Ace High
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Giuseppe Colizzi
Année: 1968
Classification: 14A
Durée: 122 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
18 novembre 2004

"Ace High" qui a pour titre original "I quattro dell'Ave Maria", c'est-à-dire "Les quatre de l'Ave Maria" est un film de Giuseppe Colizzi, réalisé dans la plus pure tradition italienne. Tourné en 1968, au Mexique, en Espagne et en Italie, ce film met notamment en vedette deux acteurs de renom du cinéma américain Eli Wallach, devenu une très grande star en Europe grâce au film de Sergio Leone The Good, The Bad and the Ugly, et Kevin McCarthy. Ils sont entourés par deux futurs monstres sacrés du cinéma italien soit Terence Hill (alias Mario Girotti) et Bud Spencer (alias Carlo Pedersoli).

L'histoire de "Ace High" raconte l'aventure d'une crapule du nom de Cacopoulos (Eli Wallach) qui s'approprie trois cent mille dollars venant de deux hommes de morale douteuse et partage avec grande générosité tout son argent autour de lui. Ses deux victimes (Hill - Spencer) suivent ses traces et lorsqu'ils se rencontrent, ils n'auront d'autre choix que d'unir leurs forces pour se défendre contre un dangereux desperado. La poursuite commence et les conduit tous dans une maison de jeux du Mississippi. Une formidable fusillade s'ensuit et beaucoup d'argent pour tout le monde...

Ce western spaghetti de Giuseppe Colizzi est très amusant. Son style se rapproche de celui de Sergio Leone, maître de la lenteur étudiée et de sublimes chorégraphies dans l'animation de ses personnages, maître également de gros plans et d'espaces méticuleusement restreints, mais ne lui arrive pas à la cheville. Colizzi a même tendance à aborder son histoire d'une manière très Fellinienne par exemple lorsqu'il y a une rixe dans la rue, un orchestre ambulant venant de nulle part apparaît soudainement, fait une petite intervention dans la bagarre puis disparaît aussitôt...

Le jeu d'Eli Wallach est hilarant et exerce un humour tantôt grinçant et ravageur, tantôt bon enfant où les situations les plus cocasses et les moins vraisemblables passent comme autant de clins d'œil enjoués destinés à un public complice et ami. La musique de Carlo Rustichelli s'apparente à celle de Nino Rota et d'Ennio Morricone; il utilise divers instruments, trompette, piccolo, guitare mexicaine, flûte à bec et sans oublier l'orchestre traditionnel évidemment. Un point que j'aimerais vous mentionner... c'est le travail exécrable du monteur Marcello Malvestito. Le montage est tellement mal construit qu'un amateur n'aurait pas fait pire.

La définition générale est affreuse et le niveau de détails est particulièrement pauvre, offrant des arrière-plans flous et des contours qui ne sont pas toujours très bien définis en avant-plan. Les couleurs sont très saturées et manquent incroyablement de stabilité. La palette de couleurs est chaude et elle déborde notamment vers le rouge. Ce phénomène se produit surtout sur des productions à petit budget non restaurées des années cinquante et soixante de la Paramount. L'interpositif est en mauvais état et des parasites ainsi que des points de couleurs apparaissent constamment. Par contre, on voit occasionnellement une fluctuation de la brillance. Les noirs quant à eux, manquent de profondeur et de nuance. La dynamique de la bande-son est tout à fait standard pour l'époque de production du film. La musique et surtout les effets sonores sont bien rendus et parfaitement intégrés au reste de la bande-son. Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles.

Au niveau des suppléments, c'est le vide total même pas une petite bande-annonce à regarder. Voilà un autre produit de la Paramount décevant. Toutefois, il faut leur dire merci d'avoir inclus une bande sonore française cette fois-ci. En somme, c'est un DVD à éviter!


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