux vagues de dix épisodes, la sortie DVD prendra le même chemin: dix épisodes dans ce premier coffret et les dix suivants, donc une version "2.1" un peu plus tard en 2006. Donc les épisodes décrits ici ont été diffusés pour la première fois sur le réseau américain Sci-Fi de juillet à septembre 2005 (la deuxième vague a quant à elle été diffusée de janvier à mars 2006).

Difficile donc de mettre le spectateur plus dans l'angoisse, qui plus est à la fin d'une saison (ça me rappelle, dans une autre sorte de guerre, le fameux coup de feu sur J.R. Ewing, dans la série Dallas. La plupart des journaux et magazine ont ensuite titré "Qui a-tué J.R.?" pendant de longues semaines). Malheureusement, je dois révéler un peu de l'histoire pour donner du contenu à cette critique. Il est vrai que l'histoire, comme je le disais plus haut, est remplie de rebondissements, pour notre bonheur d'auditeur, bien entendu. Nous débutons donc cette deuxième saison par un rapide rappel des événements précédents, tragiques pour la plupart. Avec la présidente et le capitaine Apollo sous les verrous, Starbuck perdue en mission quelque part sur Caprica avec un double de Boomer dont on ne sait sa véritable nature et surtout le commandeur Adama entre la vie et la mort, la situation ne pourrait pas être pire. En fait, elle l'est! Au moment des faits, le médecin attitré n'est pas à bord et il faut à nouveau faire un saut dans l'espace pour échapper aux Cylons. Malheureusement, une erreur de communication enverra le Galactica à un endroit et le reste de la flotte à un autre. Il faut absolument retrouver les autres vaisseaux. L'opération est risquée, car elle oblige le Galactica à retourner au point de départ et de devenir une vraie cible pour ses ennemis. Mais le colonel Tigh, désormais en charge du commandement, n'a pas le choix. Il y a tellement d'issues en jeu. Il libère Apollo afin que ce dernier puisse reprendre sa place de pilote et combattre les Cylons pendant la manœuvre de recherche. Mais alors que cette dernière aboutie, personne n'a pensé à surveiller un vaisseau ennemi qui s'est semble-t-il écrasé sur le Galactica, touché par les chasseurs. Maintenant, les Cylons sont à bord. Ils sont capables de prendre un certain contrôle et mette de tuer toute trace d'humain. Toutes les idées de tentatives sont les bienvenues.

Bien entendu, dans ce résumé du début de la deuxième saison, je ne fais pas mention d'autres éléments tels que la position particulière du Docteur Gaius Baltar et de sa "compagne" Number 6. Je passe aussi l'écrasement du vaisseau sur Kobol et la survie de ses occupants ainsi que la quête de Kara Starbuck sur Caprica, à savoir la fameuse flèche que la présidente Roslin a demandée pour indiquer le chemin de la Terre (avec un T majuscule). Dans chaque épisode, on passe d'une histoire à l'autre comme un suivi parallèle des intrigues, avec une chronologie qui ne nous perturbe pas vraiment, à condition de ne pas en manquer une minute. De toute façon, avec la parfaite réalisation de cette série, difficile de vouloir en manquer. Bien sûr, on retrouve la technique déjà détaillée pour la première saison. Dans l'ensemble, on constatera un nombre un peu moins important de scènes dans l'espace (peut-être les plus chères à produire) pour un peu plus de scènes "au sol" (comme sur Kobol ou Caprica). Mais cela ne modifie en rien la qualité du produit final.

Le coffret que nous propose Universal de cette moitié de deuxième saison est très semblable à celui de la première saison, si ce n'est qu'il ne comporte que trois disques rangés dans trois boîtiers minces, le tout dans un fourreau de carton aux couleurs métallisées. Le recto possède en plus du relief sur certaines parties, comme le titre. L'image est encore très belle. Il y a beaucoup de scènes sombres, dans les couloirs des vaisseaux par exemple, mais en général la définition est toujours excellente. De plus, les scènes d'extérieurs, comme sur Kobol, qui ressemble à la Terre, ou sur Caprica, avec ses tendances rougeâtres, viennent trancher dans la continuité colorimétrique. Une seule bande sonore anglaise, (dommage pour une version française, qui existe comme on s'en rend compte) d'une qualité parfaite avec des effets d'ambiances très bien dosés. Les pages de menus sont pratiquement statiques, avec seulement un effet de lumière rouge sur les yeux de nos chers êtres mi-humain, mi-Cylon.

Les suppléments sont un peu moins présents par contre que lors de la première saison. Nous avons malgré tout droit à une piste de commentaires "podcast" (on a l'impression que le narrateur est dans une cabine) du producteur exécutif Ronald D. Moore sur sept épisodes sur 10. Ses sujets sont surtout techniques et font principalement rapport au tournage des scènes visualisées. Il y a aussi des scènes supprimées (ou rallongées) sur presque tous les épisodes (sauf Pegasus). Leur durée varie de deux minutes à plus de quinze à chaque fois. En général, elles n'apportent rien de plus à l'histoire, mais complètent les situations déjà en place dans les épisodes. Finalement, on retrouve un court documentaire (moins de quatre minutes) de production qui présente cette deuxième saison avec quelques entretiens avec les acteurs. Curieusement, c'est le disque le moins rempli, le troisième, avec seulement deux épisodes, qui comporte le moins de suppléments. Décidément, la façon de concevoir les disques m'intriguera toujours.

Si cette série a su vous accrocher, ce que j'espère compte tenu de ses nombreuses intrigues intelligemment assemblées, sachez qu'une troisième saison est annoncée et devrait entrer en ondes sur le réseau Sci-Fi à la fin de l'année 2006. Cela prouve la popularité du propos, qui ne se dément pas depuis le tournage de la minisérie. Si vous recherchez une série de science-fiction qui sort vraiment de l'ordinaire, avec des gentils et des méchants pas toujours évidents, des batailles interstellaires d'un nouveau genre, et surtout une histoire qui nous tient devant l'écran, alors vous avez trouvé. Jusqu'à maintenant, je n'ai rien vu de semblable.


Cotes

Film9
Présentation4
Suppléments7
Vidéo10
Audio10