Brooklyn Nine-Nine
Season Two
Universal Studios Home Entertainement

Créateurs: Dan Goor, Michael Schur
Année: 2014-2015
Classification: PG
Durée: 495 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)
Code barres (CUP): 025192272011

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
21 octobre 2015

Vite appréciée, vite oubliée, on ne parle pratiquement plus de la sitcom récipiendaire de deux Golden Glodes dont celle de la meilleure série humoristique. Pourtant, si c'est certainement le poste de police le moins sérieux de toute l'Amérique, il est aussi assurément le plus amusant.

Vu comme la meilleure consolation face à la fin récente de la merveilleuse série Parks and Recreation qui était elle-même un dérivé de The Office, on joue dans les mêmes plates-bandes avec un contexte légèrement différent. Style documentaire sans les bribes d'entrevues, complicité indéniable d'une distribution exemplaire et une humanisation des personnages par le biais de romances appuyées qui prennent leur temps à la manière d'un soap de fin d'après-midi, le canevas reste le même si on connaît le style de Michael Schur, mais on apprécie certainement son esprit éclaté qui n'hésite pas à oser dans ses situations qui voit un sujet a priori ordinaire virer en la plus extravagante et absurdement humaine des folies. Après tout, face à l'abondance des séries policières qui attaquent le petit écran, il était temps que quelqu'un lui enlève son sérieux et la tourne en une amusante autodérision.

Et Dieu merci, la série n'a rien perdu de son mordant et on y rit de bon coeur si ce n'est à gorge déployée à plus d'un moment compte tenu des situations souvent éclatées, mais surtout à cause du sens du timing de la distribution dont la complicité est plus palpable que jamais. Si l'on semble encore chercher le ton ici et là et qu'il manque peut-être une petite cohésion d'ensemble qui n'est pas nécessairement sauvée par les rares sous-histoires étirées sur quelques épisodes (surtout si l'on compte ces petits maillons qui ne tiennent pas toujours la route), les personnages sont admirables et chaque comédien a l'occasion à plus d'un moment de briller à son meilleur, encore davantage comme on a accordé un épisode supplémentaire à la saison.

Il est donc impossible de donner la médaille d'or à un membre en particulier tellement ils sont le plus satisfaisant ensemble que séparés, même si Andre Braugher est toujours génial en pince-sans-rire et que Stephanie Beatriz et Chelsea Peretti sont deux différents types de lucides psychopathes. Mais on admire brillamment l'aisance indéniable d'Andy Samberg, maître d'improvisation, qui fait des flammèches autant avec ses collègues comme Melissa Fumero, Terry Crews ou Joe Lo Truglio, qu'avec les participations surprises de haut calibre dont on retiendra notamment la présence de Eva Longoria. L'apparition de Ed Helms et de Jenny Slate, parmi tant d'autres, ne passera certainement pas inaperçue non plus.

Si le visuel est égal à lui-même et met en scène un univers vivant et lumineux, indéniablement très urbain, le côté sonore est dans le meilleur que les émissions tournées en studio ont à offrir, tirant avantage des répliques, l'essentiel, mais aussi des bruits ambiants lors des scènes avec plus d'action, fusils, déplacements et coups de feu inclus. Puisque bien sûr, il est assez difficile de ne pas se rappeler que tout dans la série ou presque se déroule dans des décors en carton, les scènes extérieures incluses.

Dans le même ordre d'idée des illusions manquées, les spectateurs québécois auront certainement envie de porter une attention particulière à l'épisode 18 "Captain Peralta" où une grande partie de l'action se déroulera au Québec à l'aéroport de Drummondville et où de piètres représentants tenteront en vain de faire croire qu'il parle en français d'ici! Drôle et invraisemblable, mais pas nécessairement pour les raisons désirées! Les 23 épisodes de la série sont divisés ainsi sur les trois disques:

  • Disque 1: Undercover - Chocolate Milk - The Jimmy Jab Games - Halloween II - The Mole - Jake and Sophia - Lockdown
  • Disque 2: USPIS - The Road Trip - The Pontiac Bandit Returns - Stakeout - Beach House - Payback - Defense Rests - Windbreaker City
  • Disque 3: The Wednesday Incident - Boyle-Linetti Wedding - Captain Peralta - Sabotage - AC/DC - Det. Dave Majors - The Chopper - Johnny and Dora

La présentation est sympathique sans sortir du lot. Si l'image de la pochette est géniale, élégante et accroche l'oeil rapidement de par sa sobriété qui sait en mettre plein les yeux, on regrette que les menus fixes du DVD ne soient qu'un copier-coller de l'édition précédente. Au niveau des suppléments, il y a eu un gros laisser-aller. S'il n'y a encore que des scènes supprimées comme c'était le cas lors du DVD de la précédente saison, on aurait préféré en avoir davantage que pour seulement quatre de tous les épisodes. Surtout comme ceux-ci font à peine quelques secondes en moyenne. Disons que vu la nature de la série et sa distribution, un montage de bloopers aurait été plus que bien accueilli.

La deuxième saison de "Brooklyn Nine-Nine" gagne alors en assurance, mais manque de ce petit quelque chose qui lui donnerait véritablement une raison d'être et de se démarquer. Les épopées plus sentimentales coupent également un peu court la folie généralisée, escale que ne se permet pas l'irrévérencieuse It's Always Sunny in Philadelphia, probablement la création la plus sous-estimée du domaine. Divertissante à souhait, "Brooklyn Nine-Nine" trouve néanmoins à nouveau le moyen d'offrir le meilleur ultimatum de fin de saison pour nous accrocher jusqu'à la dernière seconde. On sera certainement au poste pour voir où la troisième saison saura nous mener.


Cotes

Film8
Présentation6
Suppléments4
Vidéo7
Audio7