Beauty And The Beast
The Final Season (Season 3)
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Créateur: Ron Koslow
Année: 1989-1990
Classification: PG
Durée: 543 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
12 mars 2008

Pour sa troisième et dernière saison qui a été diffusée à la télévision américaine en 1989 et en 1990, la série à grand déploiement et à succès "Beauty and the Beast" proposait de nombreux changements qui n'ont pas plu à tous.

Sur le simple plan narratif, faire disparaître un des deux personnages principaux était un pari risqué. Sauf qu'à cette époque, Linda Hamilton était enceinte de James Cameron et l'éternelle Catherine a décidé de se retirer abruptement de l'intrigue, assassinée par le méchant Victor (Stephen McHattie). Pendant la dernière ligne droite, son amoureux maudit Vincent (Ron Pearlman) a tout fait pour découvrir son bourreau et secourir son propre fils. Il a même décidé de s'allier avec des êtres qui n'habitaient pas son monde souterrain, fraternisant parfois avec le diable pour arriver à ses fins.

En transformant la tendresse des âmes sœurs de Catherine et de Vincent en amoureux tragiques, les scénaristes se sont mis quelques admirateurs à dos. Un choix qui relève toutefois de l'évidence, car la série aurait rapidement mordu un os. Cette dernière saison, beaucoup plus sombre, tragique et violente que les précédentes, met plus d'emphase sur Ron Pearlman. Au lieu du simple faire-valoir de service, le comédien s'en sort grâce à son jeu physique intense. À tel point que le comédien continue d'être associé à ses personnages plus grands que nature, comme en fait foi sa participation aux Hellboy de Guillermo del Toro.

Ce que la série de Ron Koslow perd en romance, elle le regagne en suspense et en action. Tous les éléments sont en place pour montrer cette lutte titanesque entre le noble lion et le vil Victor, explorant autant le monde normal que celui qui se trouve sous ses pieds. Entre de nombreuses péripéties qui tiennent en haleine et une finale bien entendue trop prévisible, il y a de très bons comédiens secondaires qui arrivent à prendre leur place, que ce soit Jo Anderson en policière assidue, Edward Albert en millionnaire pas toujours limpide et l'inquiétant Stephen McHattie qui vient de prouver, avec le très drôle Shoot'Em Up, que les rôles de méchants lui collent à la peau.

Le format est également différent. Il n'y a que douze épisodes d'environ 50 minutes chacun, répartis sur trois DVD. En espérant que la série ne se vende pas au même prix que les précédentes, qui comportaient deux fois plus d'aventures. Voici tout ce que devra affronter le héros au cœur pur et ses acolytes :

La magnifique trame sonore est heureusement encore au rendez-vous. Tant mieux, car c'est un des éléments les plus formidables de l'ensemble. La musique porte de multiples émotions, donnant de la profondeur au récit et créant même des atmosphères uniques. Dommage que la piste anglophone en Dolby Digital 2.0 ne soit pas mieux développée, car ce son aurait mérité de tout chavirer sur son passage. Les dialogues s'avèrent cependant très faciles à saisir. Un avantage certain, surtout devant cette absence totale de sous-titres.

Les images épousent toujours le format plein écran et aucune évolution ne semble de la partie. Du grain peut apparaître dans des séquences nocturnes, alors qu'une certaine blancheur émane de la photographie. Et c'est sans compter sur la présence de blocage sur quelques gilets. La définition des contours demeure cependant attrayante, tout comme ce choix de couleurs des plus judicieux qui offre au passage quelques éclairages ciselants.

Après le mauve et l'orangé, la pochette décide de voguer vers un bleu céleste montrant un gros lion perdu et le visage angélique d'une douce beauté. Le menu principal du DVD, très travaillé, mais malheureusement statique et sans musique, présente les protagonistes dans des environnements souvent gothiques. Au sein de ces trois disques, il ne semble pas y avoir eu de la place pour le moindre supplément. Une déception, surtout que c'est le dernier volet d'une série qui a fortement marqué une époque.

Cette troisième et dernière saison de "Beauty and the Beast" rompt avec les précédentes. Par la disparition du personnage de Linda Hamilton, les éléments amoureux se transforment en charge tragique, avec un sentiment de vengeance qui arrive assez rapidement. Beaucoup plus sombre et torturée, la prémisse laisse davantage d'espace à Ron Pearlman pour qu'il se fasse valoir devant la caméra. Moins personnelle et envoûtante que la deuxième saison, cette conclusion se visionne néanmoins avec intérêt, seulement pour réentendre les magnifiques compositions musicales.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments-
Vidéo6
Audio7