The Bravados
20th Century Fox

Réalisateur: Henry King
Année: 1958
Classification: NR
Durée: 97 minutes
Ratio: 2.35:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD40), Espagnol (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
1er mai 2005

Le réalisateur Henry King a réalisé cent seize films durant sa carrière qui s'est échelonnée de 1915 à 1962, naviguant entre le drame de guerre et le western. Il fut l'artisan de plusieurs grands classiques tels, In Old Chicago (1937), Jesse James (1939), Twelve O'Clock High (1949), The Gunfighter (1950) et bien sûr de son fameux "The Bravados"dernier véritable chef-d'œuvre de sa longue vie de cinéaste.

Ce western haut en couleur montre jusqu'où un homme est prêt à aller afin d'assouvir sa vengeance. Depuis plus de six mois, Jim Douglas (Gregory Peck) est à la poursuite de quatre hommes, deux blancs, un indien et un métis qui auraient violé et assassiné sa femme. Il arrive dans un petit village non loin de la frontière mexicaine où quatre dangereux criminels doivent être pendus haut et court au lever du soleil. Les quatre hommes (Stephen Boyd, Lee Van Cleef, Henry Silva et Albert Salmi) semblent correspondre à la description que lui a faite son voisin, John Butler (Gene Evans) un mineur sans histoire. Mais voilà que les quatre bandits réussissent à s'échapper de leur prison et prennent la fuite en direction du Mexique. Après une nuit de sommeil, Jim Douglas se remet en selle, bien déterminé cette fois-ci d'en finir avec ces criminels...

Le long-métrage "The Bravados" présente un homme qui a perdu toutes ses illusions et dont le but de vengeance avait tourné à l'obsession maladive. Malgré une certaine nonchalance dans sa mise en scène, Henry King défait admirablement le mythe de la vindicte justifiée puisque son héros vengeur après l'accomplissement de son châtiment réalise avec affliction que ceux qu'il croyait avoir été les bourreaux de sa chère épouse n'avaient pas commis ce crime.

Dans ce western il y a quelques scènes nocturnes et pour donner l'illusion de la nuit, King a utilisé une technique de prise de vues cinématographique très prisée durant les années cinquante et soixante, communément appelé "nuit américaine", utilisant des filtres bleus pour jouer sur le contre-jour. Malgré cela Henry King a loupé son coup puisque le résultat final donne l'impression de voir des "Schtroumpfs" géants déambulant dans la ville. À vrai dire, je crois bien que son filtre bleu devant la lentille de la caméra n'était pas suffisamment opaque créant plutôt des invraisemblances, comme celle de voir les nuages bien dessinés dans le ciel...

L'acteur principal Gregory Peck donne la note juste dès son apparition à l'écran. Il se défend brillamment malgré la faiblesse du scénario et la mollesse du réalisateur. Peck est un acteur de talent capable de sauver à lui seul cette production cinématographique de sa torpeur. La présence rafraîchissante de Joan Collins dans ce film amène un certain répit à cette impitoyable poursuite. Elle joue son rôle avec brio et confirme une fois de plus son immense talent.

L'image du film a été très bien nettoyée de ses imperfections et seuls, quelques très rares points blancs sont perceptibles. L'image est nette et très bien détaillée. Les moindres détails et textures sont parfaitement visibles et bien définis. Les couleurs sont toutefois un peu saturées ce qui donne une légère teinte rougeâtre sur les visages. La brillance et le contraste sont relativement bien balancés, nous sentons quelquefois une subtile fluctuation ainsi qu'une surdéfinition des contours, mais somme toutes, bien minimes. Vous avez le choix de regarder ce film en format panoramique ou plein écran.

La dynamique de la bande-son est tout à fait adéquate. Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles. La musique symphonique sombre, dramatique et parfois romantique de Lionel Newman est sans aucun doute l'atout majeur de "The Bravados". Bref, une excellente partition western dans laquelle le compositeur nous propose une série d'orchestrations particulièrement inventives avec un mélange d'instruments parfois étonnant. En ce qui touche les suppléments, une bande-annonce du film et deux courts reportages en noir et blanc de la première de ce western, garnissent ce complément.

Ce DVD est très intéressant, et ce, malgré une réalisation conformiste, tirée d'un scénario mal ficelé. En somme, un film honnête et un bon divertissement qui plaira à tous les amateurs de bons westerns.


Cotes

Film6
Présentation1
Suppléments3
Vidéo6
Audio6