The Americans [Blu-ray]
The Complete First Season
20th Century Fox Home Entertainment

Créateur: Joseph Weisberg
Année: 2013
Classification: NR
Durée: 572 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais/Russe (DTSHDMA51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (BD-50)
Code barres (CUP): 024543869085

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
14 mars 2014

Il y a quelques années, j'ai lu un texte à propos des agents du KGB qui vivaient aux États-Unis comme des Américains, avec une fausse famille, mais de vrais enfants qui ne savent rien de leurs parents. Des espions de la Guerre froide qui vivaient (qui vivent encore) au travers les citoyens de l'Amérique. Dans les années 80, durant l'ère Reagan, votre voisin aurait pu en être un. Hummm... Le mien aurait bien pu l'être. Voilà la crainte du communisme avait amenée. Le contre-espionnage était à son plus fort.

Il y a Elizabeth Jennings (Keri Russell), une femme qui fait passer la mère patrie avant tout. Philip Jennings (Matthew Rhys), son mari d'arrangement qui ferait n'importe quoi pour ELLE, avant tout. Oui, il travaille pour la mère patrie lui aussi, mais tout en profitant du confort américain. Elle lui a toujours reproché ce dernier point, même qu'elle le rapportait à ses supérieurs comme étant un possible transfuge. Ils ont deux enfants, Henry (Keidrich Sellati), le garçon comme le sont tous les p'tits gars de son âge sont, et Paige (Holly Taylor), la jeune ado de 13 ans qui commence à faire capoter ses parents. Cette dernière risque d'être un des personnages les plus intéressants à surveiller, quoique ses parents sont assez surprenants. La série débute une quinzaine d'années depuis leur entrée en Amérique. Lui, il l'a toujours aimé, mais au cours de premiers épisodes elle tombe en amour avec lui... je vous rappelle quinze ans après le début de leur mission! Cela crée une dynamique assez spéciale, spécialement que leurs missions les poussent à faire des choses bien étranges pour un couple. C'est correct de faire l'amour à une femme pour avoir des informations régulièrement, mais loin d'être acceptable de faire l'amour à un de leurs contacts pour la cause. La série est beaucoup plus centrée sur leur relation que sur l'espionnage lui-même.

C'est étourdissant de les suivre dans le quotidien qui les amène à gérer leurs affaires familiales en secret et les devoirs de la mère patrie. Ils doivent rester secret dans leur voisinage, spécialement que leur voisin Stan Beeman (Noah Emmerich) est un agent du FBI spécialiste du contre-espionnage! Et que dire de sa femme Sandra (Susan Misner) qui en crise existentielle dans son couple et veut partager avec Elizabeth ses problèmes matrimoniaux. Stan a une affaire avec son espionne Nina (Annet Mahendru). Tout est plus ou moins farfelu jusqu'à la moitié de la saison où le drame est beaucoup moins sucré, beaucoup plus sérieux au niveau de l'intelligence et du suspense. Avec une nouvelle personne contact au KGB qu'Elizabeth n'aime pas du tout, Claudia (Margo Martindale), que Philip appelle grand-mère, rien n'est de tout repos. La fin de saison est tellement fantastique que l'attente de la seconde saison sur disque numérique sera bien pénible.

Il n'y a que treize épisodes dans la saison, treize épisodes qui semblent bien longs, mais qui se visionnent très bien en série (tout en sautant le segment "dans l'épisode précédent"). Un peu comme dans la série Medium, chaque épisode est monté avec plusieurs histoires, soit une histoire familiale, un espionnage, un problème Philip, un problème Elizabeth, le tout englobé dans un arc de saison plus ou moins précis. L'espionnage va de l'installation d'équipement de surveillance, d'empêcher un espion allemand de faire passer des meurtres de scientifique sur le dos du KGB et même charmer une secrétaire du FBI au point de la marier. La famille est aux prises avec l'adolescence, l'infidélité, la séparation, l'absence des parents due aux missions (les enfants croient que leurs parents sur des agents de voyage) et bien d'autres sujets. Au travers de cela, on nous présente sur les postes de télé ici et là de vrais extraits de la politique internationale des années 80, y compris la tentative d'assassinat de Ronald Reagan, l'ennemi juré des Russes.

Chacun des épisodes est superbement présenté dans une haute définition de qualité où la froideur de la Guerre froide et la chaleur des romances adolescente se côtoient dans une riche palette de couleurs que seul le format Blu-ray peut donner toute sa grâce. Les contrastes sont aussi lourds que possible avec des noirs bien balancés, dénudés de toute trace d'artefact de compression. "The Americans" nous donne un look moderne, sans compromettre le regard quétaine des années 80. La piste sonore DTS-HD permet de relayer tous les petits sons d'ambiance des scènes extérieures, sans toutefois être un élément a tout casser. Les dialogues sont clairs, même au travers de la discrète musique qui aide à transmettre l'émotion de la scène sans prend le dessus. Certainement un audiovisuel bien apprécié et qui permet de se concentrer à l'important dans la série. Une option intéressante qui ne se retrouve pas sur la majorité des séries TV sur Blu-ray, c'est la possibilité de continuer automatiquement où nous avons éjecté le disque la dernière fois, même dans les suppléments. Un gros merci pour cela à Fox!

Il y a quelques suppléments dans cet ensemble, dont tout d'abord une piste de commentaires sur l'épisode "The Colonel", la finale, avec Joe Weisberg, Joel Fields et Noah Emmerich qui ne nous donnent pas bien gros à se mettre sous la dent, quoique le ton pince-sans-rire est rigolo. Cela est suivi de quelques revuettes. "Executive Order 2579: Exposing the Americans" se veut une pièce sur la genèse de la série, alors que "Perfecting the Art of Espionage" complète la discussion en montrant l'effort de la production d'être le plus authentique possible à la réalité. Et que sont les espions sans gadget? La revuette "Ingenuity Over Technology" tente de remédier à cela en expliquant que la technologie que nous tenons pour acquise aujourd'hui (comme les téléphones cellulaire) n'était pas disponible ou était en format géant (ordinateurs) et que les zones de dépôt étaient la manière courante pour communiquer. C'est bien intéressant tout cela, mais c'est les bloopers que nous voulons voir… Puis ils sont bons! Pas mal mieux que les scènes retranchées qu'ils ont bien fait de couper. Le tout est complété par des bandes-annonces sur le premier disque de l'ensemble.

Une série qui m'avait attiré par son thème, mais qui est franchement meilleure que je ne pouvais m'attendre. Vivement la seconde saison qui devrait encore plus approfondir les personnages… Je résiste à visionner le tout à la télévision (par manque de temps)!


Cotes

Film9
Présentation7
Suppléments7
Vidéo9
Audio8