Cagney & Lacey
Season 1
MGM Home Entertainment

Créateurs: Barbara Avedon, Barbara Corday
Année: 1982-1983
Classification: G
Durée: 1083 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (3 DVD-14 + 1 DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
10 juin 2007

Attention aux méchants, aux mécréants et à leur entourage! Les détectives "Cagney & Lacey" reprennent du service 25 années après leurs premiers faits et gestes dans une série qui débute modestement pour finalement captiver pleinement.

New York a toujours été une ville réputée pour ses crimes. Qu'à cela ne tienne, la situation risque de changer avec des détectives dévoués chargés d'enquêter sur des meurtres, des vols et de nombreux autres larcins. Au sein de ce service spécial se tiennent deux femmes qui sont aux antipodes. Christine Cagney (Sharon Gless) est blonde, célibataire et elle est souvent émotive. Sa façon de se mettre les pieds dans les plats et son éternelle dévotion pour le genre humain risquent de lui attirer quelques ennuis. Sa partenaire qui la complète parfaitement se nomme Mary Beth Lacey (Tyne Daly). Cette brune mère de famille est plus terre-à-terre et raisonnée, pour ne pas dire froide et cérébrale. Ensemble, ces femmes risquent de réserver plusieurs surprises à leurs collègues et patrons masculins, ainsi qu'à la horde de bandits qui rôdent en liberté.

Afin de bien évaluer cette série, il faut éviter tous les NYPD Blues de la planète et retourner dans le temps jusqu'en 1982. Dans ce passé pas si éloigné, les émissions dramatiques télévisées étaient (et elles le sont encore) dominées par la testostérone du mâle qui faisait tout sauter sur son passage. Sauf que cette aventure qui a remporté 14 Emmy et qui a duré pas moins de sept années a été produite bien avant les fameux "Buddy Cop" à la Lethal Weapon et, surtout, des œuvres cultes qui ont marqué leur époque comme Miami Vice.

Au demeurant, il n'y a rien de réellement exceptionnel. Les épisodes de 48 minutes sont souvent divisés de la même façon. Au début, il y a un crime et un peu d'action. Par la suite, une enquête parsemée de défis se déroule. Après quelques répliques cinglantes et des retournements de situations, les deux héroïnes se retrouvent sur le bon chemin. Hop, une poursuite, des coups de feu et les gentils remportent généralement la victoire. Quelle chance qu'aux passages, des thèmes universels sont abordés comme l'égalité des sexes, le respect et le sentiment du devoir accompli. Cette émission de 22 épisodes a été transférée sur quatre DVD où il faut toujours retourner les disques pour pouvoir tout visionner. Voici le nom des péripéties qui attendent le duo d'enfer:

  • Disque 1: Witness to an Incident - One of Our Own - Beauty Burglars - High Steel - Hotline - Internal Affairs
  • Disque 2: Mr. Lonelyhearts - Conduct Unbecoming - I'll be Home for Christmas - Recreational Use - Hopes and Dreams - The Grandest Jewel Thief of Them All
  • Disque 3: Affirmative Action - Open and Shut Case - Jane Doe #37 - Date Rape - Burnout - Chop Shop
  • Disque 4: Let Them Eat Pretzels - The Gang's All There - A Cry for Help - The Informant

Malgré son rythme solide et sa réalisation appliquée, quoique effacée, ce n'est pas la mise en scène qui séduit chez "Cagney & Lacey". Il s'agit plutôt de la conviction des interprètes. Au fil de la série, les personnages prennent de l'épaisseur et le spectateur finit par se soucier de leur sort. Peut-être pas Sharon Gless, un peu trop linéaire et prévisible, mais certainement Tyne Daly. Cette brune mettra ses convictions à l'épreuve, ce qui la changera en cours de route. Il est également admirable que les scénaristes se soient intéressés à sa vie familiale. Son couple formé avec le sympathique John Karlen est crédible et il reflète bien la difficile conciliation entre un travail dangereux et une vie normale.

Les aspects techniques ont légèrement souffert du passage du temps. Le plein écran débute généralement dans le grain et les égratignures pour se replacer par la suite. Les couleurs fades dans des tons de blanc et de brun ont l'avantage d'offrir un bon niveau de détails, alors que l'efficacité des contrastes ne déçoit guère. La musique du générique en fera rire plus d'un. Il faut avouer que la mélodie est plus que douteuse. Le reste de la trame sonore consiste à des pièces haletantes et stressantes pendant les poursuites et des airs plus doux lorsque la tension se relâche. La piste sonore anglophone en mono ne permet peut-être pas à l'univers policier de se déployer totalement, mais les voix n'en souffrent jamais et elles demeurent toujours compréhensibles. D'assez visibles sous-titres blancs en anglais et en espagnol sont présents pour les gens qui en ressentent le besoin.

La présentation aurait pu être plus soignée. La pochette ordinaire montre seulement le duo féminin. Le menu principal du DVD met l'emphase sur une scène qui existe sans mouvement ni chanson. Au moins, il y a deux documentaires sur la production. Le premier est facilement le plus intéressant. Il raconte que la série n'a pas débuté en octobre 1982, mais un an plus tôt. Ce projet créé pendant les vagues de manifestations féministes avait fait l'objet d'un téléfilm où Loretta Swit détenait un des rôles principaux. Au début de 1982, le tout devient finalement une série... mais pas pour longtemps. L'actrice Meg Foster, qui incarnait alors Cagney, a été mise à la porte et le programme a été placé sur les tablettes. La pression des téléspectateurs a permis une nouvelle diffusion qui a encore été arrêtée par la suite! Heureusement, ce jeu de yo-yo n'a pas duré trop longtemps. Le deuxième documentaire donne la parole aux gens composant la distribution qui parlent de leurs personnages, de leur évolution et des scènes qu'ils ont préférées. Il y a également quelques mots sur l'influence d'une telle émission sur le public féminin américain. Au total, ce sont 40 minutes d'informations bonbons qui fondent dans la bouche. Il ne manque plus que des pistes de commentaires...

Certaines personnes affirment que des longs métrages comme Thelma & Louise n'auraient jamais vu le jour sans l'apport de "Cagney & Lacey". Peut-être bien. Tout en ayant marqué leur époque, ces aventures risquent aisément de trouver un nouvel auditoire qui ne s'embarrassera pas de costumes datés et d'une musique de générique plus qu'hilarante. Mais puisque la mention "The True Beginning" figurant sur le boîtier est fausse, à quand l'édition qui respectera la vraie chronologie?


Cotes

Film7
Présentation2
Suppléments4
Vidéo6
Audio6