Blue
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Silvio Narizzano
Année: 1968
Classification: 14A
Durée: 82 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
29 mai 2005

"Blue" est un western étrange mettant en vedette Terence Stamp dans le rôle principal d'Azul (nom en langue espagnole qui signifie bleu). Il est le fils adoptif du bandit mexicain Ortega (Ricardo Montalban). Bien qu'il soit aussi redoutable que ses trois autres frères, Azul n'est pas un être foncièrement méchant. D'ailleurs, il le prouve lorsqu'il tue un de ses frères lors d'une tentative de viol sur Joanne Morton (Joanna Pettet) une belle blonde texane. Par la suite, il renonce à sa vie passée et renie même sa famille adoptive. C'est alors qu'il décide de changer de nom pour une consonance anglo-saxonne et choisit de s'appeler dorénavant Blue. Il aide Joanne et son père (Karl Malden) à leur ferme.

Ortega qui retrouve enfin son fils Azul, lui demande de revenir avec lui et sa vraie famille, mais Azul alias Blue refuse de le suivre et rejette ce père renégat. Ortega humilié et déshonoré par le rejet de son fils, décide de rassembler une armée afin d'assouvir sa vengeance en s'attaquant aux fermiers texans. Blue organise alors une force de combat en demandant aux fermiers de prendre les armes pour faire face à l'armée de bandits dirigée par son père.

Terence Stamp n'est pas un acteur très connu de nos jours et pourtant durant la décennie des années soixante, il débute une carrière fulgurante... Il est en nomination pour un Oscar lors de ses débuts cinématographiques dans Billy Budd réalisé par l'acteur Peter Ustinov en 1962 et trois ans plus tard, au Festival du film de Cannes, il remporte le prix de la meilleure interprétation masculine pour son rôle de kidnappeur psychotique dans The Collector de William Wyler. Dans "Blue", Terence Stamp joue à la perfection un personnage insolite avec accent anglais, un peu maniéré et discret. Par moment, j'ai des doutes sur sa véritable orientation sexuelle même lorsqu'il est dans les bras de Joanne, nous avons de la difficulté à croire en cet être qui dissimule si bien sa véritable identité.

Les prises de vue du réalisateur Silvio Marizzano sont à la fois belles et saisissantes, qu'il s'agisse de paysages soigneusement composés ou des séquences de groupe, comme lors de la bataille finale dans la rivière. C'est une œuvre romantique certes, mais également une étude assez approfondie sur la vengeance entre les bandits et les fermiers de l'Ouest américain de cette époque. Le film "Blue" en raison de l'impétuosité dynamique du récit et de l'intensité des personnages est une œuvre de qualité sous-estimée.

L'image en format panoramique est superbe pour un film datant de 1968. L'interpositif est presque sans parasite. La définition nous est apparue acceptable, sans toutefois être optimale. De façon générale les détails sont assez bien rendus, par contre, certains arrière-plans souffrent d'un manque de netteté. Le rendu des couleurs est excellent, mais malheureusement pas optimal. Les couleurs sont riches et naturelles. Les teintes de peaux sont naturelles. Les contrastes correctement gérés et le niveau des noirs parfaitement ajusté, nous offrent des dégradés fluides et bien détaillés. La bande-son livre une dynamique correcte et fort agréable. La musique originale de Manos Hadjidakis est magnifiquement bien intégrée au film. Les dialogues sont toujours nets et intelligibles. Malheureusement, c'est une édition totalement dépourvue de supplément, ce qui est souvent le cas pour les vieilles productions cinématographiques chez Paramount.

Bref, tout amateur de western saura apprécier "Blue" pour son originalité qui s'enracine dans la sensibilité plutôt que dans le simple mécanisme de l'action, bien que l'action y joue un rôle prépondérant. Un DVD à voir absolument!


Cotes

Film5
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Vidéo5
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