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Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Rudolph Maté
Année: 1950
Classification: G
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 15
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
18 septembre 2005

"Branded" est aujourd'hui considéré par plusieurs comme étant l'un des grands westerns des années cinquante, grâce surtout à une histoire très originale. Le film de Rudolph Maté n'est pas un chef-d'œuvre en soi, mais si je le compare aux productions de l'époque, nous nous apercevons rapidement que le scénario de Sydney Boehm inspiré du roman Montana Rides de Max Brand (sous le pseudonyme d'Evan Evans) est fort intelligent et très bien ficelé. Le récit central de ce western est l'imposture. Un hors-la-loi nommé Choya (Alan Ladd), qui signifie cactus en espagnol, est entraîné par deux complices cupides à personnifier Richard Lavery, le garçon kidnappé d'un riche propriétaire terrien disparu depuis plus de vingt-cinq ans. Afin de tromper la famille Lavery, Choya est tatoué derrière l'épaule droite d'une marque identique à celle que porte le fils dérobé par des individus sans scrupules. Plus tard, Choya tombera amoureux de Ruth Lavery (Mona Freeman) et aura un choix difficile à faire, soit de dévoiler sa véritable identité et son amour avec la possibilité de tout perdre ou de continuer l'imposture et mettre la main sur une somme d'argent considérable...

Alan Ladd incarne souvent un personnage mystérieux, au passé incertain comme pour le film Shane. L'expression sensible de son regard souvent rêveur, suggère le tourment, le regret ou la lassitude plutôt que la droiture intransigeante et sûre d'elle-même. Alan Ladd trouve dans ce film un de ses bons rôles. Personnage ambigu, mystérieux, terrifiant et misérable, Choya est exactement le genre de rôle où Ladd excelle: les personnages à deux faces. L'acteur est remarquable de sobriété et de profondeur. Tourné dans les décors somptueux et bucoliques de l'Utah et l'Arizona, la photographie de Charles Lang est à la fois belle et saisissante, qu'il s'agisse de paysages soigneusement composés dans les canyons ou de séquences moins spectaculaires.

Cependant, nous constatons dès les premières secondes de ce film est présenté plein écran que la qualité de l'image est exécrable malgré la magnificence de la photographie. La Paramount a fait son transfert à partir d'un interpositif affreusement sale où les taches et les égratignures sur la pellicule sont terriblement abondantes. L'image est souvent hors foyer et manque épouvantablement de netteté (assez visible lors du générique du début). Les couleurs manquent franchement d'éclat et de contraste. La brillance fluctue énormément, elle manque de profondeur et d'intensité. La bande-son de son côté n'est guère mieux, la spatialité manque de naturel. Les effets sonores ne correspondent pas tout à fait à l'action qui se déroule sous nos yeux. J'ai noté quelques problèmes d'intelligibilité des dialogues et beaucoup de fritures, ce qui donne en bout de ligne un résultat des plus lamentables.

Nonobstant la qualité atroce du son et de l'image, "Branded" est une histoire superbement bien racontée par un Rudolph Maté en pleine possession de ses moyens et qui exploite à la perfection le talent de tous ses comédiens. Bref, un DVD que doit posséder dans sa vidéothèque tout bon amateur de westerns.


Cotes

Film5
Présentation1
Suppléments-
Vidéo3
Audio3