A Shot At Love With Tila Tequila
The Complete Uncensored First Season
Paramount Home Entertainment / MTV Home Entertainment

Créateur: Riley McCormick
Année: 2007
Classification: 14A
Durée: 424 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
4 juin 2008

Mais où s'arrêtera le progrès, je vous le demande. Après les frasques géniales de Fritz Lang et son M, le délire néonoir de Bertrand Tavernier et son Coup de Torchon ou les tableaux épiques signés Stanley Kubrick en l'honneur de Spartacus, voici venir les affres de Tila Tequila et son "Shot at Love", qui n'a absolument rien des chefs-d'œuvre mentionnés plus haut, aucunement. La pitoune la plus "populaire" de MySpace se paie donc une (énième et damnée) émission de télé-réalité dans laquelle la "jolie" pétasse choisira un candidat ou une candidate pour partager son cœur. Parlez-moi d'une mauvaise utilisation de temps.

Au début, c'est un secret. Puis, après l'arrivée des 16 messieurs et des 16 lesbiennes, le masque tombe: la jeune femme est attirée par les deux sexes. Le comble de l'égocentrisme néolibéraliste. Oh mon Dieu! C'est donc ça la percée tant attendue dans l'histoire du Cinéma et de la télévision.

C'est donc pour cette raison que sont décédés des génies tels Sydney Pollack et tant d'autres générations de cinéastes: pour montrer une pétasse se taper 32 personnes différentes et décider qui elle garde... Wow. Effarant. Voyez donc ici les clichés les plus nuls de la télé se reproduire devant vos yeux pour notre plus grand malheur: la trahison, les filles sexy osant le tout pour le tout, les secrets, les parades de faire-valoir, etc. Désolant! L'attrait principal de cette saison réside dans le déferlement de chair que l'on voit à l'écran, et c'est tout. La psychologie semble mourir dès le moment où l'humain se retrouve en groupe, incapable de raisonner, d'autant plus qu'en présence de la fille de leur rêve, toute capacité réflexive s'annihile d'elle-même. On se retrouve avec un vide continuel et trahison par-dessus trahison.

Les suppléments se retrouvent sur le dernier disque (Quoi? Alors aucune piste de commentaires sur ce joyau brut? Une honte que je dis) du coffret et consiste en des scènes coupées ou allongées dans lesquelles on découvre ce que l'on savait déjà: d'autres trahisons, des jeux entre filles, etc., de la haute voltige intellectuelle en somme.

L'image est acceptable sans plus: des caméras placées ici et là à résolution variable offrent peu ou pas de qualité visuelle débordante: le strict minimum. La saturation est trop haute et on devine une légère surexposition continuelle. Comme quoi même les chefs-d'œuvre incompris peuvent contenir des défauts... de si petits défauts en comparaison à une telle exposition d'intelligence... et puisqu'il s'agit d'une femme qui expose ses charmes sur le net, aussi bien parler d'intelligence artificielle. Le son ne casse pas de briques non plus et parfois, on aimerait davantage que les personnes se taisent et offrent cinq minutes de silence plutôt que dire n'importe quoi. Les menus sont indigestes et même s'ils sont animés et musicaux par moments, ils reprennent beaucoup trop l'idée de l'emballage avec une importance axée sur le rose.

Pour vous confirmer de la qualité du produit, il ne vous faudra que prendre la pochette et observer de près (pas trop tout de même) la photo de Tila Tequila et remarquer la compression exagérée de l'image, preuve que le producteur se fout royalement de la qualité, tant que le fric rentre dans ses poches.

Ci-gisent les génies de la télévision et du cinéma péniblement.


Cotes

Film2
Présentation4
Suppléments2
Vidéo4
Audio4