Bewitched
The Complete Second Season
Sony Pictures Home Entertainment

Créateur: Sol Saks
Année: 1965
Classification: NR
Durée: 967 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 266
Nombre de disques: 5 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
18 décembre 2005

Chaque année, à l'approche de la fête de l'Halloween, la tradition n'en démord pas: les sorcières de tout acabit ont la cote auprès des jeunes et des moins jeunes. C'est l'occasion pour ces derniers d'initier les premiers à la découverte (ou la redécouverte) d'une des comédies télévisées sur la sorcellerie les plus connues: "Bewitched", ou, pour les francophones, "Ma sorcière bien-aimée". Profitons en nous aussi à l'occasion de la sortie de la seconde saison de la série que nous propose Sony.

Les amateurs doivent certainement le savoir, mais les deux premières saisons (ou les 74 premiers épisodes) de la série (qui en compte huit), ont été initialement produites en noir et blanc. Par la suite, les autres saisons, à partir de la troisième donc, ont été produites et diffusées en couleur. Ce coffret est donc le deuxième et dernier qui sera proposé soit en noir et blanc original ou en version colorisée (procédé qui a été appliqué aux premiers épisodes au début des années 90). Pour respecter le show original, ce sera la version noir et blanc que nous allons critiquer ici. Cette seconde saison est la plus grande en termes de nombre d'épisodes. Avec ses 38 demi-heures, il s'agit même d'une des saisons les plus remplies du monde des séries télévisées de ce format, puisque cela représente environ neuf mois de production. Après les 36 de la première saison, le nombre descendra à 33 puis à 30 et enfin à 26 épisodes pour la huitième et dernière saison. Pour revenir à cette seconde saison, elle a été diffusée pour la première fois sur le réseau américain de septembre 1965 à juin 1966. La durée totale de ce coffret représente donc un peu plus de 16 heures de "Bewitched"!

Faisons donc la connaissance, si besoin est, de Samantha (Elizabeth Montgomery) et Darrin (Dick York) Stephens (ou aussi orthographié Darren, selon le cas et l'origine du document), un couple américain apparemment normal, vivant dans une maison de banlieue et attendant leur premier enfant. Darrin a un bel emploi dans une agence de publicité réputée et Samantha s'occupe de la maison. Mais la ressemblance avec le quotidien humain s'arrête là. En effet, Samantha n'est pas une mortelle, mais une sorcière. C'est justement pour s'éloigner de son propre monde qu'elle a décidé de vivre parmi les mortels et de ne plus utiliser ses pouvoirs magiques. Malheureusement, la tentation est souvent trop grande ou la situation trop nécessiteuse pour ne pas les utiliser. Et malgré ses propres résolutions (résultant ainsi en une sorte de concours où Samantha et Darrin comptent les jours sans sorcellerie), notre sympathique et dévouée épouse retombe vite dans son monde, pour notre plus grand plaisir, bien entendu.

Cette seconde saison voit l'arrivée de deux personnages récurrents dans l'histoire: l'enfant de Samantha et Darrin, Tabatha (ou Tabitha, comme pour "Darrin") et surtout un nouveau membre de la famille, Serena, la sœur de Samantha (et autre fille d'Endora), qui est aussi joué par Elizabeth Montgomery. Cela permet surtout à l'actrice de pouvoir présenter deux personnages aux antipodes l'un de l'autre: une femme mariée douce et aimante et une sorcière qui porte bien son nom, dans tous les sens du terme. Pour les différencier, c'est simple: l'une est blonde et l'autre est brune. Sauf quand Serena décide de prendre la place de sa sœur et de tromper ce pauvre Darrin qui n'y voit que du feu.

Sony nous offre ici un produit fort convenable, mais qui suscite une petite remarque constructive: pourquoi ne pas avoir mieux équilibré le contenu des cinq disques? En effet, les quatre premiers disques ont neuf épisodes chacun alors que le cinquième n'en a que deux! Cela aurait allégé les quatre premiers qui supportent ainsi près de quatre heures trente de contenu chacun, ce qui est beaucoup pour un tel support. Les plus techniques diront que le noir et blanc prend moins de place que la couleur, mais cela n'explique pas une répartition aussi bizarre. À sept ou huit épisodes par disque, le besoin de compression aurait été moins grand et la qualité de lecture améliorée. Même si on ne décèle pas vraiment de défauts, tous les lecteurs, notamment les petits portables, pourraient avoir de la difficulté à gérer un tel contenu. Si l'image noir et blanc semble assez belle dans l'ensemble, on notera par contre une dégradation bien visible dans certains plans où on se rapproche des personnages dans une même séquence, comme si on avait refait le cadrage d'un même plan. Cela entraîne alors un grain très important. Je ne sais pas exactement si cette particularité existe depuis l'origine ou si elle résulte d'une modification au cours des années. La piste sonore anglaise est parfaitement compréhensible et nette. Une piste française aurait été appréciée, mais je me demande s'il y aurait de la place pour elle (et je n'accepterais pas cela comme une excuse, vu ce que j'explique plus haut sur la répartition des épisodes). Les pages de menus sont statiques, muettes et en couleurs. Le coffret comporte trois boîtiers minces doubles rangés dans un fourreau de carton.

Dans le coin des suppléments, on ne se bouscule pas vraiment. Le segment "Bewitched, Bewildered and Be-Bloopered!" nous présente quelques erreurs et "gaffes" qui sont visibles dans les épisodes de cette seconde saison. Il est important de préciser que ce sont les versions colorisées qui sont utilisées pour illustrer cette séquence d'une durée d'environ sept minutes. Le montage est complété par un commentaire qui nous explique ce qu'il faut regarder ou ce qu'il faut voir comme une erreur. Intéressant, mais beaucoup trop court. Quelques bandes-annonces d'autres sorties de Sony sont aussi disponibles.

On ne manquera pas l'apparition d'un jeune acteur de 18 ans dans l'épisode "Man's Best Friend". Même s'il n'en était pas vraiment à sa première apparition au petit écran (c'était en réalité sa quatrième), Richard Dreyfuss, le futur scientifique Matt Hooper de Jaws et le voyageur spatial volontaire Roy Neary de Close Encounter's of The Third Kind fait quand même ici des débuts prometteurs.

"Bewitched" ou "Ma sorcière bien-aimée" représente pour moi l'une des séries qui a pratiquement grandi avec moi, sa diffusion en France, où je vivais, étant alors décalée de quelques années. Même si je n'avais pas revu d'épisodes de cette série depuis plusieurs années, je n'ai pas mis beaucoup de temps à me remettre dans l'ambiance et curieusement, j'ai retrouvé le même intérêt qu'il y a 25 ans au moins. La seule différence, c'est qu'à cette époque, c'était la version française et non anglaise. Une bonne thérapie pour ceux qui ne veulent pas trop perdre leur enfance, mais que l'on aurait espérée dans une présentation plus complète et moins "tassée". Je pense que je vais de nouveau croire aux sorcières bienfaitrices.


Cotes

Film9
Présentation4
Suppléments2
Vidéo6
Audio7